Archives de catégorie : Phil de l’Araignée

Le discours inconsciemment luciférien des Gunnell


 

Très intéressant, ce nouvel appel à fonds et à dons d’argent formulé il y a quelques heures par Steven Tunnel (ex-membre du boys band Alliage) et sa femme Sabrina, pour raquer encore plus les cathos et proposer une suite au documentaire « Sacré-Coeur » (dans la lignée des banals exposés « collège » à la Carlo Acouphène – lui avait parlé des miracles eucharistiques – dans lesquels on n’apprend absolument rien, qui consistent en une simple vulgarisation catéchétique des sacrements chrétiens, mais qui malheureusement sont érigés aujourd’hui par les catholiques et le clergé de plus en plus limités intellectuellement et spirituellement en « sainteté »).
 

Tout s’analyse et se voit si on sait ouvrir les yeux. Et le discours des faux prophètes (qui se prennent carrément pour Jésus et Marie en personne, ou pour les réceptacles/récipiendaires/secrétaires privilégiés de ce qu’ils appellent « l’Esprit saint », « l’intuition », « la lumière », « l’inspiration divine », « l’image ou la parole dans le cœur », et tout le bazar : « J’ai dans le cœur… ») est en réalité luciférien. Au sens étymologique du terme. En latin, si je décompose, « Lucifer », c’est l’ange satanique qui se croit et se revendique réceptacle, créateur et porteur de Lumière. LUX veut dire « lumière « , en latin ; FERRE veut dire « porter ».
 

Maintenant, petit jeu : combien de fois Steven Tunnel utilise-t-il dans son texte le verbe « porter » ? C’est parti, top chrono ! 3 fois ! Et en filigrane, on comprend qu’il entraîne et force sa femme, au nom de Jésus et de la « Mission », mais qu’elle n’est pas libre ni aussi « chaude et brûlante de l’Amour du Christ » que son mari le prétend. L’enfer aussi, à sa manière, est « brûlant », et pavé de bonnes intentions…

« Je suis un handicapé relationnel qui n’a pas de second degré : je peux avoir mon certificat d’inaptitude sociale de génie ? »


 

Quel discours tiennent en général ceux qui à l’heure actuelle essaient de se faire passer pour HPI, TDAH ou autistes Asperger, afin de ne pas s’ouvrir aux autres, de cultiver secrètement leur « mystère », leur dépression – et surtout leur orgueil ! – et de ne pas vous écouter ?
 

Ils répètent comme des perroquets le script que la pseudo « science » compassionnelle et victimisante a préécrit récemment pour les définir.
 

Par exemple, celle-ci leur a dit qu’ils « ne se connaissaient pas du tout »… donc eux le croient et jouent les innocents dépassés par leur « génie intellectuel », leur fonctionnement « atypique » – leur fameux « je suis neuro-atypique » – (alors qu’en réalité, ils croient se connaître parfaitement bien, et passent leur temps à se définir, à s’analyser, à se regarder le nombril).
 

Cette science leur a dit qu’ils ne « comprenaient pas l’implicite », qu’ils « n’avaient pas accès au second degré »… donc ils jouent les plus bêtes et les plus ignorants qu’ils ne sont (En réalité, ils comprennent très bien l’implicite ; ils auraient même tendance à surinterpréter tout et tout le monde pour ensuite leur imputer leurs propres fantasmes paranoïaques et multiplier les accusations à leur encontre).
 

Cette science leur a dit qu’ils « avaient un problème avec les groupes » (« et que c’était O.K. » : #LOL), qu’ils « étaient inadaptés socialement »… donc que ça leur fournissait le droit – et surtout le devoir ! – de s’isoler encore plus des autres et de jouer les génies incompris, vivant dans une réalité ou un monde parallèle, « dans leur univers ». Ils invoquent en général une pseudo « différence radicale » authentifiée par un « diagnostic » scientifique qu’ils considèrent comme un précieux sésame irréfutable et qui concerne leur « santé mentale », leur « bien-être », présenté(e) comme un « enjeu de survie », une « question de vie ou de mort » : ils sont au bord de l’asphyxie, là ; de l’apoplexie ! les pauvres petits chéris…
 

