Archives de catégorie : Phil de l’Araignée

Homosexualité : Et si l’Église Catholique avait tort ?

Cet article est l’Épilogue de mon livre Homo-Bobo-Apo, même s’il ne figure pas dans la version papier, et qu’il s’agit donc d’une exclusivité. Vous pouvez aussi l’écouter en audio sur Youtube.
 

C’est sans doute l’audio le plus abouti, car je montre vraiment là où le bas blesse, avec un titre explicite qui résume bien mon scepticisme : « Homosexualité : Et si l’Église Catholique avait tort ? » Je vais m’en inspirer beaucoup pour ma visite en Belgique dans deux jours. Bonne lecture et/ou écoute.
 

 

Hier, je me trouvais avec un ami super, homo et catho très tradi… et qui vit une histoire amoureuse avec un homme depuis 5 mois qui est d’une grande profondeur, authenticité, naturalité et intensité… Je n’arrête pas de repenser à Jérémy (le gars dont je suis tombé amoureux l’année dernière), évidemment, à chaque fois que je l’entends parler… ainsi qu’à un autre ami, qui lui est revenu à la continence après avoir vécu une histoire fidèle avec son copain américain pendant 5 ans. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai décidé de rédiger un article important, où je prends le taureau par les cornes, et vais au bout de l’autocritique, du détricotage, sans remettre en question la continence, sans me faire l’avocat du diable, mais en descendant au tréfonds de la tentation, de la Croix, de la fragilité de l’Église, pour mettre le doigt sur la ligne de crête… sur la marque des clous : je me suis mis au défi de lister, le plus objectivement possible, tous les arguments solides et logiques – pas les arguments du monde simplistes et caricaturaux – qui pourraient prouver que l’Église Catholique aurait tort depuis le départ sur l’homosexualité, en nous posant à chacun cette question fondamentale et basique que tout catholique, par honnêteté intellectuelle, devrait se poser : « Homosexualité : Et si l’Église Catholique avait tort ? ». En gros, qu’est-ce qui rend bancal ou suspect l’avis de l’Église Catholique sur l’acte homosexuel, qu’elle perçoit comme un péché, un anti-Amour ? Aujourd’hui, j’ai déjeuné face à un sculpteur, maintenant âgé, qui a été pendant 35 ans l’amant fidèle du danseur-étoile Serge Peretti à l’Opéra de Paris. Après la messe à laquelle nous avons participé ensemble, je lui ai parlé de l’article que vous lisez maintenant et la question qu’il soulève : « Homosexualité : Et si l’Église avait tort ? » Mais spontanément, lui, catholique pratiquant, m’a répondu : « Mais Elle a tort ! ».
 

Car LÀ est la vraie question. Et moi, j’ai envie de savoir y répondre car je ne veux pas raconter des craques aux gens, même si réciter scolairement le Catéchisme, ça passerait, même si m’afficher « catho et homo » suffirait à beaucoup de gens, même si dire que l’Église a raison sur ce sujet, ça rassure, c’est ecclésialement correct, et ça fait bien/saint. Importante est la démarche de se poser la question, au-delà de la foi et de son arbitraire, au-delà de l’acceptation du surnaturel et du Mystère, pour aller jusqu’au bout de l’honnêteté et de la Vérité. Pour essayer aussi de donner une définition du péché. EN QUOI l’Église a raison ? Et peut-être aussi : Et si elle se plantait complètement ? Mettons-nous l’espace d’un instant à la place d’un athée de bonne foi, qui sait penser, qui veut vraiment comprendre, et qui découvrirait la supercherie d’une croyance superstitieuse infondée et montée de toute pièce sur une frustration et un orgueil monumental. Ou plus basiquement, qui reposerait sur un simple devoir moral, ou une morale humaine. Car je crois qu’on n’en est pas loin.
 

En me pliant à l’exercice, j’ai trouvé 9 arguments de réfutation intelligents qui mettent l’argumentaire ecclésial sur l’homosexualité K.O.
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 1 – Parce qu’il rentre en conflit avec le ressenti et l’expérience « heureuse » de l’homosexualité, avec le vécu des personnes et avec l’existence même des personnes homos. J’observe – rarement mais parfois – le profond décalage entre ce qui est vécu concrètement dans certains « couples » homos fidèles et l’horreur future promise par la Bible, ou bien encore avec ce que vit le commun des couples homos. Le meilleur argument, qui se passe de parole, ce sont les personnes et leur quotidien sur la durée. Si vous ne me croyez pas, je vous présente Jérémy. Je suis sûr que vous le trouveriez génial et que vous nous trouveriez bien assortis. Je vous présente Jérôme et Augustin. Je vous présente Romain et son ex-copain américain. En plus de ça, la joie, la durée et la fidélité sont quand même des critères démontrant qu’il y a un bien qui se vit. Quand ça se passe bien au lit, c’est pareil : ça reflète quelque chose d’une complicité, d’une communion et d’une écoute qui se vivent. Je rencontre des couples qui échangent bien plus que de la sensualité, qui peuvent se parler des heures et des heures, et de tout, sans être dans la fusion, se marrer, se passer de la génitalité/sensualité, et qui vivent pourtant plus qu’une amitié. Voire même une spiritualité. Certains me disent que leur vie de « couple » les rapproche de Dieu, de la prière. Dans le cas des unions homos, on a beau se forcer à séparer plaisir et bonheur, amitié et amour, tomber amoureux et aimer, ou bien satisfaction et plénitude (je dis souvent que le couple homo satisfait mais ne comble pas), ça interroge, quand même. Parce que la frontière entre les deux est parfois mince et peut-être inexistante. Le « couple » homo a parfois beaucoup de bienfaits, de fécondités, et peut être durablement satisfaisant, exaltant. Certains diraient qu’il peut rendre « heureux », qu’il est de « l’Amour », qu’il offre une altérité et une complémentarité naturelle et quasi surnaturelle, une plénitude, même si ce n’est pas dans la différence des sexes. L’expérience vécue en couple est parfois ressentie comme « géniale et sans nuage », même sur la durée. Quelquefois, ça a l’air d’aller crescendo, même !
 

En vous décrivant ces exceptions, je vous vends du rêve, je nous pousse dans nos retranchements… en sachant que tout ça, c’est à vue humaine et mondaine, donc à courte vue, bien que ça ait goût d’éternité et de Vérité parftois. Saint François de Sales (1567-1622), dans son pamphlet sur « L’amour vrai », sait nous ramener les pieds sur terre comme au Ciel. Je le cite : « Il y a certains amours qui semblent extrêmement grands et parfaits aux yeux des créatures, qui devant Dieu se trouveront petits et de nulle valeur. La raison est que ces amitiés ne sont point fondées en la vraie charité, qui est envers Dieu, mais seulement en certaines ententes et inclinations naturelles. Au contraire, il y en a d’autres qui semblent extrêmement minces et vides aux yeux du monde, qui devant Dieu se trouveront pleines et fort excellentes parce qu’elles se font seulement pour Dieu et en Dieu, sans mélange de notre propre intérêt. » Mais ça me semble important d’aller à la source de ce qu’on dénonce, de s’approcher de l’humain et de la frontière du mal qu’il peut poser.
 

 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 2 – Parce que le caractère peccamineux de la pratique homo n’est pas flagrant, voire il est invisible. Ce qui est très troublant, c’est que l’acte homo, dans certains cas, n’altère pas la vie de prière et la relation à Dieu, bien au contraire. Normalement, c’est à ça qu’on reconnaît le péché, et d’autant plus le péché mortel : il nous coupe de Dieu, de la prière et de la vie spirituelle. Il ne passe pas la Semaine Sainte ! La honte devrait nous submerger à un moment où un autre. Pourquoi le péché, dans certaines pratiques homosexuelles, n’est absolument pas ressenti ? n’atteint ni notre conscience ni notre sens moral ? Ça, ça m’interroge fortement. On s’est arrachés les cheveux, avec des amis cathos en « couple » homo, pour comprendre où se trouvait le mal dans ce qu’ils vivaient. Des mecs qui ont été longuement continents, qui ont un vrai amour de l’Église et une bonne formation théologique, n’identifient pas où est le mal ni le péché dans la pratique homo qu’ils connaissent, n’identifient pas dans la situation présente qu’ils vivent ce qui ne va pas. Ils sont à ce point troublés et perdus dans leur discernement du péché que ce n’est que le discours théorique, dogmatique, qui leur sert d’argument, leur sens du devoir et de l’obéissance, qui les conduit à déduire que c’est un mal ; ce n’est que le discours de l’Église qui fait frein. C’est quand même pas rassurant, il faut l’admettre. Les signes extérieurs et objectifs de possession, de tentation, de mauvaise action, ont été répertoriés par l’Église. Mais quand dans la pratique homo rien n’est visible, rien n’est ressenti comme mauvais, on fait comment ? Peut-on ne pas sentir qu’on pèche ? Surtout quand on a été élevés dans la foi et que notre conscience a été formée à son examen, que nous avons été fortement sensibilisés au discernement, à l’acceptation de l’existence du bien et du mal, du péché, du paradis et de l’enfer, du Salut ? Honnêtement, j’ai du mal à le croire. Même si le péché est de l’ordre de l’objectif, bien avant d’être de l’ordre du ressenti, de la culpabilité et – au mieux – de la contrition.
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 3 – Parce que ses paroles ne sont quasiment pas incarnées ni personnifiées. Les mots du Catéchisme sur l’homosexualité sont plus théoriques que portés par des vies, des personnes de chair et d’os. Un idéal moral et spirituel est pointé – celui de la « chasteté »… mais ceux qui l’ont écrit n’ont pas d’exemples vivants ni positifs à donner. Ça se réduit à un devoir moral, à une ligne de conduite à suivre tant bien que mal, « en union avec la Croix du Christ », et éloignée des deux vocations plénières de l’Église (le mariage ou le célibat consacré).
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est louche ? 4 – Parce qu’il ne trouve pas d’échos favorables, y compris chez la plupart des pères de l’Église. Le fait de faire aussi peu d’émules et de ne susciter que circonspection et méfiance chez nos pasteurs, nos évêques censés nous conforter, nous envoyer, nous confirmer, me fait franchement douter du bien-fondé de la Mission qui nous est confiée, à nous personnes homos cathos continentes. Est-ce que je ne m’envoie pas moi-même ? Même à Courage je me suis fait tej. Je prenais trop de place, malgré moi. Sur le terrain de la connaissance et de l’explication de l’homosexualité, une fois qu’on a franchi la barrière de la médiatisation, avec un discours et une analyse qui tient la route (car les Jean-Marc Veyron-Lacroix, les Xavier Bongibault et les Jean-Pier Delaume-Myard n’avaient rien à dire sur l’homosexualité), on se retrouve bizarrement à enseigner nos propres accompagnateurs, on en sait même plus que nos évêques, cardinaux, spécialistes en théologie morale, et même le Pape. Sans me vanter. C’est juste la réalité. Les rapports sont inversés. Ce n’est pas normal. Cette inversion est-elle diabolique ?

