Archives de catégorie : Je l’ai dit

S’il y a bien un truc qui ne passe pas avec moi c’est le mensonge


 

S’il y a bien un truc qui ne passe pas avec moi, c’est le mensonge.
 

Je viens de perdre à l’instant celle que je croyais une « amie » parce qu’elle s’est mise à soutenir mordicus face à moi ce mensonge évident (orchestré par la chaîne ARTE, avec son documentaire « Petite Fille » de Sébastien Lifshitz, racontant l’histoire d’un petit garçon transgenre – donc qui se sent fille mais qui n’en est pas moins né garçon – que son entourage conforte dans ses fantasmes d’être de l’autre genre sexué que le sien) qu’un petit garçon qui se sent fille devient une fille et n’est plus un garçon. WTF ? Et je précise que cette « amie » a toutes ses neurones.
 

Et comme je l’ai mise devant son mensonge éhonté, elle a sorti la carte hypocrite de la victimisation : elle a retiré mes commentaires dénonçant ce reportage fallacieux qu’elle promouvait comme une « grande oeuvre cinématographique », sous prétexte qu’ils « heurteraient ses amis trans qui tomberaient dessus » et qu’elle « voulait les protéger ». Je lui ai répondu – ce qui vrai en plus – que 1) je connaissais largement plus de personnes transgenres et transsexuelles qu’elle (et donc qu’elle n’avait pas plus le droit que moi de parler en leur nom) ; et que 2) ce n’est pas en cachant à ses ami(e)s trans la vérité et en les confortant dans leurs mensonges et souffrances qu’elle allait les aider vraiment et les « protéger ». Tout le contraire! Surtout quand on sait toutes les souffrances que ces personnes endurent, largement plus à cause des mensonges des « gays friendly » qu’à cause des vérités qui leur sont cachées.
 

Il y a quelques mois, j’ai fait la rencontre réelle d’un gars qui – je vous jure que c’est vrai – m’a avoué qu’il avait été abandonné à la naissance dans une cage d’escaliers, enveloppé dans un sac poubelle !! Et ces menteurs de « gay ou trans friendly » vont avoir le culot de te sortir que le seul et unique problème de ces personnes, c’est « le regard des autres », c’est l’ « opposition au mariage gay » ou à l’ « hormonisation des mômes ». Ils se foutent de la gueule de qui??

La question sur laquelle tout le monde sèche par rapport à l’homosexualité

La question fondamentale sur laquelle se cristallisent toutes les incompréhensions, les tensions et les impuissances par rapport à l’homosexualité, et que j’entends de la part de certaines personnes croyantes en couple homo (fidèle et respectueux) qui viennent vers moi en toute honnêteté et paix, c’est celle-ci : « Qu’est-ce qu’on fait de mal ? » ou « À qui fais-je du tort ? ». Et un jour, quand j’aurai le temps, après mon documentaire et après mon « Dictionnaire des Codes Apos » (avec pour base Joséphine ange gardien), j’aimerais beaucoup écrire un livre avec pour titre « Couple homo : qu’est-ce qu’on fait de mal? ». C’est sur cette question que même les personnes d’Église sèchent. Et pourtant, elle est cruciale. Et chercher à y répondre, en plus de décrire ce qu’est le péché et ce qui ne l’est pas, permettra à bien des personnes de comprendre l’Église, à bien des catholiques d’aimer les personnes homosexuelles, et à bien des personnes homosexuelles de résoudre leur problème et d’être heureuses. Tant qu’on n’y répond pas, on fait les choses par devoir, par superstition, et on se rend malheureux.

Pensées secrètes de table

Ce midi, à table, face à mon père avec qui j’échangeais des banalités (pour une fois !), je pensais dans ma tête (mais évidemment, je me suis gardé de lancer le débat haha) : « Le monde se divise grosso modo en 2 camps : ceux qui baisent et ceux qui ne baisent pas. Ou bien, ceux qui considèrent qu’ils peuvent s’en passer et ceux qui considèrent que baiser c’est vital, obligatoire, et que c’est même dangereux de vivre sans. » Cette division n’est pas nouvelle. Elle existe depuis la nuit des temps. En revanche, ce qui est nouveau, c’est qu’aujourd’hui, ces deux camps ne se respectent plus.