Cette science leur a dit qu’ils étaient « supérieurement intelligents » et qu’ils « n’étaient pas responsables de ça » (et là, pareil, « que c’était O.K. » : #reLOL), que leur « génie » était hors de contrôle… donc ils se déresponsabilisent, jouent les folles perdues dépassées par leur émotions (ne sont-ils pas « hypersensibles », donc « incapables de raisonner », « de se concentrer », « de juger », « de penser »?), qui ne comprennent même pas ce qu’on leur dit (« Je ne comprends pas ce que tu dis »… « No sé. » « Qui êtes-vous monsieur ? » « Qui me parle? »). Une excuse pour nous museler encore plus, prendre la posture de l’offensé (« C’est comme ça que tu me vois?!? O.k. J’ai compris… Ça me blesse beaucoup ce que tu me dis là. Je ne m’en remettrai jamais. »), couper court à toute discussion avec nous – en soutenant que « ça ne sert à rien, c’est un dialogue de sourds » – ou avec toute voix discordante qui essaierait de leur faire entendre raison, et qui surtout a démasqué leur petite comédie de la fausse innocence/du faux génie « scientifique ».
 

En fait, ces gens-là n’ont rien d’autistique. Ce sont juste des petits cons révoltés, narcissiques et capricieux, misanthropes, manquant totalement d’humour – et donc d’humilité – sur eux-mêmes, ayant décrété qu’ils ne pouvaient ni raisonner ni se concentrer ni changer, déclarant forfait et s’avouant vaincus par « eux-mêmes » et par un diagnostic « scientifique » extérieur de « différence radicale authentifiée et indépassable ». Vous pouvez PAS comprendre ! Moi-même, je ne (me) comprends pas. « Je suis malaaadeu. Parfaitement malaaadeu! ».
 

Et si tu oses dénoncer leur mauvaise foi et leur petit manège, ces faux malades s’empresseront de te traîner en procès d’ « insensibilité » et de dire à tout le monde que tu serais un « juge impitoyable », un « monstre d’orgueil », un « incrédule » ou un « gourou catholique qui insulterait l’Évidence et la Science toute entière » ! (Véridique).
 

Un conseil à tous ces passifs agressifs : riez un coup ; et surtout, si les symptômes mélancoliques et méprisants persistent, allez vous faire exorciser.
 
 

N.B. : Je vous renvoie au chapitre dédié à l’autisme dans mon essai La Singularité est la Marque de la Bête (éd. du Panthéon).

Les nouveaux jeunes « humoristes » cathos (et l’ère de la saint-gularité)


 

Je vous partage ce lien de la chronique « humour » – pas drôle et limite douloureuse à regarder car elle est un des nombreux signes pathétiques du déclin actuel de l’Église, déclin qui fend le cœur mais qui est nécessaire et inéluctable – de Floriane de Malestroit sur RCF. À propos d’Octobre Rose (campagne nationale de lutte contre le cancer du sein).
 

Mais c’est juste parce qu’elle y fait accidentellement mention de la singularité bestiale (elle parle des « mamelles de la vache » et de la « saint-gularité/sein-gularité »). En parfait écho au dernier chapitre de mon livre La Singularité est la Marque de la Bête, dans lequel je préviens de l’arrivée du christocentrisme navrant de Fin des Temps, qui se déguisera justement de saint-gularité…
 

Au passage, le dénominateur commun de tous ces jeunes « humoristes » cathos invités en ce moment sur RCF (Radio Chrétienne Française) au micro de Pierre-Hugues (pour devenir des pâles copies de chroniques ricanantes forcées de France Inter, RTL, ou Radio Nova, bref, les radios mondaines bobos), c’est qu’ils ne contestent pas l’Église-Institution et ne critiquent pas véritablement l’Église en interne (ils sont trop soucieux, au contraire, de lui plaire, de la draguer comme des putes et des marchands du Temple, comme des « Enfants de Dieu et de l’Église » reconnaissants et « honorés ») ; c’est que ce sont tous des jeunes de redeudeu (Floriane de Malestroit, Matthias Deuté – Deux-Thés -, Violaine de Pins… ; exception avec le stand-upeur ex-musulman Medhi Djaadi, ou encore l’ex-Juif Gad Elmaleh, mais qui briguent eux aussi une carrière et une noblesse tardive), des petits-bourgeois pas drôles (vu qu’ils ne disent pas de grandes Vérités : ils se contentent de faire dans le folklorisme religieux gentiment poil-à-gratter, sulfureux et irrévérencieux… mais qui ne déplacera pas les meubles, ne foutra pas le bordel ; ils restent confortablement dans la taquinerie mignonnette, bonenfant et peu corrosive, bref, dans l’humour de droite tirant sur l’extrême-droite, même s’ils basculeront de temps en temps dans une vulgarité, une insolence, une irrévérence et une rébellion gauchiste de surface, pour se muscler et se démarquer un peu les uns des autres).
 