La solitude du prophète, je la connais. Je suis quasiment mon seul référent sur le sujet de l’homosexualité. Le fait d’être aussi peu nombreux à simplement l’expliquer, à l’analyser publiquement, ce n’est pas normal. C’est mauvais signe sur la Vérité de ce qu’on annonce. Des témoins de l’homosexualité, ils sont rares et il y en a encore quelques-uns : mais ils ne traitent jamais de l’homosexualité, de l’hétérosexualité, de l’homophobie (ils disent qu’ils sont homos, et après, ils parlent de leur vie et de leur rapport à Jésus, ils s’épanchent sur leur ressenti : on s’en fout). En revanche, des penseurs et des analystes vraiment catholiques de l’homosexualité, et qui sont vraiment homos, je n’en connais pas, à part moi. Et ça me fait vraiment chier. Le fait d’être ma propre référence ne me rassure pas du tout quant à la véracité et la Vérité du chemin que je suis, ni sur mon apostolat. « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai. » (Jn 5, 31) Quand ma mère spi ou d’autres curés m’encouragent en me disant que mon choix de la continence est juste et vrai, est le meilleur, ils me font : « Mais si ! Tenez bon. Pour trouver des réponses à vos interrogations sur l’homosexualité, lisez donc… euh… vos propres écrits ! » Super… Et les prêtres ou les gens qui me soutiennent cristallisent sur moi tous leurs espoirs. C’est trop. C’est suspect. Limite malsain. Je suis allé voir le seul évêque français qui a osé me soutenir publiquement – Mgr Brouwet, évêque de Lourdes-Tarbes –, histoire de ne pas m’auto-envoyer en mission, en le suppliant de m’adouber : « Confirmez-moi !!! Envoyez-moi en mission !! Faites de moi ce que vous voulez !! Je veux être envoyé, je veux être dans l’obéissance ! … » Gentiment et laconiquement, il m’a répondu : « Ben, continuez ce que vous faites dans les médias, continuez d’écrire. C’est très bien. » Merci Monseigneur… Je suis vachement avancé, vachement confirmé, vachement envoyé, ça fait peur…

Ne pas être reconnu par les siens est extrêmement violent et décourageant. S’il n’y avait pas le Christ, si ma continence ne tenait qu’à un contrat avec la communauté de croyants ou les pasteurs de l’Église, ça fait longtemps qu’elle aurait volé en éclats. J’ai plus d’une fois eu envie de jeter l’éponge. Je me dis en moi-même : « À un moment donné, il va falloir que je reconnaisse que je fais fausse route, humblement : halte à l’acharnement ascétique, halte à l’insistance d’être écouté et à la prise de parole, halte à la comédie de l’obéissance aveugle ! » Aller jusqu’à susciter la méfiance de mes pères, alors même que je vis ce qu’ils me demandent (aussi bien dans le fond que dans la forme), il faut avouer que c’est complètement déroutant. Qu’est-ce que vous voulez, au juste, chers évêques et cardinaux ? Et surtout, vivez-vous vraiment la continence, si vous n’êtes même pas fichus de la proposer aux fidèles catholiques dont la situation de vie la réclame ?

Après, c’est à nous aussi de consentir à ne pas tout savoir, de consentir à ce silence assourdissant ainsi qu’à l’impopularité. C’est le lot des prophètes d’être maltraités, pas épaulés, pas écoutés et d’être même pris pour des diables. « S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison ! » (Mt 10, 25) ; « Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous, car leurs pères en ont fait de même aux faux prophètes. » (Lc 6, 26) De plus, il y a des choses que nous ne devons pas savoir tout de suite, pas simplement « pour notre bien », mais surtout parce que concrètement, nous ne pouvons pas les porter. « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. » (Jn 16, 12)
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 5 – À cause du manque de fruits. Il n’y a quasiment pas de fruits à l’apostolat. C’est la misère. Moi, j’ai l’impression d’être tout seul, je fous les pétoches à tout le monde (sauf aux Belges ! haha), j’ai tout perdu (mon travail, mes amis, une bonne partie de ma famille, l’horizon d’un sacerdoce, ma réputation, mon statut de conférencier à la Fabrice Hadjadj, ma sécurité matérielle…). On peut se rassurer en voyant dans l’adversité et les attaques ou l’échec ou l’anti-signe, un signe prophétique, mais bon… Au bout d’un moment, faut quand même regarder les fruits. Alors bien sûr, Jésus parle des fruits spirituels, pas des fruits du monde, mais quand même. Si ça se trouve, je suis un faux prophète, et je ne m’en rends même pas compte. « Gardez-vous des faux prophètes. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits… » (Mt 7, 15-17) La pénurie des personnes homosexuelles continentes capables de sortir de l’anonymat, leur peur de l’apostolat public de l’homosexualité, leur réticence à témoigner, sont de puissants indicateurs qu’il convient d’écouter et de prendre en compte. Signifient-ils que cette mission ne vient pas de l’Esprit Saint, ne vient pas de Dieu, ne repose sur rien ou repose sur un fantasme dangereux ? Est-ce juste un caprice et un délire du mec qui ne s’accepte pas lui-même et qui veut embarquer tout le monde dans son mal-être égocentrique et mégalomaniaque ? Je n’ai pas la réponse. En tous cas, je peux vous dire que je ne vois pas beaucoup de fruits de ce que je sème.
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 6 – À cause du manque de sources fiables et le silence de la Bible. L’homosexualité, Jésus n’en parle jamais. Le vrai passage biblique qui fait chier, c’est saint Paul (et encore… il se réfère prioritairement à la sodomie et à l’efféminement). Le Lévitique est un écrit que même Jésus a adouci (exemple : la lapidation des femmes adultères). La seule parole qui fait vraiment autorité, c’est l’interdit de l’adultère par Jésus (et l’homosexualité rentre dans ce cadre). La génitalité et la conjugalité vécues hors mariage sont peccamineuses. Et l’homosexualité en fait partie.

La Bible dit peu de choses sur l’homosexualité, et ça paraît en plus relatif au contexte, donc subjectif, aléatoire, démodé. Ça fait croire qu’il faut adapter ce que dit la Bible à chaque époque, au nom de l’évolution des gens, de l’Incarnation, de l’inculturation (comme on dit dans l’Église). Dans le sens relativiste mais pas que : dans le sens aussi restrictiviste et déductif. Par exemple, Jésus ne nous a jamais demandé de nous brosser les dents : c’est pas pour ça qu’on ne doit pas le faire. Il n’a pas dénoncé explicitement l’avortement, l’usage des moyens contraceptifs ni la PMAGPA : ce n’est pas pour ça qu’on ne doit pas les dénoncer ou les pratiquer.
 

 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 7 – À cause du silence des pères de l’Église Ce qui désarçonne, c’est le silence de Dieu et de l’Église qui pose un interdit non-étayé, de manière péremptoire ; c’est le silence du Pape et des évêques qui, quand ils s’opposent à l’acte homo, ne savent pas dire en quoi c’est un péché. Alors qu’ils sont censés nous guider, connaître la Vérité et nous y conduire… « C’est mal parce que… c’est mal. » Ah, ok… Dans le Catéchisme de l’Église Catholique, la concision (quatre petits paragraphes) et la séparation du chapitre sur l’homosexualité (demandant juste la chasteté, ce qui n’induit pas un renoncement au couple) d’avec le chapitre sur le célibat (demandant clairement la continence), illustre combien les chefs de l’Église Catholique, même s’ils ne se sont pas trompés dans ce qu’ils ont écrit, ont été très incomplets et ambigus jusque-là.
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité cloche ? 8 – À cause de l’absence d’arguments rationnels Si l’Église a raison sur ce sujet, ça doit pouvoir se démontrer un minimum. Au nom de l’Incarnation. Son raisonnement doit se tenir (même s’il y a forcément la part d’incertitude, de silence, d’indémontrable, qu’induisent nécessairement l’Amour de Dieu, le surnaturel, et la liberté de l’Homme : l’Amour ne s’impose pas comme une preuve – sinon, ce n’est plus de l’Amour -, les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées et nous dépassent rationnellement). Mais quand même. La Vérité s’est révélée et nous a rejoint à travers Jésus, l’Église, la Bible, l’Esprit Saint, bon sang ! Le discours ecclésial sur l’homosexualité doit pouvoir se comprendre d’une manière ou d’une autre, doit être démontrable à un moment où une autre, doit être simple, limpide, lisible, accessible, incarné. Sinon, c’est que c’est une construction mentale humaine ou une superstition qui ne vient pas de Dieu. L’argument du Mystère « insondable » et du caractère injustifiable du mal (qu’on appelle la Croix, le péché, etc.), la posture piétiste, au bout d’un moment, ça ne suffit plus ! Nous, catholiques, ne sommes pas des abrutis qui devons accepter tout (même ce qu’on ne comprend pas) au nom de Dieu. Il y a une part de la Vérité qui se donne à goûter, à approcher et à raisonner. Si l’Église a raison, ça doit se voir, s’expérimenter, se vérifier quelque part. Si l’homosexualité devient l’aile ouest de l’Église à ne pas aller visiter, c’est que cette Église ne nous dit pas tout ou ne le dit pas bien. On a entendu son refrain de la Charité « On ne te juge pas, on t’aime, on t’accueille » : c’est le « Va et ne pèche plus » de la Vérité qui manque, et qui ne sort pas, parce que les chefs de l’Église n’ont pas compris en quoi la pratique homo est un péché. Ce silence des prélats donne à penser que la continence serait une spéculation des radicaux ou des extrémistes de l’Église (uniquement applicable par des exceptions), qu’on se fait des films, et qu’on attribuerait à l’Église et à Jésus une dureté qu’ils n’ont pas. La ceinture de chasteté ou la fermeture des sacrements aux personnes homos pratiquantes, ne serait-elle pas finalement une règle de plus créée par les néo-pharisiens et venue s’additionner à ce que Jésus n’a jamais dit sur le sujet ?
 