« Parlez-vous catholique ? » (ce n’est pas de moi)


 

Mdr! C’est excellent. Bon, il y a juste pour « La prochaine fois je te défonce = Je te le dis dans un esprit de correction fraternelle », j’aurais plutôt choisi la version plus concise et très Communauté de l’Emmanuel « Je te le dis en toute amitié » 😂. Et puis j’aurais rajouté : « Je te déteste mais je le cache mal = Je prierai pour toi ». Ou bien encore « C’est génial = C’est canon ! » (ça, c’est pour les bourgeoises versaillaises), et bien sûr le « Je t’impose mon avis » = « Jésus te dit que… » ou « C’est la volonté de Dieu » ou « Jésus te demande de… » ou « J’ai dans le coeur une image… » (et des « vraiment » automatiques plusieurs fois par phrase). Sinon, le reste est vraiment bien vu. Le « tiré du sac », c’est tellement ça !

Les prêtres sont à poil


 

Dieu que c’est beau (j’en pleurais de joie hier soir) et tragique à la fois, cette grâce que Jésus me fait de recevoir les confidences des hommes de Dieu que sont les prêtres ! Ça fait un moment qu’ils me parlent spontanément et longuement, que je suis le témoin du courage (j’ose parler de sainteté) mais aussi de l’extrême isolement et désarroi de certains d’entre eux : ceux – très rares – qu’on pourrait appeler les « prêtres justes », qui ne sont pas carriéristes ni étroits d’esprit, qui aiment vraiment les gens et Jésus, et qui sont des esprits brillants du point de vue psychologique, relationnel, humoristique. Ils m’appellent au téléphone pour me décrire la violence des frondes injustes et parfois d’une violence psychologique inouïe dont ils sont l’objet (calomnie, diffamation, jalousies, enquête pour suspicion – qui se révèlera infondée – de pédophilie, etc.).
 

Ils ont très peu de personnes autour d’eux à qui parler, de qui ils peuvent être compris et qui peuvent les conseiller. Et je me rends compte, en les entendant, combien, à part l’armure invisible de la Grâce divine (ce qui n’est déjà pas mal !), ils n’ont quasiment aucune protection. Aucun garde-fou. Peu de vrais amis. Ils sont presque à poil ! En ce moment, ils ne sont quasiment pas soutenus par leur hiérarchie (gangrénée par la lâcheté, le goût du paraître et du pouvoir, la peur d’ « y passer » elle aussi), par leurs camarades prêtres, par leurs fidèles (déconnectés de leur intimité et de la réalité des combats qu’ils mènent) et par les institutions humaines (polices, thérapeutes, médias…).
 

Le cas de l’ami dont je vous parle est très parlant. Accusé à tort de pédophilie par un de ses collègues prêtres, puis par d’autres de ses ennemis, l’enquête l’a finalement blanchi. Mais malgré son innocence, il ressort meurtri de tout ça, et a mis plusieurs mois à pouvoir en parler, à se relever. Et le pire, c’est que son évêque et même les flics lui ont demandé d’étouffer l’affaire (comme si rien ne s’était passé), de ne pas porter plainte contre ses accusateurs et de ne pas se défendre, car la médiatisation de la présomption de pédophilie sacerdotale « le desservirait » et « le rendrait aux yeux du Monde coupable », bien que dans les faits il soit innocent. En gros, c’est le pouvoir de l’image et de la peur. Justice n’est pas faite, et le juste doit fermer sa gueule, encaisser. Le non-lieu est imposé, sans même que ceux qui ont créé ce faux scandale ne soient inquiétés.
 

Que signifie ce cas (qui à mon avis n’est pas isolé) ? Qu’aujourd’hui, un prêtre attaqué (judiciairement, médiatiquement) ne peut pas se défendre, et que même quand il est innocent, il doit laisser ses accusateurs (bien souvent des gens pédophiles ou pervers, pour le coup!) courir dans la nature. S’il ne se défend pas, il se fait bouffer et emprisonner. S’il veut se défendre et mettre ses calomniateurs hors d’état de nuire, son évêque prend peur, et même les forces de l’ordre lui imposent « par prudence » l’impunité des réels fautifs, le silence. Et ça, c’est pour le cas où le prêtre n’est vraiment pas du tout accusable. Je n’ose même pas imaginer le traitement du clerc qui s’est rendu un peu complice du délit dont on l’accuse (Là, il sera mis encore plus bas que terre !).
 