Car au fond ils sont attachés à leur image (y compris en la salissant un peu dans un élan « iconoclaste » anti-bourgeois), à leur « carrière » embryonnaire, sont les bourgeois coincés qui essaient de faire cool, djeunes, et de se faire croire (car ils sont les premiers à ne pas en être convaincus) qu’ils ne viendraient pas de là ( = l’Église, leur milieu social privilégié, ou leur ex milieu zonard) où ils viennent, voire qu’ils en seraient sortis (alors que pas du tout…). Étriller/détourner les clichés sur les cathos, c’est encore faire du cliché, y retourner, en être prisonnier, et en faire son fond de commerce, de vues, de popularité. C’est rester dans la séduction. Or, le vrai humour ne séduit pas. Au contraire, il contrarie, joue constamment avec le feu, flirte avec la mort – de sa popularité, de sa carrière, de son image, de sa sécurité matérielle, voire de son intégrité physique -, est suicidaire ; et le véritable humoriste est un apparent « fou » qui donne/risque concrètement sa vie à tout moment (il dépasse largement le calembour graveleux ou caricatural sur la religion et l’actu), quitte à passer pour un encore plus fou, dangereux et diabolique qu’il n’y paraissait déjà ! C’est une autocondamnation. Un autosabordage constant et volontaire.

Le retour en force du fascisme en Europe, fomenté paradoxalement par les Antifascistes européistes ! (Conférence de Gianluca Passarelli à la Libreria le 22 septembre 2026)

Je suis quelque peu inquiet du retour actuel du fascisme dans la population. Qui est d’autant plus invisible et puissant qu’il prend la forme prétentieuse, vengeresse et justicière de l’antifascisme.
 

Je me trouvais ce soir à la librairie italienne de Paris, La Libreria, autour de l’interview de Gianluca Passarelli, qui présentait son livre européiste La Roccia di Ventotene. Il était entouré de plusieurs éminents profs, politologues et universitaires, italiens comme français, et tous convaincus que l’idée de « nation » et d’« État » était obsolète voire dangereuse (À bas Meloni et les nationalistes réactionnaires d’extrême droite!), qu’il fallait défendre d’urgence l’Europe et un fédéralisme européen, « les États-Unis d’Europe », au nom de « l’unité », du « social », de la « culture », de la « paix », du « peuple » et de la « démocratie », de « notre survie mondiale », que l’union et la fraternité étaient forcément la solution pour sortir de la crise…
 

Moi, j’ai pris la parole à la toute fin pour refroidir leur zèle : « O.K. C’est bien beau l’Europe l’Unité… mais tout dépend autour de quoi ou de qui et comment on les établit. Car le fascisme et le nazisme étaient aussi sociaux (« nazisme », c’est littéralement « national-SOCIALisme »…), démocrates, populistes, unitistes, libéraux, et même pacifistes. » Là, ça a jeté un gros froid. Car les Antifas soixante-huitards n’y connaissent tellement rien aux fascismes et au nazisme qu’ils prétendent combattre, qu’ils les imitent inconsciemment en pensant les éviter.
 

J’ai ensuite cité deux romans d’anticipation traitant de l’Antéchrist : d’abord Le Maître de la Terre (1905) de Robert-Hugh Benson, où l’Antéchrist crée précisément « les États-Unis d’Europe » ; et d’autre part, Le Père Elijah (1995) de Michael O’Brian, dans lequel le nom du Gouvernement Mondial créé par l’Antéchrist s’appelle « Unitas ». Le tout en critiquant le récent discours du parti macroniste Renaissance qui veut établir « les États-Unis d’Europe » (c.f. le discours de Gabriel Attal), ainsi que l’imminent congrès papal à Metz pour défendre la béatification de Robert Schumann (l’un des « pères de l’Europe »), ainsi que « l’unité et la paix ».
 

Et puis j’ai posé la question de « l’âme de l’Europe » : « C’est quoi l’âme de l’Europe ? » Et que pour moi, ce n’était pas « l’unité », ni la « paix », ni la « démocratie », ni la « survie ». Je me suis gardé de parler de « Jésus » et des « racines chrétiennes de l’Europe »… J’ai juste laissé la question en suspens, en l’offrant à Gianluca Passarelli, qui s’est rabattu sur l’argument du culturel (argument vaseux et lacunaire, car même une dictature peut se présenter comme une « culture »).
 