 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 9 – À cause de la faiblesse objective de certains arguments ecclésiaux. A) « C’est mal parce que c’est limité. » Pourquoi, pourrait se demander n’importe quelle personne homo en couple, alors que je suis bien avec mon copain, je devrais le quitter ? Pourquoi quelque chose de limité (absence de différence des sexes, moins d’altérités échangées, pas d’ouverture à la procréation, moins de complémentarité des psychismes, etc.) en deviendrait impossible, diabolique (certains cathos parlent d’« esprit d’homosexualité »), ou à ne pas vivre ? Même dans les couples homme-femme, il y a beaucoup de lacunes, de limites, d’impossibilité, d’infécondité : pourtant, à eux, on ne leur dit rien et on ne les empêche pas de se marier. Idem pour les célibataires consacrés : même les séminaristes équilibrés ne sont pas parfaits, des saints, et sont indignes de revêtir le Christ. Idem pour les fidèles catholiques qui ne sont ni homosexuels, ni divorcés « remariés », ni en état de recevoir la Communion : stricto sensu, étant tous pécheurs, personne ne mérite de recevoir Jésus-Eucharistie. Pourtant, eux, ils ont accès à la Communion, à la Confession. Étant plus pécheurs, les personnes homos en « couple » homo devraient justement nécessiter encore plus la Confession : il y a comme une double peine à leur refuser l’absolution. C’est la même injustice pour les nombreuses personnes qui ont été mariées pendant vingt ans avec leur conjoint, et qui se retrouvent larguées du jour ou lendemain, avec interdiction de se remettre en couple, sous peine d’être complices de l’adultère qu’elles ont subi et d’être privées des sacrements. Wahou ! Va comprendre la logique ! B) « C’est mal parce que c’est péché mortel. » Même les experts et les théologiens sont coincés pour dire en quoi le « couple » homo est un mal et un péché, et encore plus un péché mortel. Même des tronches ecclésiales sèchent sur cette question ! Ils diagnostiquent, ou étayent la logique d’un raisonnement, mais cet étayage est biaisé car le présupposé de base n’est pas démontrable et est de l’ordre de la croyance voire de la superstition : « Dieu a créé l’homme et la femme à son image et c’est la seule forme d’Amour authentique. » ; « Dieu n’a pas créé certains Humains homos. » ; « On peut changer. C’est une immaturité affective, narcissique, et une blessure héritée. » … alors qu’en réalité, on n’en sait rien, ou que même après toutes les thérapies du monde, on ne constate bien souvent aucun changement et ça ne part pas dans un temps humain. On peut identifier un symptôme, un signe de péché, le diagnostiquer et même l’expliquer : c’est pas pour ça que ça l’enlève et que ça le règle. De surcroît, la gravité de l’acte homosexuel est largement atténuée d’une part par l’ignorance de ceux qui la pratiquent, parfois aussi par l’absence de signes de gravité de cette pratique, et d’autre part par le caractère subi de la condition homosexuelle : l’attirance homosexuelle n’est pas un choix. Et comme dit Jésus en Lc 12, 47, « À ceux à qui il a été peu donné, il sera peu demandé. » Ça en fait, des circonstances atténuantes ! C) « C’est mal parce que c’est dit dans la Bible/le Catéchisme. » Le fait que la parole d’Église (dans le Catéchisme) soit, dans l’ordre de la Foi, le prolongement de la parole de Jésus, n’est une Vérité que de Foi, pas une Vérité objective. L’homosexualité, c’est le seul point sur lequel les cardinaux ne se positionnent pas et se divisent (c’était flagrant lors du Synode sur la famille, en 2015). Ils savent dire pour l’avortement, le meurtre, la contraception, la pédophilie, le divorce, l’euthanasie. Pour l’homosexualité, c’est juste un interdit sec et sans autre procès que « ce n’est pas dans le plan et la création de Dieu. » Okay. « Porte ta Croix et offre ton sacrifice au Christ. » D) « Il te faut obéir pour obéir. Il te faut accueillir humblement ta Croix, en communion avec le Seigneur. La Vérité, c’est l’obéissance et la Croix. » Obéissance, ok. Mais obéissance à qui ? (Jésus ? Il ne nous a jamais demandé de ne pas pratiquer l’homosexualité) Obéissance pour quoi ? Pour faire plaisir au Vatican (qui n’en a rien à foutre de nous, ou qui nous craint) ? L’obéissance pour l’obéissance ? L’abstinence ne doit pas être un trophée. La pureté ne doit pas être un fétiche. La sainteté ne doit pas être un joli concept pieux. L’humilité peut être la forme masquée de l’orgueil et de la lâcheté. La Croix ne doit pas être vénérée en elle-même (nous ne sommes pas masochistes, et Jésus non plus), mais c’est l’acceptation de celle-ci par Jésus qui est vénérable. Peut-être que dans ce culte de la « Croix homosexuelle » et de l’abnégation, nous faisons dire à Dieu les commandements et les renoncements qu’il ne nous a jamais demandés : « C’est la miséricorde que je veux, et non les sacrifices. » (Mt 9,13). Si ça se trouve, avec cette histoire de la continence homosexuelle et du renoncement au « couple » homo, on est en plein délire mystique ! Péché d’orgueil et illuminisme ! Narcissisme ! Il est tout à fait possible de trouver dans cette sublimation ascétique un moyen de se rendre médiatique, héroïque, d’être homophobe en déguisant cela en amour christique fantasmé et en abnégation, de se créer une sainteté en toc, de se venger de ses déceptions amoureuses et de son passé glauque, de se haïr et de se sacrifier soi-même, de ne pas aimer ni se donner, pour contenter une minorité ecclésiale tout en exploitant le mal-être des autres. E) « C’est mal parce que c’est un péché qui menace l’éternité de ton âme. » Une menace ou un risque (de damnation, de gravité peccamineuse) n’est pas un argument. F) « C’est mal parce que ça te fait souffrir ou t’a fait souffrir. » « Tu n’es pas ta blessure. » La souffrance ou la pitié ne sont pas non plus des arguments. En plus, dans le cas de la condition homo, la souffrance peut tout à faire provenir d’autre chose que la pratique homosexuelle, et surtout du regard misérabiliste posé sur celle-ci, ainsi que de la contre-indication religieuse dont elle fait l’objet. Et la sublimation de l’image du Jean-Baptiste esseulé dans son désert, elle a bon dos. On peut tout-à-fait souffrir pour rien ou une mauvaise cause. G) « C’est mal parce que c’est contre-nature. » L’interdiction (naturaliste) ne tient pas non plus, puisque d’une part les catholiques défendent avant tout une réalité surnaturelle, et d’autre part, parce que, par certains aspects, l’homosexualité semble très naturelle (ça dépend de quelle nature on parle…). Le courant constructiviste, très puissant dans l’Église, du « Tu ne te réduis pas à ça », c’est-à-dire de l’humanisme intégral, est particulièrement délétère et homophobe. Sous prétexte de s’opposer aux excès du courant identitaire de l’essentialisme LGBT (coming out, revendications politiques, etc.), sous prétexte effectivement que la tendance homosexuelle conditionne l’identité sans se substituer à elle, la réalité de l’attirance homosexuelle est souvent psychologisée (absence du Père, blessure d’un viol, etc.), dramatisée, voire niée, ainsi que son enracinement affectif sur le terrain social, mondial, émotionnel et des croyances gommé. H) « Tout a déjà été dit clairement dans l’Église Catholique, l’Église accueille très bien les personnes homosexuelles, et la chasteté est l’unique chemin de bonheur pour toute personne durablement homosexuelles qui ne peut ni se marier ni être ordonnée prêtre. » Les théories sur le « couple chaste », le « couple homo voie de sainteté », sur « Dieu qui aimerait tous les Hommes donc bénirait tous les amours » sont bancales, c’est vrai ; les discours de James Martin ou de Krystof Charamsa sont bancals ; les exégèses apocryphes (David et Jonathan, Ruth et Noémie, l’écharde de Paul, l’« amour d’amitié » de saint Thomas) sont bancales, ok… mais pas plus bancales que les théories de l’homo chaste célibataire heureux, qui aurait sa place dans l’Église et serait accueilli par Elle (grosse blague). Je peux vous en parler, du mythe de l’accueil des personnes homosexuelles dans l’Église ! Ce pseudo accueil ou accompagnement, où on préfère l’homo souffrant, toquant aux portes de tous les psychanalystes et spécialistes, l’homo accro à ses anxiolytiques, l’homo éploré et en faiblesse, l’homo niant son homosexualité, se déclarant « ex-gay » ou se forçant au mariage, le « témoin chemin de Croix » se pliant à toutes les retraites de guérison intérieure et jouant la « victime des attaques de la terrible dictature du lobby gay », plutôt que le gars homo qui va bien, qui a des choses à nous apprendre sur l’homosexualité, qui va nous bousculer dans notre train de vie de grenouille de bénitier, et qui ne se laisse pas « sauver » exactement comme on projette son « Salut ». I) Autre élément de poids : Le total manque de discernement des gens d’Église sur l’hétérosexualité et son caractère satanique m’inquiète clairement sur la qualité de leur discours sur l’homosexualité.

En résumé, je ne vais pas lister tous les arguments-bidons d’opposition. Je n’ai cité que ceux qui me semblaient les plus évidents. Ce qui ressort malgré cela, c’est globalement la pauvreté de l’argumentaire d’opposition des catholiques : « C’est dit dans Bible, c’est pas la volonté de Dieu, c’est pas naturel, c’est pas inné, c’est pas de l’Amour (plus rare)… » Toutes ces assertions sont au pire fausses, au mieux faiblardes. En outre, que fait-on de l’exigence de non-jugement des personnes ? Avec la pratique homo, on ne peut pas être dans un abord manichéen « c’est bien/c’est mal », « ni bonheur/malheur ». Car du mal peut sortir du bien. Car j’ai vu des « couples » homos qui se sentaient très heureux. Car il y a des péchés plus graves que la pratique homo, même si ça reste un péché mortel (on parle de la mort de l’âme, ici). Car c’est un péché qui ne donne pas toujours les signes de sa gravité, même aux âmes les plus averties de son existence. Pour toutes ces raisons, l’homosexualité est un sujet qui nous impose la plus grande prudence, nous empêche les jugements péremptoires ou à l’emporte-pièce, nous demande de prendre beaucoup de temps, nous conduit directement à notre impuissance, à la peur, à la honte, à l’humilité, à mordre la poussière, à la nuit de la Foi… à Jésus.
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est louche ? 10 – Parce qu’il ressemble à un refoulement et qu’il renvoie à une réalité d’Église douloureuse non-réglée. Et je me base ici sur le nombre de personnes homos parmi les prêtres. On dirait quelque part que cette forte représentativité (réelle !) punit ou demande aux autres ce qu’elle ne fait pas elle-même (la continence) ou à l’extrême inverse ce qu’elle fait (la pratique homo discrète), pour faire diversion et montrer patte blanche.
 