Cette absence quasi totale de protection autour des prêtres justes, en plus d’évoquer la nudité de Jésus juste avant la flagellation, me fait froid dans le dos. Bien que solides psychologiquement et forts (renforcés, à n’en point douter, par la Grâce divine et les Béatitudes énoncées par leur maître Jésus – surtout celles concernant les persécutions), je trouve que les prêtres aujourd’hui sont particulièrement nus, fragilisés et peu soutenus. Ils ont très peu de recours. Nous, petits laïcs, sommes à des lieues d’imaginer ce qu’ils endurent, les machinations qui se trament autour d’eux et qui en ont détruits beaucoup. Car toutes ces attaques sont bien sûr invisibles, sourdes, s’opèrent par derrière, et avec la complicité d’une grande majorité du clergé actuel. Dans ce cas précis des attaques contre le prêtre juste, il n’y a pas un mais deux camps ennemis qui lui tirent dessus : le camp de ses attaquants clairement hostiles, et le camp de ses soi-disant « amis » qui ont peur. Je suis, comme diraient les jeunes, « choqué ».

Mesure-t-on le courage de la Vierge Marie ?


 

Mesure-t-on le courage de la Vierge Marie ? Peut-on seulement avoir idée de ce qu’impliquait son « Fiat » (son « Oui » d’accueillir en elle l’enfant Jésus, Dieu en personne, et de devenir la Theotokos – la « Mère de Dieu ») ? Plus qu’un « Oui » gentillet ou d’ignorance ou d’étonnement ou d’obéissance béate, comme on nous le présente si souvent, Marie a signé son déshonneur, sa honte, son exclusion sociale, et carrément son arrêt de mort ! Car à l’époque, les femmes étant identifiées comme « adultères », c’est-à-dire enceintes illégitimement, étaient non seulement répudiées, marginalisées et stigmatisées civilement, mais aussi carrément lapidées et mises à mort !
 

L’épisode de l’Annonciation (l’annonce de l’Ange Gabriel à Marie) a été, au fil des années, édulcoré et dédramatisé, dépouillé de sa charge tragique et fatale. On a peu à peu retiré à Marie son mérite et sa croix (la croix de la présomption d’adultère qui, pour beaucoup de gens du temps de Jésus, aurait mérité la condamnation à mort). La Vierge Marie a dû vivre toute sa vie avec l’étiquette de « la catin », de « la menteuse », de « la folle », de « l’orgueilleuse », de « l’hypocrite », de « celle qui a fait un bébé toute seule » ou qui « a cocufié Joseph ». Elle a dû endurer toute la haine que véhicule et porte la virginité : cette virginité/perfection/pureté déchaîne – on le voit bien aujourd’hui – les jalousies, la dérision, les sarcasmes, l’incompréhension, la suspicion, la persécution et même les souhaits de meurtre !
 

Voilà pourquoi son « Oui » à Dieu est héroïque et fait d’elle une femme à part. Elle est « bénie entre toutes les femmes » parce qu’en réalité elle est maudite par presque tous les Hommes. Et c’est aussi pour ça qu’elle incarne la Consolation parfaite : elle nous dit à nous tous pécheurs ces mots, en sourdine et par sa seule présence : « Je sais ce que c’est que de passer pour une prostituée, une impure, une folle. J’ai connu les pires humiliations et incompréhensions. J’ai pris les pires risques. Je suis l’Incomprise par excellence. Et je ne le dis même pas. Je l’incarne ! »
 

Pourquoi est-ce que le « Oui » de Marie a été si dur ? Pas seulement parce qu’elle a choisi de porter Dieu en personne, un Mystère qui la dépasse et qui la fera souffrir puisque la vie de Jésus ne sera pas de tout repos. Mais parce qu’elle a accepté de passer pour une folle, pour une femme adultère. Les 7 glaives perçant le cœur de Marie sont divers. Et on a tendance à oublier que Marie, en acceptant de porter Jésus, n’a pas seulement choisi d’avaler une couleuvre, de croire aveuglément en un Mystère immense qui la dépassait et qui l’effrayait de manière irrationnelle : elle a accepté de mourir, de risquer sa vie, elle a choisi l’humiliation maximale. C’est pour cette raison que le diable, face à la Vierge Marie, face à ce modèle exceptionnel de courage, d’abnégation et d’obéissance, n’aura plus rien à dire.