Et la conférence s’est achevée sur le sursaut des européistes de l’assistance (largement majoritaires dans la salle : moi, j’étais petite fourmi), qui se sont présentés comme d’indécrottables « optimistes » qui voulaient – après m’avoir entendu parler d’Antéchrist et écorcher leur utopie moniste/unitiste sucrée – finir « sur une note positive », et qui « voyaient quand même bien Macron devenir la président des États-Unis d’Europe » (véridique !). Pour soutenir leur idée, il y en a même un qui s’est extasié que « pendant la terrible pandémie COVID qui avait fait tant de morts, il avait vu comment l’Europe unie qu’il rêve s’était fédérée, avait fait front ensemble et avait déployé un formidable élan de solidarité et de cohésion » (Une pandémie ? Quelle pandémie ? Quelle hécatombe ? De quelle vague de mortalité parlez-vous ?).
 

Bref, je me suis abstenu de commenter, et suis parti. En me disant intérieurement que je n’avais même réussi, par mon intervention calme et argumentée, à leur faire désacraliser les mots « unité » et « paix », même en les associant à juste raison au fascisme et au diable (l’Antéchrist). J’en conclus face à vous qu’on est mondialement bien dans la merde. Y compris les éminents universitaires ou intellectuels sont endoctrinés à l’antifascisme pacifiste, au culte de « l’unité en soi ». J’assiste, impuissant, au retour en force du fascisme. Et ça me fait peur. Car personne ne voit le danger.
 

Le mot « misopédie » (haine des enfants) arrive dans nos médias. Faut-il s’en réjouir ? Oui, mais à 2 conditions. Sinon, il deviendra un poison.

Tadam ! C’est officiel ! Après le concept de « misogynie », le mot « misopédie » (haine des enfants) arrive en force dans nos salles de classe, dictionnaires, universités et médias. Et, avec lui, son cortège de déclinaisons néologiques (« être misopède », « enfantisme », « adultisme »…) dont les sociologues, universitaires et psychologues nous gratifient déjà et sont friands. Ainsi, ils pourront faire encore plus leurs intéressants et leurs sachants !
 

C’est en revenant ce soir de la conférence de la sympathique Cécile Kovacshazy à la librairie Delta, à Paris, présentant justement son livre et ses colloques sur ce nouveau concept de « misopédie », que j’ai réalisé l’efficacité et la séduction intellectuelle du truc !
 

Alors, faut-il se réjouir de l’arrivée de ce mot ? De prime abord, j’ai envie de dire oui. D’ailleurs, les personnes présentes lors de la signature avaient l’air d’adhérer à fond à cette nouvelle cause. Et moi aussi, a priori, j’étais enthousiaste. Nommer un mal qui affecte beaucoup d’êtres fragiles, c’est déjà faire la première moitié du chemin pour l’éradiquer. Donc je signe direct !
 

Mais en y réfléchissant bien, je crois que tout nouveau concept contient sa part d’orgueil idéologique ou théorique, et même son effet retors, sa malhonnête variable d’ajustement, selon sa compréhension ou les modalités de son application : car on peut soit élargir celui-ci à des réalités qui ne le concernent pas exactement (voire pas du tout), ou bien au contraire en exclure des réalités qui le concernent directement mais qu’on ne veut pas affronter… Donc en gros, on pourrait choisir ses « misopédies » et rejeter celles que, selon nos oeillères, le terme ne recouvrirait pas ! La belle affaire !
 

Et en l’occurence, sur le chemin du retour, en débriefant par hasard dans le métro avec un couple homme/femme qui avait assisté à la rencontre littéraire, et en soulignant que j’avais regretté qu’on n’ait pas du tout traité, en lien avec la misopédie, de la question du désir d’enfant et de l’avortement (j’avais en tête qu’en Espagne, par exemple, la haine/peur des enfants se traduisait concrètement par une chute spectaculaire de la natalité), tout d’un coup, j’ai vu chez la femme du couple la violente réaction de déni et de rejet que je puisse associer l’avortement à la misopédie… ! Or tuer un enfant à naître ou tout juste né est un infanticide tout aussi choquant que la maltraitance infantile et le viol pédéraste, il me semble. L’avortement demeure le premier acte concret de misopédie.
 