Pourquoi le discours de l’Église sur l’homosexualité est bancal ? 11 – Parce que les solutions concrètes proposées aux personnes homos sont soit absentes, soit inadaptées. On demande à la personne homo l’exigence de vie d’un célibataire consacré, mais sans lui donner la consécration. Et en plus, ce degré d’exigence est exprimé du bout des lèvres (normal que beaucoup ne l’entendent pas !) et sans joie, sans reconnaissance de la primauté de la puissance de l’apostolat par l’homosexualité pour le monde actuel. Du coup, la proposition n’est pas ragoûtante. On n’y croit pas une seconde.
 

Pourquoi le discours de l’Église cloche ? 12 – À cause de l’absence de la Bonne Nouvelle On n’entend toujours pas la Bonne Nouvelle qu’une personne homo peut être sainte, est appelée à la sainteté, qu’elle a un enseignement capital à apporter sur la sexualité, l’homosexualité et même les Fins dernières et les sacrements, enseignement qu’aucun théologien moraliste ni cardinal ne peut fournir avec cette acuité et éclairage précis. On n’entend pas que l’homosexualité est un terrain de sainteté (je ne parle pas de la sainteté qui arriverait une fois que l’homosexualité ait été balayée ou rayée de la carte, mais de sainteté dans l’homosexualité permanente d’un point de vue terrestre). Ça prouve qu’il y a un problème. Ce n’est pas crédible. Ou alors c’est incomplet. Surnaturellement, Dieu appelle tout le monde. Donc si les gens d’Église n’appellent pas les personnes homosexuelles, c’est qu’ils ne jouent pas leur rôle.
 

 

Conclusion : Malgré tous les signes de faiblesse et les nombreuses lacunes que je viens de répertorier, je sais que l’Église Catholique a raison concernant l’homosexualité, l’appel à la continence, et la gravité de l’acte homo. Je le sais d’autant mieux que je mesure combien elle pourrait avoir tort rationnellement parlant, intellectuellement parlant, humainement parlant. Je le sais aussi parce que d’une part beaucoup d’amis homosexuels cathos et pratiquant leur homosexualité m’ont parlé de manifestations de nature démoniaque pendant leurs coïts, parce que d’autre part Jésus m’a clairement montré sa présence, de manière indéniable. Et là, face à ce que j’ai vécu, je ne peux pas lutter. Et je tiens à préciser qu’il a fallu que j’attende mes 34 ans pour connaître mes premières preuves de l’existence de Jésus (avant, elles existaient, mais je ne les voyais pas, et ce n’était pas net). Je peux vous en raconter brièvement 6 :

 

1 – En 2014, à Paris, je suis allé voir la pièce Les Sex friends de Quentin de Cyrille Étourneau parce que j’avais envie d’aller voir une œuvre théâtrale légère sur l’homosexualité. Et j’ai découvert tout du long qu’elle parlait de la gitane Carmen… alors que rien dans le résumé n’aurait pu me mettre sur la voie, et surtout, alors que je venais de publier le code « Carmen » sur mon blog le jour même. Voyez la délicatesse de Jésus, qui se manifeste à travers mon homosexualité, qui me fait des clins Dieu précisément sur ce qu’il ne justifie pas en moi. Il se sert de mon homosexualité pour me montrer sa présence. C’est à la fois drôlissime, complètement insolent et surprenant. Il m’accueille en entier, et non à condition que je ne ressente plus cette attirance, ni même que je la pratique. Il va jusqu’à se servir des personnes homosexuelles athées, de la culture homo, de ma tendance homo, pour L’annoncer Lui, et aussi pour donner raison à mes études sur l’homosexualité, pour donner raison à l’Église ! C’est complètement fou !
 

2 – Deuxième grâce sensible que j’ai vécue à mes 34 ans. Je participais au Festival Anuncio à Montmartre, en 2014. On m’avait foutu tout seul dans un stand « Homosexualité » près de la basilique du Sacré-Cœur, à Paris, et j’avais passé une journée dense et infernale car j’ai enchaîné les consultations privées de gens affamés de comprendre correctement le point de vue de l’Église Catholique sur l’homosexualité sans pouvoir répondre à toutes les attentes. Pour finir la journée, je me suis dit : allez, je vais aller faire un tour dans la Basilique. Les reliques des époux Martin y étaient exposées. Il faisait nuit. J’étais fatigué mais je m’y suis rendu quand même. J’ai vu qu’il y avait des confessions et qu’un prêtre était assis dans son coin, sans personne. Sans trop réfléchir, alors que je n’avais pas prévu d’aller me confesser, j’y suis allé. Pendant la confession, je me souviens que ce jeune prêtre n’a pas arrêté de me parler de la sainteté. Je lui ai confié mes péchés. Il m’a écouté. Et au moment de me donner l’absolution, il s’est levé, a étendu ses mains à une soixantaine de centimètres au-dessus de ma tête. Et là, radiateur ! J’ai senti l’Esprit Saint physiquement, comme une grosse source de chaleur. J’ai même demandé au prêtre, après la confession, si ce que j’avais ressenti, c’était normal. Il a esquivé en me disant que ça faisait seulement 3 mois qu’il avait été ordonné. Je ne sais même pas à quoi il ressemble. Mais je crois que c’était Jésus.
 

3 – Troisième miracle concret que j’ai vécu. C’est une série de miracles avec saint Antoine de Padoue. En lien avec la communion des saints, donc. Franchement, consacrez-vous à un saint de l’Église en particulier, et croyez-moi qu’il vous le rend bien et s’occupe de vous ! Il ne vous lâche pas. Premier cadeau de saint Antoine : en 2015, c’était la pleine période du passage du « mariage gay » en Italie. Et en dehors de tous les circuits classiques de mes conférences italiennes de la Manif Pour Tous, il y a un prêtre, un seul, qui m’a écrit un mail (en italien : il ne parle pas français, ni anglais, ni espagnol) pour m’inviter dans sa ville : c’est le père Giovanni Ferrara, prêtre – je vous le donne en mille – de Padoue ! J’avais une chance sur un milliard qu’on me fasse venir de France dans une ville d’Italie. Et la seule qui me contacte, c’est Padoue. Le père Ferrara et moi savons pertinemment que c’est saint Antoine qui a arrangé le coup et nous a réunis ! Deuxième cadeau de saint Antoine : un dimanche soir de 2015, ce que j’avais déclaré en sourdine et en prière à la statue de saint Antoine dans la basilique du Sacré-Cœur – je lui ai dit que les bougies à ses pieds étaient à l’image de la lumière de Jésus dans nos cœurs et à l’intérieur de notre corps humain, et que j’allais en écrire un mini-article – a été redit quelques minutes après mot pour mot dès la première phrase du prêtre polonais en homélie : « Pour commencer, j’ai envie de vous proposer une image. Nous sommes tous des bougies humaines. » J’ai dévisagé avec inquiétude le prêtre, puis dévisagé de loin la statue de saint Antoine, en leur demandant intérieurement : « Il se passe quoi, là ? C’est quoi, ce sketch ? » Saint Antoine, c’est mieux que le téléphone ! Troisième cadeau de saint Antoine : en 2015, une amie, Mili Hawran, est allée exprès pour moi à la cathédrale Notre-Dame de Paris afin de prier devant la statue de saint Antoine de Padoue, car elle aimait beaucoup ma chanson sur le saint ; elle m’a même écrit en « live » par texto qu’elle ne le trouvait pas – elle a fini par tomber dessus – ; et une fois devant la statue du saint, elle a demandé gratuitement à saint Antoine d’avoir l’occasion de revoir un jour un ami libanais commun cher à notre cœur et que nous n’arrivions jamais à voir… et sur qui tombe-t-elle en sortant de la cathédrale ? Sur Élie, accompagnant un groupe de Libanais en visite à Paris ! Une chance sur un milliard ! L’un et l’autre n’en revenaient pas… Quatrième et dernier cadeau de saint Antoine : en 2016, j’étais totalement perdu en pleine cambrousse en France, à faire du stop à un endroit désastreux où je risquais de moisir. J’ai appelé à l’aide saint Antoine… et de manière quasiment immédiate et totalement risquée et improbable, une voiture d’un musulman qui roulait pourtant vite sur la voie rapide m’a vu de très loin en contrebas, et a fait une rocambolesque marche arrière sur la voie d’accélération très éloignée derrière moi. J’en ai fini avec la série des cadeaux de saint Antoine. Je poursuis avec les deux derniers miracles que j’ai reçus récemment.
 

4 – Comme vous le savez peut-être, l’année dernière, je suis tombé pour la première fois de ma vie amoureux d’un homme. Intensément. Je raconte tous les détails dans le chapitre I de mon livre Homo-Bobo-Apo, dans la partie « Le cas Jérémy ». Vous pourrez aller lire. Nous ne sommes plus ensemble. Car Jésus est plus fort. Et Il est venu me chercher. Jérémy a beau être une personne d’exception, et ce qu’on a vécu (il habite Toulouse) a beau avoir été génial, sans nuage (je n’ai pas su voir où était le mal dans ce qu’on a vécu, honnêtement), moi, j’appartiens à Jésus, qu’est-ce que vous voulez ? J’ai fait deux voyages, en mai dernier, à Toulouse. Dans l’entre-deux, je m’étais confessé et j’étais revenu à la messe. Je me trouvais le 14 mai 2017 à la messe de 12h15 à l’église de Saint-Roch à Paris. Et pendant le début de l’office – je vous jure que c’est vrai -, j’ai écrit sur le block-note de mon téléphone portable une phrase qui me tenait à cœur d’envoyer à Jérémy juste après la messe, et que je ne voulais pas oubliée : « Jérémy, je suis un affamé de Vérité. » La messe se poursuit. Rien, ni dans les textes, ni dans la liturgie, ne renvoyait à la faim, à la nourriture. Et « être affamé de Vérité » n’est pas une formule convenue classique qu’on entend dans la bouche d’un prêtre. L’homélie arrive. Le père Philippe Desgens nous parle de la parole du Jour. Tout se passe sans encombres, jusqu’à sa dernière phrase, qui n’avait absolument aucun rapport avec son homélie pourtant bien structurée, ni sa thématique. « Si nous ne suivons pas Jésus, nous resterons toujours des affamés de Vérité. » Il coupe le micro. Il retourne s’asseoir à sa place. Ça m’a tué. Qu’est-ce que vous voulez faire après ça ? Comment lutter ? Comment dire que Dieu n’existe pas ?
 