Les 30 « Glorieuses » épiscopales (ou le rétropédalage gouvernemental sur les messes à 30 célébré en magnifique « Reconquête » des évêques français)


 

La limite de 30 personnes par messe annoncée par Emmanuel Macron était une connerie totalement irréaliste et maladroite puisqu’elle partait d’une bonne intention et se voulait une fleur présidentielle offerte aux catholiques. Elle était tellement irréalisable que le Gouvernement s’en serait de toute façon rendu compte et aurait vite fait de réévaluer son offre sans même que les responsables de culte ne s’en gendarment et n’aient à bouger le petit doigt. Donc rien de « courageux » ni d’« exceptionnel » ni de « révolutionnaire » dans la réaction des évêques de France ni dans ce réajustement/rétropédalage de l’Elysée. Juste une réparation logique d’une connerie évidente. Point.
 

 

Mais là où personnellement on a du souci à se faire, c’est pour l’état du journalisme « catholique » et du clergé actuels. Faire de ce « couac » présidentiel – et de la correction évidente de son absurdité – une merveilleuse RECONQUÊTE ÉPISCOPALE, un acte de bravoure et d’autorité, tragique autant qu’époustouflant, de la part de nos évêques (il n’y a qu’à lire l’article dithyrambique, théâtral – et honnêtement grotesque – de Jean-Marie Guénois dans Le Figaro, présentant l’événement comme une spectaculaire Prise de la Bastille : N.B. : Petit jeu = Relevez le champ lexical de l’électricité et du feu, pour voir que ce genre de textes sont carriéristes, démagogiques et maçonniques mais à la sauce « catho »), on va se calmer deux secondes. Quoi qu’en disent les journalistes carriéristes ou les prêtres lèche-culs organisant cette salve d’applaudissements disproportionnée, nul courage de la part de nos évêques français (toujours aussi mous du genou et agonisants, je vous rassure) dans cette affaire. Au contraire : c’est le fait même qu’on présente ce soubresaut de révolte épiscopale/cardinalice comme un signe de vitalité, comme la « résurrection ecclésiale » qu’il n’est pas, qui prouve que le journalisme et le clergé catholiques sont – c’est le cas de le dire – à l’article de la mort. Et le croque-mort du clergé français, c’est Mgr Aupetit (dont quasi personne ne se méfie).
 

Ouvrons les yeux, amis catholiques, et sortons de cette pathétique démagogie cléricaliste. Rien n’a changé depuis le temps de Jésus : les disciples de Jésus étaient nuls ; nos évêques continuent de l’être. Et c’est vraiment pas grave. C’est même normal. Ce qui est en revanche grave, c’est de faire de ces nuls des héros courageux, et que cette entreprise mensongère ne soit ni vue ni dénoncée par la majorité des catholiques aujourd’hui.
 

 

Par ailleurs, je crois que le combat pour les messes – organisé par les pharisiens ritualistes (plus attachés au culte qu’aux personnes, et ayant fétichisé/circonscrit le Christ sous la forme de l’Eucharistie ou du rituel de la messe) – est un faux combat (et c’est pourtant celui qui a chanté l’horrible « À la messe » qui vous le dit…). Nous ne devons pas nous battre pour un sacrement ou pour un rituel – fût-il beau, vital et essentiel (« vital », bon, ça, ça reste à voir : c.f. mon article « La messe, une question de survie? Vraiment ?? »). Nous devons, sans nous conformer ou nous résigner à une censure injuste, aimer les autres et « faire avec » César, sans courber l’échine ni prendre de fausses postures rebelles. Jésus est certes présent dans l’Eucharistie et pendant les messes de manière privilégiée, mais il ne se trouve pas que là. Il se trouve dans infiniment d’autres lieux et sous d’autres formes. Et le rappeler n’est pas du protestantisme. Le protestantisme, il est plutôt du côté des pharisiens ritualistes, civilisationnistes et christocentrés, sur ce coup-là. La messe ou le Christ n’est pas un objet ou un droit fondamental qu’on réclame comme des enfants capricieux ou rebelles (« Rendez-nous la messe !!! »), mais un don qu’on doit désirer, sous toutes ses formes.
 