Pour se défendre, la jeune femme m’a sorti deux arguments de mauvaise foi : le premier, que l’avortement n’était pas un infanticide (Ah bon ? Qu’est-ce que c’est d’autre, alors?) ; le deuxième, qu’en tant qu’homme, je n’avais pas mon mot à dire sur l’avortement (elle m’a répété à deux reprises : « C’est pas vous qui les portez ! »). Comme si ça changeait quelque chose à l’infanticide que l’enfant soit tué par sa mère ou par son père ou quelqu’un qui n’a pas porté l’enfant… Bref, je suis resté très courtois et souriant, et je suis descendu à Châtelet. Avec, en tête, cette pensée pour les exclus de la misopédie, pour les grands absents des enfants méprisés et haïs : à savoir les bébés.
 

Donc, pour résumer ma pensée : la création du concept « misopédie », ok, génial, félicitations ! Mais à la condition : 1) qu’on dédiabolise le mot pédophilie ; et 2) que l’on accepte de reconnaître que la première misopédie c’est l’avortement. Sinon, la lutte contre la misopédie sera malade à sa racine, puisqu’elle niera le stade embryonnaire et fondateur non seulement de l’enfance mais aussi de la misopédie ; et elle constituera même l’excuse pour un développement de la réelle misopédie !
 

 

Et en étant objectif, j’ai l’impression que dans la salle de la librairie Delta, je n’ai pas posé la question fatidique, mais je pense que ça aurait créé une levée de boucliers que j’aborde le thème de l’avortement en lien avec la misopédie. Donc l’assistance choisit ses misopédies pour ensuite se répandre en plaintes, en solutions, en compassion, etc., sur ses représentations limitées et restrictives du concept. Le problème de ce terme, c’est qu’on l’enferme à certaines formes de misopédie pour ne pas aborder les plus originelles ou les plus choquantes. Et l’infanticide, après la maltraitance et le viol d’enfant(s), est une forme choquante de misopédie.
 

Donc pour vraiment lutter contre la misopédie, je récapitule : je préconise deux conditions préalables fondamentales (Sinon, le mot va nous alourdir socialement et dans les débats, nous desservir voire – pire – créer ce qu’il prétend dénoncer). Quelles sont ces deux conditions (qui sont loin d’être conscientisées et défendues par les chantres de la lutte contre la « misopédie », puisqu’elles n’ont pas été du tout abordées de la soirée) ?
 

1) la dédiabolisation sociale du terme « pédophilie » (confondu à tort avec la pédérastie), qui signifie littéralement « l’amour des enfants » (et qui devrait devenir une cause nationale, autant que la lutte contre la misopédie, puisque la pédophilie est l’antidote de la misopédie).

2) l’inclusion, dans la misopédie, de l’avortement, donc de l’infanticide.
 

Quand je dis que ces deux conditions sont loin d’être réunies, c’est que dans la salle, j’aurais mis ma main à couper qu’à la question « Est-ce que vous êtes tous misopèdes ? Et est-ce que vous êtes tous d’accord pour dire que la misopédie est un mal et qu’il faut qu’on se mobilise pour lutter contre ? », tout le monde aurait répondu unanimement « OUIIIII !!! », mais qu’en revanche, concrètement, si on avait posé à l’assistance la question subséquente qui lui est concomitante « Est-ce que vous êtes prêts à défendre la pédophilie ? », ou bien « Est-ce que vous êtes contre l’avortement ? », là, une très faible minorité – voire personne – aurait répondu « oui ».
 

Donc pour moi, le mot « misopédie » – dans sa compréhension ou sa définition actuelles – est de la nitroglycérine, voire un poison. Le pompier pyromane.
 

Bonne soirée à tous !
 

Un discret bijou de sainteté sur Netflix (si si !) : à voir absolument !

Jamais ô grand jamais je n’aurais imaginé promouvoir un film ou une série sur Netflix, cette plateforme de la nullité, de la violence et de la bien-pensance mondiale actuelle. Et encore moins à pleurer à la fin. Et pourtant, je vais le faire exceptionnellement pour le film « Wake up Dead Man » de Rian Johnson, sorti tout récemment.
 