5 – Cinquième miracle. C’était à la Pentecôte 2017 : n’étant plus avec Jérémy, je suis allé me confesser à un prêtre de l’église saint Médard tout près de chez moi, dans le 5e arrondissement de Paris (la confession a duré deux heures : le père Albert Gambard, il est juste génial : il pleure avec moi… alors qu’il n’est pas du tout homo, j’en suis sûr. Un vrai père, quoi.) Et j’ai enchaîné après avec un entretien avec ma mère spirituelle, religieuse salésienne. Eh bien vous me croyez si vous voulez. Dans notre conversation, sans le savoir, mon accompagnatrice me sortait mot pour mot des phrases que m’avait dites le matin même le père Gambart. Cette concordance exacte, en plus de dire combien l’Église respecte et vit la sexualité jusque dans le célibat continent qu’Elle demande à ses religieux et religieuses, ce n’était juste pas du hasard.
 

6 – Je pourrais rajouter un sixième miracle, qui cette fois n’est pas événementiel, mais existentiel, et qui montre combien Jésus s’amuse avec moi et se sert même de mon homosexualité pour y confirmer la continence, sa Présence : dans ma famille, il y a un héros invisible (un peu Charlie dans la série Drôles de Dames, celui qu’on voit toujours de dos mais qu’on n’a jamais rencontré). C’est le docteur G. Ma maman, qui est décédée il y a 4 ans, a vécu 40 ans de dépression (internement en hôpital psy). Mais elle est sortie de cet enfer à l’âge de 46 ans. Papa et maman disent qu’il y a deux événements qui l’ont sorti de ce pétrin : ma naissance-surprise (mon frère jumeau et moi avons déboulé sans prévenir), ainsi que le suivi d’un médecin-psychiatre à Cholet dont je tairai le nom. Ce médecin, personne dans la famille – excepté mon père – n’a vu sa tête et ne l’a rencontré. C’est un peu le héros familial inconnu, invisible, limite fantasmé. Mais le plus drôle dans l’histoire, ce n’est pas ça. C’est que j’ai découvert, quasiment par accident, il y a dix ans, et parce que papa a vendu la mèche, que ce thérapeute était homosexuel et vivait avec un homme. En effet, à table, mon père a dit à ma mère : « Tiens, ce matin, au rayon poissonnerie du supermarché, j’ai vu le docteur G. » Et, se tournant vers moi, entre la poire et le fromage, il me sort en espagnol : « Au fait, tu sais qu’il est homo (patata : code entre nous) ? » Ma maman ne m’avait jamais rien dit. Ça, vraiment, ça m’a profondément ému. Que le héros familial, à qui je dois la guérison de ma maman, soit homo et en couple, ça a contribué à me réconcilier avec mon homosexualité et même le « couple » homo. Ça, c’était un super cadeau de Jésus.
 

Pour tous ces signes concrets de Présence divine dans ma vie en lien avec l’homosexualité et avec l’Église Catholique, pour tous ces cadeaux, je sais que Jésus ne nous raconte pas des bobards et que les prêtres, les cardinaux et les personnes homosexuelles (continentes ou pas) sont le prolongement du Christ. Mais c’est chaud. Parce que rationnellement, humainement, intellectuellement et objectivement, le discours ecclésial sur l’homosexualité ne tient pas la route. Je vous le dis : ça ne tient pas. Et tout semble indiquer que l’Église se plante. Ça tient à un fil (c’est le cas de le dire). Et cette fébrilité annonce prochainement des persécutions – basées sur cette incompréhension par rapport à l’homosexualité – sans précédent dans l’Église. L’homosexualité est le fer de lance de l’anticléricalisme actuel. La pédophilie, ce n’est que le faux nez de l’homosexualité. Le machisme ou le sexisme, pareil. C’est pourquoi il faut vous préparer. Et le meilleur moyen de se préparer, c’est d’accepter sereinement que humainement parlant, d’un point de vue argumentatif, vous n’arriverez pas à justifier pourquoi l’Église a raison de proposer la continence aux personnes durablement homosexuelles. La raison est surnaturelle et pour l’instant cachée. Et je pense qu’elle sera cachée jusqu’à la Fin des Temps.

Star Wars, vitrine publicitaire de la Franc-Maçonnerie à la Grande Loge de France


 

Je me suis rendu cette après-midi à la « rencontre publique » dédiée à Star Wars intitulée « Force et Lumière », appelée « triangulaires », qui a eu lieu à la Grande Loge de France (rue de Puteaux)… et non au Grand Orient comme au départ je l’avais cru. Ce qui m’a permis de découvrir un niveau temple franc-maçon ! Chose étonnante : contrairement au GODF, il y a sur les lieux de la GLDF énormément de vestiges catholiques, mais soit détournés (des dessins humoristiques de saints devant une photocopieuse, des croix chrétiennes mais sans référence à Jésus, etc.), soit carrément jetés aux oubliettes (par exemple, la Croix du Christ a fini aux toilettes…). Le temple où s’est tenue la triangulaire est une réplique d’une église catholique, mais sans statues (à la place, il y a des écussons), sans transept, avec des vitraux vides d’illustrations.
 

La Croix… dans les toilettes de la Grande Loge de France


 

Je n’aurai pas le temps de faire un descriptif détaillé des trois topos que j’ai entendus. Seul le premier, celui de Frédéric-Pierre Isoz de Bex, qui est ouvertement franc-maçon, a vraiment retenu mon attention. Les deux autres conférences (de Sébastien Galano, puis celle du Dr Stéphane Sarrade, savant qui se présente comme un « optimiste ») étaient moins riches en informations… mis à part l’étonnant développement du chimiste concernant la bière (Cela confirme ce que j’écris sur le bobeauf catho hétérosexuel et également sur la substitution chez les francs-maçons du Sang du Christ par la bière).
 

 

Néanmoins, voici quelques points qui m’ont marqués dans cette Opération Séduction, et qui viennent compléter mon article sur les liens entre hétérosexualité, Franc-Maçonnerie et Star Wars :
 

– L’orgueil intrinsèque à la Franc-Maçonnerie : Frédéric-Pierre Isoz de Bex a dit que le but de l’initié maçon, c’est de « pratiquer la Justice en devenant sa propre Vérité ».
 

– Les francs-maçons pastichent l’Église Catholique, ne serait-ce que dans les mots et valeurs des bobos cathos : notamment, ils défendent la « transmission » (« La transmission est au centre de l’équilibre de la Franc-Maçonnerie » a déclaré Isoz de Bex), l’« Espérance », la « Vie », la « culture » (qu’ils présentent comme une « contre-culture »), l’« humilité ». La lumière qu’il vénère n’est évidemment pas Jésus mais, selon eux, la « connaissance ».
 

– Les francs-maçons défendent ouvertement l’homosexualité (et c’est un de leurs combats centraux) : Frédéric-Pierre Isoz de Bex a présenté la passion amoureuse, les sentiments humains, comme l’« Amour » suprême : il a affirmé que « l’amour profane qui unit un homme et une femme, ou un homme et un homme, ou une femme et une femme – peu importe – est l’amour absolu ».
 

– Il a été question de « transhumanisme » (« L’Homme augmenté »), d' »états de conscience », donc d’expansions de conscience, de sacralisation de la conscience humaine : « L’esprit est supérieur à la matière. » (Sébastien Galano)
 

– Les francs-maçons honnissent le mot « outil » (logique utilitaire, individualiste, synonyme de « se servir ») pour lui préférer le mot « instrument » (synonyme de « servir »). Dans leur masturbation intellectuelle sophiste, ils aiment bien distinguer des concepts (par exemple « la vie » et « le vivant ») pour prouver qu’ils sont intelligents et gnostiques.
 

– L’« Imaginaire » (l’autre nom du diable) a été maintes fois répété et est vénéré.
 

– Dans la pensée franc-maçonne, il n’y a pas du tout de place faite au pardon (contrairement au catholicisme, où l’ennemi reste un frère, est humanisé, recherché et pardonné). Selon Frédéric-Pierre Isoz de Bex, par exemple, « Dark Vador n’est rien. Le mal est anonyme. En Franc-Maçonnerie, pour nous, servir nos mauvais compagnons, c’est nous dissoudre ». L’ennemi est « désubjectivé », annihilé au sens propre du terme : il perd son statut de sujet et de personne.
 

– La Franc-Maçonnerie refuse l’Esprit Saint et la prière : « La paix ne se gagne pas uniquement par la prière. » (Frédéric-Pierre Isoz de Bex a sorti cette phrase, et a été copieusement applaudi). Elle refuse encore plus l’activité des hommes et des femmes de prière. « L’ascétisme conduit à la mort. » (Frédéric-Pierre Isoz de Bex) Les francs-maçons s’intéressent à l’Apocalypse, qu’ils appellent « Le Livre de Jean », mais écartent son « interprétation confessionnelle » (autrement dit sa version catholique), pour ne voir l’Apocalypse que comme un livre de symboles et de mythes. On sent dans leur discours un profond anticléricalisme, une haine de l’Église Catholique Institution.
 

– La Franc-Maçonnerie refuse les limites et surtout la notion d’inéluctabilité, d’irréversibilité, d’arbitraire christique, refuse toute idée de finitude, et la radicalité du Jugement Dernier de Jésus. Selon les francs-maçons, rien n’est établi, rien n’est définitif. Ils vouent un culte à l’absence de regrets (il ne faut surtout rien regretter!! Ce serait un terrible aveu de culpabilité !! La culpabilité, vous savez, cette horreur qu’auraient créée les catholiques…), ou bien un culte à la « Deuxième Chance » (leitmotiv du téléfilm Joséphine ange gardien ; bizarrement, il n’est jamais question de la troisième, la définitive, celle donnée par Jésus), un culte au « Il n’est jamais trop tard ». Leur refus du jugement, et plus profondément du Jugement Dernier (où il y aura un « C’est trop tard » qui générera une joie éternelle ou des pleurs et des grincements de dents éternels aussi) est leur orgueil. Il y aura une Fin des fins. Pas de rattrapage (Le rattrapage du purgatoire est déjà le Salut). La Porte du Royaume se refermera (à l’entrée du purgatoire et du Ciel). Et pour toujours. C’est la radicalité de la Croix. C’est la Justice tranchante de la Vérité-Charité qui est Jésus. Il n’y a pas d’Amour sans Justice, sans séparation nette, radicale et définitive entre le Bien et le mal.
 