La Bête dans La Voz ESPAÑA

Depuis que je suis confiné avec mon papa à Cholet, je découvre The Voice version espagnole, La Voz. Complètement différent de The Voice – France ! Autant dans les réactions que dans le répertoire des chansons. Laura Pausini, en coach italienne pétillante, crève littéralement l’écran. Un des grands changements, c’est la présence beaucoup plus claire de la Bête dans les expressions et les métaphores utilisées. « Tu es une bête, tu es un animal, tu as mangé la scène, tu as faim, tu as tout dévoré! ».
 

Je vous laisse un extrait d’un chanteur chrétien, Kelly, qui a fait ce soir une reprise géniale de « Walking on the moon » de Police.
 

 

#LaVoz #Kelly #TheVoice
 
 
 
 

Dado que estoy confinado con mi papá en Cholet, descubro The Voice versión española, La Voz. ¡ Totalmente distinto de The Voice – France! Tanto en las reacciones como en el repertorio de canciones. Laura Pausini, de coach italiana que tiene sal, incendia literalmente la pantalla. Uno de los grandes cambios es la presencia mucho más clara de la Bestia en las expresiones y metáforas utilizadas. « ¡Eres un animal, te has comido el escenario, tienes hambre, lo has devorado todo!« .
 

Os subo un extracto de un cantante cristiano, Kelly, que hizo esta noche un brillante actuación de « Walking on the moon » de Police.

On ne doit pas tuer ou on est exceptionnellement autorisés à le faire ?


 

J’ai passé 3 heures au téléphone à débattre (amicalement) avec une amie, Pauline, sur la légitime défense, sur la peine de mort, sur la nécessité de l’usage de la violence voire de l’homicide pour défendre la vie. Car face à la menace réelle du vaccin obligatoire, des attaques et pillages, on commence à réfléchir aux moyens d’entrer en résistance.
 

Ce fut passionnant, évidemment !
 

Les moyens de mener la guerre, et en particulier la légitime défense, c’est une question qui me taraude fortement depuis que j’ai l’âge de 15 ans. Déjà en lisant La Condition humaine de Malraux (au programme du bac), je m’imaginais dans des situations de grands dilemmes cornéliens (sur la légitime défense, la résistance pacifique active, le pardon ou la justice, l’euthanasie face aux grandes souffrances, etc.), des situations « limites », où le moindre mal semble être la meilleure issue morale. Et je n’ai toujours pas trouvé la réponse. J’ai la possibilité de tuer un agresseur : je me laisse faire ou je le tue pour sauver ma peau et celle des autres ?
 

Face à Pauline, je défendais le Commandement du Décalogue « Tu ne tueras point« , ou encore les mots de Jésus « Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée » (Mt 26, 53), ou bien les armes du juste combat développées par saint Paul (aux Ephésiens 6, 11-18 : la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse et pour chaussures le zèle à propager l’Evangile de la Paix, le bouclier de la Foi, le casque du Salut, et le glaive de l’esprit, qui est la Parole de Dieu). Je pense à Jésus qui n’a jamais frappé ni buté personne, et qui nous demande, quand on nous frappe sur la joue droite, de tendre la joue gauche, et de ne pas nous dérober aux supplices et humiliations. Je pense aussi à tous les récits de victoires improbables de l’Ancien Testament, avec des armées numérairement gagnantes et pourtant mises en déroute par une petite armée désarmée et vouée à l’échec mais qui déjoue tous les pronostics grâce à une intervention divine.
 

Et Pauline, de son côté, avait aussi des contre-arguments mastocs : sainte Jeanne d’Arc (qui a dirigé une armée), des cas concrets où la mort d’un seul homme éviterait la mort d’une foule (du genre un avion transportant la bombe atomique et qui, s’il n’est pas neutralisé par un missile, peut faire des milliers de morts), les mots du Catéchisme de l’Église Catholique sur la légitime défense et le recours parfois nécessaire à la riposte armée :
 

« 2265 – En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave, pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. À ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité. »
 

« 2267 – L’enseignement traditionnel de l’Église n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains. »
 

« 2308 – Chacun des citoyens et des gouvernants est tenu d’œuvrer pour éviter les guerres. Aussi longtemps cependant « que le risque de guerre subsistera, qu’il n’y aura pas d’autorité internationale compétente et disposant de forces suffisantes, on ne saurait dénier aux gouvernements, une fois épuisées toutes les possibilités de règlement pacifiques, le droit de légitime défense » (GS 79, § 4). »
 