Les voies du Seigneur sont impénétrables et toujours surprenantes. Et Il se trouve là où on ne l’attend pas. Il est même mieux défendu que par ses bruyants promoteurs officiels autoproclamés (Mel Gibson, SAJE Productions, frère Paul-Adrien, Steven Gunnel , Glorious, Pierre Barnérias, The Chosen, et autres évangélisateurs zélotes convaincus), car c’est fait de manière plus discrète, inattendue, pudique, épurée de toute sincérité ou volonté de faire croire, dépouillée de tout didactisme piétiste, et même de manière irrévérencieuse. Bref, d’une manière paradoxale. En effet, en début de film, le très rationaliste inspecteur Benoît Blanc – joué par l’acteur de « James Bond » David Craig – lance une diatribe cinglante contre l’Église catholique… et jusqu’à la fin, même si le spectateur connaît sa progressive conversion intime à la Miséricorde divine, il déclinera quand même l’invitation du jeune prêtre vedette à assister à sa messe.
 

« Wake up Dead Man », je le crois, convertira pourtant bien plus les cœurs et défend bien mieux l’Église et les prêtres que tous les films pro-Église et théologiquement/bibliquement irréprochables, léchant les bottes des prêtres/évêques/papes. Pourquoi ? Parce qu’il respecte les sacrements – en particulier celui de la réconciliation – et surtout honore l’amour/le pardon des assassins. Jusqu’à leur dernier souffle. Dimension complètement omise par les documentaires et séries cathos actuels. Et le tout, sans démagogie aucune, ni déni de la noirceur de la réalité ecclésiale. Je ne croyais pas les réalisateurs nord-américains capables d’une telle subtilité, d’une Foi aussi délicate qu’invisible (c’est vraiment à l’image de Jésus qui fait semblant de s’éloigner en présence des compagnons d’Emmaüs, ou se rendant invisible, quasi absent). La scène finale de confession du coupable des meurtres (promis, je ne spoilerai pas) est d’un respect clérical, sacramentel, absolument magistral. Immense. On nous montre la force du sacrement de confession, ainsi que l’amour/la communion/la compassion d’un saint jeune prêtre envers le pécheur, et c’est plus impactant que n’importe quel beau discours sur la beauté du pardon et la grandeur du ministère sacerdotal, que n’importe quel film sur le Sacré-Coeur ou qu’une visite pontificale. Du jamais vu à la télévision ! Et encore moins sur Netflix et dans une intrigue policière à la Hercule Poirot (où traditionnellement la morale, Dieu et Jésus, n’ont absolument aucune place. Croyez-moi, je suis bien placé pour le dire : je m’en suis tapé, des enquêtes télévisuelles dirigées par Peter Ustinov, David Suchet, Kenneth Branagh ! J’ai même vu la trilogie de Rian Johnson, où David Craig – alias Benoît Blanc – mène l’enquête : « À couteaux tirés » en 2019, « Glass Onion » en 2022, et enfin « Wake Up Dead Man » en 2025… et les deux premiers volets sont sans Foi ni loi. Franchement.).
 

Alors oui, pour ceux d’entre vous qui ont Netflix, allez voir « Wake up Dead Man » (littéralement « Réveille-toi homme mort » ; probablement petit clin d’œil à U2). Vous verrez que ça ressuscite bien l’homme mort en chacun de nous. Et ça nous montre qu’il faut en passer pour l’apparente irrévérence pour révérer vraiment Dieu et l’Église. Les films ou documentaires les promouvant ouvertement ne convertissent absolument personne, pas même les croyants convaincus.
 

Rian Johnson

La singularité bestiale dans la série Stranger Things

Encore une référence qui ne figurera pas dans mon livre La Singularité est la Marque de la Bête. Cette fois, c’est dans l’un des séries les plus populaires de Netflix : Stranger Things. Dans l’épisode 9 de la saison 2.
 

Face à Eve, Jim Hopper, le flic, se compare à un trou noir (c’est un des synonymes de « singularité ») puis à la Bête.
 

 

Mon livre sort-il au pire moment ? Oui ! (… et non!)

Mon livre La Singularité est la Marque de la Bête (décrite par saint Jean dans l’Apocalypse) sort le 1er septembre. À la rentrée scolaire prochaine, donc. Aux prestigieuses éditions du Panthéon.

 

Mais compte tenu de l’avalanche des mauvaises nouvelles concernant les maisons d’édition et l’avenir du livre, sort-il au pire moment ?

 

Il y a de fortes raisons de penser que oui !

 

En tout cas, tous les voyants sont au rouge, localement et mondialement. Un vent de panique souffle sur le monde éditorial – et plus largement artistique et créatif – à cause d’une part de ladite surpopulation universelle (autrement dit, l’expansion spectaculaire de la population et de l’expression de celle-ci, partout dans le Monde : l’accroissement démographique et la libération cacophonique de la parole constituent un facteur non négligeable de notre angoisse et découragement globaux) et d’autre part la refonte des données, des actions et des personnes, et la redistribution des richesses, à travers la numérisation/électrification universelle du Monde imposée par le Gouvernement Mondial antéchristique et luciférien.