 

Dans l’assistance, quand les questions des néophytes profanes fans de Star Wars étaient trop orientées sur le film en lui-même, et que Star Wars perdait son statut de prétexte publicitaire pour imposer discrètement l’idéologie maçonnique, étaient préposés au recadrement et au recentrement du débat sur l’objectif final – FAIRE CONNAÎTRE LA FRANC-MAÇONNERIE – différents initiés dispersés savamment dans la salle. Ces derniers avaient été, je crois, préalablement briefés à ce dressage, et je parie que la grande majorité des auditeurs profanes n’a vu que du feu à cette manipulation, au lavage de cerveaux, et à l’obsession chez leurs hôtes d’absolument faire fusionner la saga Star Wars avec la « grandeur » de la Franc-Maçonnerie. Beau moment « convivial » de manipulation de masse !
 

 

Photo que j’ai eu le temps de prendre avant qu’un des vigiles-Cerbère, furax, ne me l’interdise…

Ne m’invitez pas pour un témoignage : invitez-moi pour au moins ça

Vous voulez m’inviter pour que je parle d’homosexualité (dans votre aumônerie, festival de jeunes, abbaye, paroisse, séminaire) ? Très bien. Et je vous en remercie d’avance. Sachant qu’évidemment, je me plierai au format que vous voulez, et à vos attentes si vous en avez.

 

Si en revanche vous n’avez pas d’attentes précises, puis-je vous proposer une formule ? Donner à un même groupe qui s’inscrit à l’avance pour suivre « le pack » (et s’engage à tout suivre : pas vraiment de formule à la carte ou saucissonnable), une formation complète d’une ou deux journées dans un stand que vous m’attribueriez. Comme ça, je peux vraiment offrir aux personnes qui le veulent un bagage complet sur la question de l’homosexualité, creuser plus profondément les questions, plutôt que de passer en coup de vent, d’avoir un propos en apparences décousu et incohérent, et être pris pour un « gentil témoignage courageux » qu’on écoute pendant 1h30 et après basta, en laissant plein d’incompréhensions, de frustrations et de malentendus derrière moi. Malgré les apparences, l’homosexualité n’est pas un petit sujet, et ne se survole pas. Sinon, ça fait des dégâts. Je peux proposer pour la journée (ou étalé sur deux jours) une formule du style :

 

1) L’HOMOSEXUALITÉ en tant que PHÉNOMÈNE INDIVIDUEL et FAMILIAL :
 

Définition de Homosexualité/Hétérosexualité/Homophobie/Transidentité et transsexualité. D’où ça vient? est-ce que c’est une identité ? Est-ce que c’est de l’amour ? Quelles situations amicales et familiales? (2h : 1h30 + 30 min de questions/réactions)

 

2) L’HOMOSEXUALITÉ en tant que PHÉNOMÈNE SOCIAL, SCOLAIRE, POLITIQUE, LÉGISLATIF, MÉDIATIQUE, MONDIAL.
 

La communauté homo, l’Union Civile, le mariage gay, le Gender, liens entre homosexualité et Franc-Maçonnerie… quoi en penser? Comment les chrétiens peuvent se faire entendre ou ne pas se faire persécuter dans le contexte politique mondial actuel fortement gay friendly ET homophobe ? Quel signe de Fin des Temps est l’homosexualité ? (2h : 1h30 + 30 min de questions/réactions)

 

3) L’HOMOSEXUALITÉ en tant que PHÉNOMÈNE ECCLÉSIAL:
 

Situations concrètes de l’homosexualité dans l’Église : Comment je la vis? Que demande l’Église ? Guérisons et conversions, faut-il y croire? À quelles situations pastorales suis-je confronté? Est-ce que l’Église accueille vraiment les personnes homosexuelles ? Qu’est-ce qui va et qu’est-ce qui ne va pas dans l’Église, au sujet de l’homosexualité ? Que se passe-t-il dans l’enseignement catholique, les médias catholiques, la Curie, les abbayes, les communautés religieuses, le discours du Pape ? Comment sont traitées les personnes homos ? Protestantisme et homosexualité ? Que penser de Courage et des thérapies réparatives ? La question du Salut et de l’enfer. (2h : 1h30 + 30 min de questions/réactions)

 

4) L’HOMOSEXUALITÉ en tant que PHÉNOMÈNE SAINT, DRÔLE, JOYEUX ET EXPLOSIF :
 

Quelles solutions concrètes pour vivre heureux et être saint en étant homo ? (Les moments où Jésus est venu me parler, les miracles que j’ai vécus) Quel apostolat? Quel rôle particulier dans le monde et dans l’Église? Comment déployer toutes les ressources de l’analyse chrétienne de l’homosexualité ? Quels enjeux de l’homosexualité? (Pourquoi il faut en parler?) Comment parvenir à être continent ? Quel est l’intérêt de la continence ? Peut-on être en couple homo et catho? Sainteté et transidentité ? Sainteté et homosexualité ? Que manque-t-il encore dans l’Église pour les personnes homosexuelles ? Pourquoi l’« accompagnement », la « chasteté », la « fraternité », la « sainteté », et même la « continence », sont des mots piégés ? Homosexualité, fer de lance invisible de l’anticléricalisme, et menace sur les sacrements (2h : 1h30 + 30 min de questions/réactions)

 

5) MISES EN SITUATION : cas concrets, extraits vidéos de films, sketchs sérieux et ateliers pour trouver des éléments de réponses :
 

– Votre meilleur ami vous annonce qu’il est homo et vous présente son copain. Il se marie au Canada. Ou bien veut débarquer chez vous.

– Sur un plateau télé, on vous demande cash pourquoi vous avez défilé contre le mariage gay.

– Vous êtes prêtre et vous apprenez que votre organiste est homo…

– Votre fils vous annonce qu’il se sent fille, et veut entamer une transition.

– Vous êtes homo et vous êtes catho. Et vous êtes très amoureux d’un gars de votre groupe de prière.

– Vous êtes marié avec 3 enfants. Et votre femme vous annonce qu’elle part vivre avec sa collègue de boulot.

– Vous êtes séminariste, vous avez des tendances homos, et vous ne vous en sortez pas avec le porno.

– Votre fille vous annonce qu’elle attend un enfant avec sa compagne, et que si vous ne l’accueillez pas, elle coupera les ponts.

– Vous êtes aux États Généraux de Bio-éthique sur la PMA, la GPA et l’euthanasie. Et vous avez été identifié comme catho. Et on vous parle direct d’homosexualité sans même que vous souhaitiez traiter du sujet, pour vous censurer.

– Vous vous trouvez dans une église au Chili prise d’assaut par des groupes féministes gay friendly incendiaires.

– Vous assistez à une conférence de Frigide Barjot et vous l’entendez défendre l’Union Civile.

– Vous êtes face à une classe d’ados. Et le sujet de l’homosexualité vient sur le tapis car une des élèves de la classe affiche sa « bisexualité ».

– Vous vous retrouvez en pleine Manif Pour Tous, et vous êtes gêné par les discours simplistes des autres manifestants à vos côtés.

– Vous êtes dans l’avion du Pape et vous l’entendez dire: « Qui suis-je pour juger? », puis passer à autre chose.

– Vous découvrez dans l’historique de mails la double vie de votre mari.

– Vous discutez avec un musulman à la fois très rigide et très « open » sur la question de l’homosexualité.

– À table, votre père fait un parallèle entre homosexualité et pédophilie.

– Un ami du travail ne vous parle plus depuis qu’il sait que vous vous êtes opposé au mariage gay (Son petit frère est homo).

– Vous êtes maire d’une ville et vous avez refusé de marier un couple homo. Et on vous attaque en procès.

– Vous assistez dans un rassemblement charismatique à un témoignage d’ « un homo qui raconte sa vie et demande un meilleur accueil » mais son discours reste très larmoyant, plaintif, creux et peu centré sur Jésus et ce que demande l’Église. Ou au contraire, son discours est très christo-centré et il se présente comme un « ex-gay » sauvé par Jésus, et qui s’est marié.

– Vous vous trouvez face à un évêque qui visiblement évacue le sujet de l’homosexualité, s’en sort en disant que l’Église accueille les personnes homos et ne les juge pas, qu’Elle a déjà tout dit sur le sujet ; et qui veut plutôt parler de « l’importance du silence dans la liturgie », ou bien des « Chrétiens d’Orient », des « vulnérabilités », du « handicap », et des projets de « solidarité ».

– Votre fils de 5 ans vous parle d’homosexualité. D’ailleurs, il a un camarade de classe que ses deux « mamans » viennent chercher. Et il vient de voir dans une série télé un couple gay. Et son parrain vient de vous faire son coming out… et votre fils s’entend très bien avec lui.

– Vous êtes au Festival Welcome to Paradise, et un groupe de festivaliers veut monter un stand gay friendly.

– Vous êtes face à un anti-Franc-Maçonnerie qui en réalité a tout l’air d’un franc-maçon qui s’ignore (civilisationniste, extrême droite, pro-Vie mais anti Concile Vatican II, royaliste, catholique identitaire chez Civitas et la CRC…).

– Vous êtes au Festival Welcome to Paradise, et le côté bobo-catho (faire « cool & branché ») vous dérange. Vous voudriez le dire à un organisateur, mais vous ne savez pas comment vous y prendre.

– Vous êtes incarcéré (ou vous perdez votre boulot) parce que vous êtes catho et parce que vous ne cautionnez pas le mariage gay… même si ce n’est pas la raison directement invoquée.

– Votre évêque se met à justifier l’Union Civile et à organiser des « Marches du Respect » à l’égard des personnes homos dans votre diocèse. Il a même invité des membres de l’association Le Refuge à « témoigner ».

– Vous vous retrouvez au groupe Courage International… mais vous découvrez que c’est les Alcooliques Anonymes version homo, et que la dimension apostolique et mondiale de l’homosexualité y est étouffée.

– Vous découvrez que votre neveu se prostitue (mais version homo). Ça se fait via Facebook et les réseaux sociaux.

– Vous aimeriez suivre Jésus, mais vous êtes fortement amoureux d’une personne du même sexe, et ça se passe objectivement très bien avec lui. Pourquoi vous imposer d’être célibataire ?

– Vous êtes homo, vous êtes au confessionnal, et vous tombez sur un prêtre qui voit l’homosexualité comme une abomination et un caprice, et vous conseille de vous marier, d’aller voir un psy.

– Vous êtes homo, vous êtes au confessionnal, et vous vous faites draguer par le prêtre… ou moins pire que ça : vous tombez sur un prêtre qui banalise la pratique homo et vous encourage à déculpabiliser, à vous mettre en « couple » ou à rester en « couple ».