« 2309 – Il faut considérer avec rigueur les strictes conditions d’une légitime défense par la force militaire. La gravité d’une telle décision la soumet à des conditions rigoureuses de légitimité morale. Il faut à la fois : a) Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain. b) Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces. c) – Que soient réunies les conditions sérieuses de succès. d) Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l’appréciation de cette condition. e)
Ce sont les éléments traditionnels énumérés dans la doctrine dite de la « guerre juste ». L’appréciation de ces conditions de légitimité morale appartient au jugement prudentiel de CEUX QUI ONT LA CHARGE DU BIEN COMMUN.
 »
 

« 2310 – Les pouvoirs publics ont dans ce cas le droit et le devoir d’imposer aux citoyens les obligations nécessaires à la défense nationale. Ceux qui se vouent au service de la patrie dans la vie militaire, sont des serviteurs de la sécurité et de la liberté des peuples. S’ils s’acquittent correctement de leur tâche, ils concourent vraiment au bien commun de la nation et au maintien de la paix (cf. GS 79, § 5). »
 
 
 

Alors que fait-on? On ne doit pas tuer, ou on est autorisés exceptionnellement à tuer ?
 

Vous avez 4 heures pour plancher. 😆

Avancée du documentaire et appel à candidatures surtout pour l’allemand !

Concernant l’avancée de notre documentaire « Les Folles de Dieu », voici 3 bonnes nouvelles :
 

1 – Il arrive bientôt sur YouTube gratuitement et en 4 langues (anglais, français, espagnol, allemand) ; et chacune des 8 journées thématiques de tournage va être divisée en 3 parties qui seront publiées au compte-gouttes. Hâte!
 

2 – Toutes les traductions/doublages ne sont pas encore achevés (et loin de là ! ). Pour l’espagnol et le français, nous avons tout bouclé, avec des voix-off prestigieuses. Pour l’allemand, j’ai le début de la voix de Guillaume (témoin trans du film, vivant en Allemagne, et qui s’auto-double) ; et je vais me doubler aussi moi-même (vive les assistants vocaux Google !^^ et vive mes 5 ans de cours d’allemand au collège et lycée) ; mais il nous manque évidemment beaucoup de voix pour les autres intervenants du film, ainsi que des traducteurs français/allemand. Donc je lance un appel à candidatures. Quand vous verrez l’importance des messages du film, vous comprendrez qu’il est capital qu’il atteigne le peuple allemand et un maximum de monde. Pour enregistrer votre voix-off, ce n’est pas bien compliqué : il suffit d’avoir un bon I-phone ! Pour ce qui est de la traduction/doublage anglais, il avance bien (Depuis que je suis confiné chez mon papa à Cholet, je suis à pied d’oeuvre sur l’anglais !). Presque toutes les voix-off ont été trouvées (Anne-Sophie pour Perrine, Abdallah pour Gerson, Florian pour Santiago, Hélène pour Guillaume, Jay pour Zak, Caroline pour les questions, Noé pour Christian, peut-être mon grand-frère pour Éric, moi pour moi-même) ; mais j’ai encore besoin d’urgence de relecteurs/correcteurs de mes traductions, et pourquoi pas de doubleurs, sachant que le doublage est un exercice auquel on prend vite goût. Merci de votre aide si ça vous tente. Nous n’avons pas trop de temps à perdre.
 

3 – Enfin, nous avons plus que jamais besoin de votre aide financière (soit grâce à la cagnotte Leetchi soit en vous donnant les coordonnées de mon compte bancaire) car notre projet ne tient que par le don personnel et nos amis. Et nous avons encore 5000 € de dettes. Idem pour les plates-formes qui nous ont toutes tourné le dos. Y compris les plates-formes catholiques, faut pas croire (Non, l’homophobie à notre encontre ne vient pas que du « lobby gay » – comme ça arrange certains clercs de le penser – mais bien des médias et de la communauté « catholiques » qui nous rejettent : il faut arrêter de s’extérioser sur le « lobby gay », c’est trop facile !). Merci en tout cas de votre aide précieuse.
 

Voilà pour le résumé.