 

Donc forcément, tous les secteurs d’activité, de créativité, d’humanité, sont impactés, se sentent impuissants, et beaucoup perdent courage, voire paniquent et mettent la clé sous la porte. À commencer par les petites boîtes et les petits éditeurs. C’est une restructuration quasi complète et impressionnante qui s’opère. Dans l’intervalle des 4 prochaines années, Internet va tout reconfigurer… pour ne pas dire « tout saper ».

 

Quelques exemples :

 

Ma première maison d’édition, l’Harmattan, vit une période de crise au sein de sa gouvernance, et licencie à tour de bras. Même ses collaborateurs historiques les plus compétents (par exemple, Bruno Péquignot) sont remerciés après des années de bons et loyaux services : un scandale et un crève-cœur. Le navire l’Harmattan, jadis solide, sombre… Et quand j’ai proposé mon livre (dont la thématique est pourtant clairement catholique et prophétique) aux maisons d’édition chrétiennes – qui auraient donc dû logiquement se ruer dessus – elles m’ont argué que « les temps étaient durs et que ce ne serait pas assez rentable ». Elles m’ont brandi l’argument de l’argent ! Affligeant.

Par ailleurs, on peut voir que les maisons d’édition prennent moins de risques, ou plutôt des risques mesurés : beaucoup d’entre elles proposent maintenant de publier « à compte participatif » (c’est-à-dire qu’au départ, les frais sont partagés entre l’auteur et l’éditeur). Si un auteur veut échapper au compte d’auteur, moins de contrats à compte 100% d’éditeur qui lui sont proposés. Les éditeurs indépendants/alternatifs et les petites maisons (par exemple, les éditions Saint Honoré, avec lesquelles j’avais signé pour mon essai Couples homosexuels : c’est quoi le problème ? en 2023, se sont retrouvées en redressement judiciaire) se cassent la gueule : seules les grosses restent. Et encore…

Cette frilosité ne concerne pas que les éditoriales cathos. Ça serre les dents partout depuis à peu près 15 ans. Actuellement, le distributeur Makassar fait faux bond à pas moins de 200 petits éditeurs, conséquence des mises en redressement judiciaire des grandes librairies Gibert, Furet du Nord et Decitre. Même les librairies de renom ferment (Gibert à Marseille, Sauramps à Montpellier…). Et cette déréliction est dans l’air. À force de fréquenter les librairies partout en France, je sens même que chez certaines, les libraires limite te fusillent du regard ou bien t’agressent si tu ne repars pas de chez eux sans leur avoir acheté un livre… Ils sont à cran. Et au bord de l’asphyxie.

 

Le Salon du Livre ne fait plus recette (les auteurs s’en désolent sur le plateau de l’émission La Grande Librairie, sur France 5). J’ai même essayé de m’y rendre « en présentiel » cette année, à Paris, au Grand Palais, mais ai été refoulé à l’entrée : il y avait beaucoup moins d’auteurs que les éditions précédentes, et un public trié sur le volet, avec des plages horaires hyper strictes, des réservations « uniquement sur internet », programmées longtemps à l’avance. L’événement est devenu une forteresse élitiste hermétique et imprenable. À l’image du chant du cygne des livres papiers, des écrivains, des éditeurs et des lecteurs.

 

Côté lectorat justement, je le vois bien : ça lit beaucoup moins. Quoi qu’on en dise. Il y a une flemme/paresse intellectuelle générale, couplée à un déficit de la concentration. Étant devenu, depuis deux ans, un « rat de bibliothèques » (je fréquente assidument la BNF – Bibliothèque François Mitterrand – et la BPI – Bibliothèque Pompidou), je peux attester que les gens présents sur place lisent très peu les ouvrages entreposés autour d’eux. Les rangées de livres sont désertes et font tapisserie. Y compris à la bibliothèque de recherches ! L’objet-livre est à l’article de la mort, fini en pièce de musée respirant la poussière. Les occupants des lieux sont quasiment tous sur leur ordi. Sans déconner ! Et ils sont plus là parce qu’ils n’arrivent plus à étudier/se concentrer à la maison, ainsi que pour la clim’ ou pour la connexion internet illimitée, que pour lire ! Les visiteurs ne consultent quasiment pas les livres. La BPI, c’est carrément le Bled, le rendez-vous des wesh-wesh. La BNF, c’est un peu plus studieux et diversifiés socialement, mais ça sert même parfois de refuge pour les SDF !