– Vous pensiez que vous étiez homo depuis votre enfance, et vous tombez amoureux d’une femme.

– Vous êtes le Pape, vous êtes dans l’avion de retour des JMJ… et un journaliste vous demande pourquoi l’Église condamne les actes homos et pourquoi elle ne reconnaît pas « cette forme d’amour ».

– Vous êtes journaliste dans une radio chrétienne et vous êtes coincé entre la moitié de vos collègues qui sont homos pratiquants leur homosexualité, et l’autre moitié qui sont des cathos identitaires fans de L’Incorrect et preux défenseur de la « civilisation/racines catholique »…

– Vous êtes responsable d’aumônerie en lycée privé catho… et vous découvrez les photos olé-olé, alcoolisées, déshabillées et soi-disant festives de votre groupe de jeunes sur leur téléphone portable. D’ailleurs, on vous certifie que toutes les filles de la classe sont lesbiennes.

– Vous êtes formateur à la sexualité dans les établissements scolaires. Vous aimeriez parler d’homosexualité plus explicitement, mais votre équipe de formateurs freine des 4 fers, et ne veut pas prendre de risques : elle veut juste que vous vous cantonniez à parler de « sexualité », de la « beauté de la relation homme-femme et de la chasteté ». Pire : on vous rit au nez quand vous prononcez le mot « homophobie ».

– Le curé de votre paroisse s’est barré avec un homme.

– Je vois que mon fils commence à cultiver des goûts qui ne sont pas de son sexe, et qu’il n’aime ni le foot, ni le scoutisme, et qu’il se déguise en princesse. Je vois que ma fille cultive un look garçon manqué, ne traîne qu’avec des garçons, joue au « p’tit mec » et déteste porter des jupes. Vous sentez le « coming out » arriver à des kilomètres…

– Vous entendez une intention de prière pour les personnes homosexuelles à la messe, lors de la prière universelle.

– Vous apprenez par hasard que votre curé bénit en privé des « couples » homosexuels.

– C’est la fête de famille. Ambiance tendue : vous êtes étiqueté « le facho catho homophobe de la famille ». Et pourtant, tout est implicite. Les gays friendly de la famille interdisent qu’on parle du sujet de l’homosexualité. Pourtant, il n’y a pas de personnes homosexuelles clairement identifiées dans la famille, en plus.

– Vous voudriez proposer à votre frère homo la continence, mais il ne croit pas en Dieu.

– Vous étiez amoureuse de votre meilleur ami gay mais il vous a blessée, et vous avez du mal à lui pardonner.

– Vous tombez sur un militant pro-Vie catho qui vous dit qu’il y en a marre d’entendre parler d’homosexualité, d’homophobie, de cette novlangue « idéologique » LGBT (« On en parle trop ! ») et qui dit qu’il y a des dossiers plus graves : l’avortement, la place des catholiques en politique, la Fin des Temps, les persécutions contre les Chrétiens dans le monde, le terrorisme, l’écologie, le transhumanisme, la GPA… ; ou bien qui soutient qu’il y a des urgences et des priorités plus grandes que l’homosexualité : l’Église, le Christ, la prière, le Salut, le rosaire, le martyre, l’éducation des enfants à la beauté, la défense de la Vie et des bébés, etc.

– Vous tombez dans la presse sur une enquête chiffrée vous annonçant qu’un tiers des membres du clergé catholique, toutes congrégations confondues, est homosexuel pratiquant. Ce sondage vise à prouver d’une part que le sacerdoce religieux est une « planque à homosexuels refoulés », et d’autre part que le mariage des prêtres et des religieuses serait la solution à cette double vie. Il est même cautionné et diffusé par des médias « catholiques » et des fidèles qui veulent pousser le Pape à accueillir la « diversité de l’Église », à offrir un meilleur accueil des personnes homos dans ses rangs, à reconnaître une réalité « D’ »Église, ou au contraire par des médias « catholiques » et des fidèles soucieux d’un « assainissement/nettoyage » de l’Institution et demandeurs d’une « éradication » du « fléau de l’homosexualité sacerdotale qui constitue une injure à leur propre identité catholique et à la pureté de LEUR Église ».

– Vous êtes face à une charismatique africaine qui pense à la fois que l’homosexualité n’existe pas vraiment, à la fois qu’elle est une possession démoniaque et occidentale. Elle vous conseille de prier et de vous en remettre à Jésus. Elle veut étendre les mains sur vous pour faire une prière de délivrance et invoquer l’Esprit Saint.

– Vous rencontrez un jeune religieux qui se sent toujours homosexuel, après avoir tenté plein d’agapê thérapies, après avoir suivi tous les topos de Richard Cohen, après plein de séances de psycho-thérapies, même après des séances d’exorcisme.

– Une tribune rédigée par des personnes ouvertement homosexuelles et opposées à la PMA/GPA est publiée sur Le Figaro au moment des États Généraux de Bio-éthique : les leaders d’opinion catholiques applaudissent, alors que ces personnes homos ne remettent pas en cause la pratique homo, défendent la confusion entre hétérosexualité et différence des sexes, et de surcroît, dénoncent le « lobby gay » mais pas l’homosexualité (dont elles ne parlent absolument pas).

Publication de mon nouveau livre : HOMO-BOBO-APO !


 

Chers amis,
 

J’ai l’honneur de vous présenter mon nouveau livre : Homo-Bobo-Apo ! Vous pouvez le télécharger en version papier payante dans la boutique Kindle, ou bien le lire gratuitement ici sur écran sur le lien suivant (HBA français). L’épilogue du livre (« Homosexualité : Et si l’Église avait tort ? ») a été rajoutée dans le PDF et l’audio. Par ailleurs, vous pouvez également commander la couverture en poster, si vous voulez 🙂 : elle a été réalisée par le talentueux graphiste Rael-Miguel ! Vous pouvez aussi écouter en audio sur YouTube.
 

Mon livre devait être publié initialement aux éditions Pierre Téqui… mais comme visiblement on ne peut plus toucher aujourd’hui ni aux mouvements pro-Vie ni aux évêques, je le publie en auto-édition. Vu l’état actuel du journalisme et des maisons d’édition dits « catholiques », je ne me battrai pas. Ce n’est pas grave: c’est même un honneur pour moi d’avoir été refusé à cause de ma critique du cardinal Sarah, très franchement !
 

Comme ce livre est censuré, vous devinez bien que vous êtes ma seule communication et pub. Je compte sur vous pour le faire connaître. D’autant plus que je doute, vu les thématiques abordées (homophobie, Franc-Maçonnerie à l’intérieur de l’Église, Fin des Temps), que je sois invité en conférence ou sur des plateaux télé.
 

J’aurais aimé avoir le temps de traduire ce livre en espagnol avant mon voyage au Pérou du 1er au 10 octobre (la traduction est à 21 % : HBA español). Mais ça semble compromis. Dommage car il clarifie et synthétise tous mes livres et mon blog.
 

 

Pourquoi je suis sûr que Jésus existe vraiment aujourd’hui et n’est ni une idée ni un simple prophète du passé


 

Beaucoup de gens athées (ou plutôt antithéistes : ils croient souvent en Dieu, mais pas en l’Église Catholique ni en Jésus) ont du mal à ouvrir leur coeur à Dieu du simple fait que nous les croyants ne témoignons pas assez de notre rencontre concrète et personnelle avec Jésus, des signes que nous voyons, nous ne parlons pas assez des (rares) miracles attestés par l’Église Catholique, nous ne faisons pas mention des manifestations divines ou démoniaques que nous connaissons (très éloignées de ce qu’on peut voir au cinéma), nous restons dans un discours de convictions, de croyances, de répétition de méta-vérités, qui expriment des évidences ou une catéchèse apprise, mais très théorique et avec un présupposé de croyance ( = Soit tu adhères, soit tu n’adhères pas, mais c’est une question de foi et de confiance).
 

Or, nous avons largement matière à témoigner que Jésus existe vraiment aujourd’hui, qu’Il n’appartient pas au passé, et qu’il vient nous chercher, nous parler, souvent de manière hyper drôle en plus, car très spectaculaire, originale et pourtant discrète ! Même si la foi ne pourra jamais s’imposer, et que les signes de la présence réelle du Christ dans notre vie ne constitueront jamais des preuves scientifiques irréfutables, je crois que nous sommes trop frileux pour dévoiler les miracles christiques du quotidien que nous observons dans notre vie. Sans doute parce que nous n’avons pas une vie intérieure et de prière assez riche, sans doute parce que nous ne savons pas regarder notre vie, et que nous réservons l’expérience des miracles aux saints du passé et à une minorité, parce que nous imaginons les miracles de Dieu comme des effets spéciaux de cinéma. En voyant l’annonce du film « Jésus : l’Enquête » (qui m’a l’air top protestant), je me suis posé la question : Si je devais prouver l’existence de Jésus dans ma vie à quelqu’un qui n’y croit pas, sans m’en référer à des paroles bibliques ou à des rumeurs de miracles connus ou à des moments d’émotivité, qu’est-ce que je dirais ?
 

 

Eh bien si je fais la liste des signes (à mes yeux, tangibles et indéniables) de l’existence de Dieu dans ma vie, voici les moments-clés où Jésus m’a parlé directement (et il a fallu que j’attende mes 34 ans pour les connaître). Vu ma cécité, certainement que j’en oublie beaucoup. Et puis il y aurait toutes les rencontres improbables, que je pourrais citer et qui ne sont absolument pas le fruit du hasard. Mais je vais me limiter au factuel. J’en ai relevés 8. Vous verrez : ce ne sont pas des visions, des songes, des apparitions, des voix descendues du Ciel, des guérisons spectaculaires, et il n’y a pas d’effets spéciaux. C’est mieux que ça. Et c’est plus pauvre :
 

– En 2014, la pièce Les Sex friends de Quentin (parlant de Carmen tout du long) et la publication de mon code « Carmen » sur mon blog le matin même.

– Chaleur sortant des mains du prêtre au moment de l’absolution de mes péchés lors de la confession à la basilique du Sacré-Cœur de Paris, en 2014. Un jeune prêtre ordonné depuis 3 mois, et qui confessait dans le cadre du Festival Anuncio à Montmartre.