 

Dans les grandes surfaces, le rayon librairie est réduit à une peau de chagrin. Quand j’ai vu celui des Galeries Lafayette Haussmann, j’ai explosé de rire : il y avait deux pauvres livres pour teen-agers qui se battaient en duel sur une étagère…

 

Le paradoxe, c’est que cette dégringolade du livre se voit compensée par une flambée et une démocratisation des (faux) auteurs, des productions dites livresques (avec cette fidélisation par le morcellement : les séries ou sagas, avec les intrigues numérotées). Comme l’a croqué une excellente caricature du dessinateur suisse Patrick Chappatte représentant deux personnages observant, atterrés, la prolifération de nouveaux ouvrages florissant les étales des librairies pour la rentrée littéraire, « Les gens ne lisent plus… Ils écrivent… » C’est exactement ça. La quantité remplace la qualité, ou bien se mêle à la qualité pour étouffer cette dernière. La mode du storytelling (« Raconte-toi… Partage tes émotions »), du bavardage, du verbiage, de l’avis ou de la prise de position qu’il faudrait à tout prix exposer à tout le monde, envahit les ondes et les rayons des librairies. Tout le monde pourrait écrire, chanter, créer sa chaîne, sa radio, son média ou son podcast. Même s’il n’a rien à dire (Et surtout, s’il n’a rien à dire !). Donc ce n’est pas tant qu’on ne lit plus : c’est qu’on préfère ne se lire que soi-même.
 

 

Face à cette inflation narcissique et cette crise de l’édition, la tentation est de chercher des coupables, des responsables humains, de polariser les choses de manière très manichéenne et agressive (« Tout ça, c’est la faute du COVID !! C’est un complot ! » ; « La maison historique Grasset coule ? C’est de la faute de Bolloré ! Les journaux historiques du Washington Post et du New York Times s’écroulent et licencient à tour de bras ? C’est de la faute de Bezos, de Branson, d’Elon Musk, de Trump et de l’extrême droite !! Les grands milliardaires se sont emparés des organes de presse et des médias pour consolider leur empire et censurer les pauvres ! ») ou se lamenter que « le niveau [de réflexion, de lecture, de création, d’achat] baisse… ».

 

Mais comme je vous le disais en intro, le problème est ailleurs. Il est plus élevé et plus spirituel qu’humain, politique et horizontal. Le « Diviseur », à savoir le diable, est à la manœuvre et divise les Humains – pour qu’ils s’imputent la faute les uns aux autres – afin de mieux régner sur eux. C’est l’hégémonie du Gouvernement Mondial antéchristique qu’il faut identifier derrière la crise éditoriale que nous vivons, et non simplement des petites guéguerres intestines humaines qu’Il provoque pour détourner l’attention.

 

Quant à la situation critique que nous, auteurs, traversons, au lieu de la considérer comme une épreuve, voyons-la plutôt comme une leçon, une stimulation (à écrire moins de merdes et à sortir du lot), voire une chance (la lumière brille encore plus et mieux dans l’obscurité : la médiocrité ambiante et numérique, loin de nous effacer, nous met encore plus en valeur, paradoxalement !).

 

Et pour ce qui est concrètement de ma propre maison d’édition (les éditions du Panthéon), je suis heureux car je sais que j’ai misé sur le bon cheval.Il s’agit d’une partenaire solide, qui a effectué sa mue et son virage numérique il y a 10 ans (car elle a devancé le tournant mondial qui allait être pris), et qui est implantée aussi bien sur le terrain des librairies et des médias que sur le web. Elle a une stratégie de communication et de distribution autrement mieux rodée que toutes les autres maisons d’édition auxquelles j’ai eu affaire auparavant. J’ai même été pour la première fois consulté pour la date de sortie de mon livre ! Et j’ai vu les exemplaires d’autres auteurs publiés chez elle qui partaient en service presse, et c’était conséquent. Par ailleurs, rien qu’en lisant la quatrième de couverture qu’elle a rédigée à ma place, j’ai pu constater que la quintessence de mon livre avait été captée. J’ai donc la sensation d’être bien épaulé et que mon livre va naître dans la meilleure « maternité » !

 

Alors oui, mon livre sort au pire moment, mais paradoxalement aussi au meilleur !

Tous les blind-tests musicaux du QUIZZ GAY

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