– Les cadeaux de saint Antoine de Padoue : 1) Invitation de Giovanni Ferrara (un seul prêtre italien m’a fait venir de France pour l’Italie, sans connaître ma dévotion pour saint Antoine, et en dehors des circuits classiques de conférences italiens de la Manif Pour Tous) : c’est un prêtre de Padoue !) + 2) Les bougies humaines (En 2015, ce que j’avais dit en prière à saint Antoine dans la basilique du Sacré-Cœur a été redit quelques minutes après mot pour mot dès la première phrase du prêtre polonais en homélie : « Nous sommes tous des bougies humaines. ») + 3) Mili et Élie (En 2015, une amie, Mili Hawran, est allée exprès pour moi à la cathédrale Notre-Dame de Paris afin de prier devant la statue de saint Antoine de Padoue, car elle aimait beaucoup ma chanson sur le saint ; elle m’a même écrit par textos qu’elle ne le trouvait pas – elle a fini par tomber dessus – ; elle a demandé gratuitement à saint Antoine d’avoir l’occasion de revoir un jour un ami libanais commun cher à notre cœur et que nous n’arrivions jamais à voir… et sur qui tombe-t-elle en sortant de la cathédrale ? Sur Élie, accompagnant un groupe de Libanais en visite à Paris ! Une chance sur un milliard ! L’un et l’autre n’en revenaient pas…) + 4) Un autostop avec la voiture qui recule sur la voie d’accélération (En 2016, j’étais totalement perdu en pleine cambrousse en France, à faire du stop à un endroit désastreux où je risquais de moisir. J’ai appelé à l’aide saint Antoine… et de manière quasiment immédiate et totalement risquée et improbable, une voiture d’un musulman qui roulait pourtant vite sur la voie rapide m’a vu de très loin en contrebas, et a fait une rocambolesque marche arrière sur la voie d’accélération très éloignée derrière moi…).

– Le brouillon du texto « Je suis un affamé de Vérité » destiné à mon Jérémy et que j’ai écrit en pleine messe à l’église parisienne de Saint Roch le 14 mai 2017… et le père Philippe Desgens, à la fin de son homélie, qui sort juste avant de revenir à sa place : « Si nous ne suivons pas Jésus, nous resterons toujours des affamés de Vérité. »

– Pentecôte 2017 : Concordance exacte entre le discours du père Albert Gambart le matin en confession à saint Médard, et celui de ma mère spirituelle en entretien l’après-midi même.

 

Je suis sûr que si nous étions plus nombreux à faire la liste des « preuves » de l’existence de Jésus dans notre vie, nos contemporains arrêteraient de prendre la foi pour une banale histoire de superstitions, de principes infondés ou de théories intellectuelles. C’est parce que nous, catholiques, ne parlons pas assez de Jésus vivant, et que nous nous en servons comme prétexte pour blablater de tout un tas d’autres choses indirectement reliées à lui (y compris des expériences pseudo mystiques où Il nous serait apparu comme un ange), que la Foi se perd dans notre monde. Au travail !

Les intellectuels « catholiques » et la tentation nominaliste


 

J’ai remarqué depuis un certain temps que l’intelligentsia catholique mondiale tournait en rond car elle tombe, par peur et orgueil, dans la tentation nominaliste : celle qui fait qu’on s’accroche à un mot en particulier, dont on s’investit ambassadeur et spécialiste, et qu’on érige en fétiche sacré pour ensuite s’acheter une carrière, un livre, un combat, une place de conférencier, un média, une revue, une chaîne de télé, un parti politique, voire une prêtrise, une sainteté, une papauté.
 

Ce mot peut varier dans le temps, selon les modes, et dans la carrière d’un même porte-parole. En général, il s’agit d’un mot nouveau ou d’un concept philosophique rassurant, permettant de développer les syllogismes de la méta-Vérité, et qui porte en général une connotation spirituelle et religieuse censée acheter la confiance des catholiques et avoir une assise anthropologique accessible aussi aux non-croyants. La particularité de ce mot, c’est qu’il est juste sans être prioritaire, c’est qu’il dit une évidence sans pour autant nommer le mal et le point de crispation ; c’est qu’il décrit un symptôme secondaire ou une conséquence du mal premier qu’il ne désigne pourtant pas.
 

Chaque intellectuel ou groupe catholique d’aujourd’hui s’est endormi sur son mot-laurier. Par exemple :
Manif Pour Tous : ENFANT, FAMILLE, VIE, MÈRE, GPA, GENDER
– Cardinal Sarah : SILENCE, DIEU, RITE, MARTYRE, VÉRITÉ, CHRIST, ÉGLISE, PRIÈRE, ÊTRE CHRÉTIEN
– Fabrice Hadjadj : SEXUALITÉ, APOCALYPSE, INCARNATION (CORPS), TRANSHUMANISME
– Les Antigones, Eugénie Bastié : ÊTRE FEMME, FÉMINISME, RÉACTIONNISME
– Sylvain Durain : ÊTRE HOMME, PÈRE, MASCULINITÉ, DIFFÉRENCIATION (DIFFÉRENCE DES SEXES)
– François-Xavier Bellamy : TRANSMISSION, CULTURE, ÉDUCATION
– Père Pierre-Hervé Grosjean : ENGAGEMENT, SEXUALITÉ
– Père Cédric Burgun : EUROPE, MARIAGE
– Robert Ménard : RACINES CHRÉTIENNES, CHRÉTIENTÉ, CIVILISATION, MÉDIAS, ISLAM
– Tugdual Derville : CONSCIENCE, ÉCOLOGIE, VULNÉRABILITÉ/FRAGILITÉ, VIE, BIENVEILLANCE, HANDICAP
– Père Pascal Ide : GRATITUDE, CINÉMA
– Père Pierre Amar : COMMUNICATION, ÉVANGÉLISATION, INTERNET, MISSION
– Grégory Turpin : JÉSUS, HUMILITÉ, CHARITÉ, TÉMOIGNAGE, ESPÉRANCE
Courage International : CHASTETÉ, SAINTETÉ, FRATERNITÉ
Radio Courtoisie : LAÏCISME, PATRIE, NATIONALISME, IDENTITÉ, RÉALITÉ, LIBERTÉ, CRITIQUE DU PAPE ET DE VATICAN II, DROITE, TOTALITARISME, MÉDIAS et LOBBYS, SOUVERAINETÉ, RÉSISTANCE
– Radio Notre-Drame : SOLIDARITÉ, SPIRITUALITÉ
– Revue Limite : CROISSANCE-DÉCROISSANCE, CONSOMMATION
Aleteia : Les listes de verbes à l’infinitif, SAINTS (du passé)
– Koz Toujours : le tout-venant des mots de la sphère bobo droite « pondérée » et « optimiste ».

 

Alors, me direz-vous, quelle est la différence entre ces intellectuels et mon propos, puisque moi aussi, quelque part, je travaille depuis longtemps sur les mots « HOMOSEXUALITÉ », « HÉTÉROSEXUALITÉ », « HOMOPHOBIE », « BOBOÏSME », « FRANC-MAÇONNERIE », « ANTÉCHRIST », « FIN DES TEMPS » ? Peut-être que je tombe également dans le travers nombriliste que je dénonce, et que je peux me mettre dans le lot des nominalistes arrivistes qui se cachent derrière un domaine de spécialité et un sujet-lubie, pour finalement en faire ma légitimité, mon fond de commerce et une priorité universelle qu’il ne serait pas. Mais je ne crois pas. Pour deux raisons : d’abord parce que – et ça reste un mystère même pour moi – l’homosexualité et les autres termes que j’aborde nomment vraiment où se trouve le mal : ce sont sur ces mots précisément que se situe le point de crispation (intellectuel et surtout de croyance et de cœur) de la population mondiale, toutes catégories sociales confondues ; d’autre part parce que ce n’est pas en partageant des articles – aussi justes et honnêtes intellectuellement soient-ils, aussi anti-politiquement corrects soient-ils – des intellectuels que j’ai cités plus haut que vous risquez quoi que ce soit pour votre boulot, santé, famille, réputation, sphère amicale. Or, la Parole de Vérité du Christ est scandaleuse par nature, elle est signe de contradiction, et fait tout perdre : la vie physique mais d’abord la vie sociale. C’est à cela qu’on la reconnaît. Perdez-vous la vie et des amis en partageant un article de François-Xavier Bellamy, de Jean-Pierre Denis ou du cardinal Sarah ? Non. Perdrez-vous votre vie sociale en parlant du père, des chrétiens d’Orient, de l’Europe, du silence, des personnes handicapées, du Pape et des dubias, du diable, de pédophilie, et va-t-on vous en vouloir à mort ? Non. Vous perdrez un peu plus en parlant d’islam, d’avortement, d’extrême droite, de gauche, encore que… Mais le pire, c’est quand vous traitez d’homosexualité, d’homophobie, d’hétérosexualité, et du « mariage gay ». Là, personne ne vous comprend, et pire, tout le monde vous en veut ! Que ce soient les progressistes ou les conservateurs. Étant donné que ça change le monde. Et c’est le seul sujet qui mondialement n’est pas compris et attise une haine incroyable. Socialement, on vous en veut à peine de voter FN ou de critiquer l’islam : en revanche, on vous en veut de vous être opposés au « mariage gay » et on ne vous le pardonnera jamais. Et les ennemis de l’Église Catholique lui en veulent à mort de désigner la pratique homosexuelle comme un péché mortel. Il n’y a qu’un seul mal (ou signe de mal) que les chefs de l’Église n’osent pas aborder et désigner comme tel : c’est l’homosexualité et l’hétérosexualité. Je n’y peux rien. C’est un fait. Peu évident mais un fait réel.
 

C’est la raison pour laquelle, dans les rares émissions radiophoniques ou télévisuelles où je suis convié, ou au milieu des responsables « cathos » (de comités de rédaction, d’aumôneries, de paroisses), je me sens en profond décalage, perdu, et je trouve que ça blablate de plein de sujets intéressants mais néanmoins à côté de la plaque. Car la primauté de l’homosexualité n’est pas reconnue, alors qu’elle est effective dans notre monde actuel. Dans les forums, les tables rondes, les émissions, les synodes, ça tourne autour du pot « homosexualité ». Par exemple, les mots « sexualité », « paternité », « chasteté », « jeunes », « pornographie », cernent timidement le sujet, mais n’y répondent pas : ce n’est pas encore ces mots-là qui touchent les gens. Ils s’en moquent ! Ce qui intéresse les gens, c’est l’homosexualité. Même si l’abord classique et universel du sujet, par sa mauvaise qualité ou sa violence, les pousse à croire que ça les rase d’avance et que c’est un sujet annexe.
 

J’en appelle donc d’urgence mes frères intellectuels catholiques à arrêter leur commerce verbal, leur dégueuli bien appris et scolaire de mots-fétiches catholiquement corrects, leur esbroufe phénoménologique, intellectualiste et conceptualiste, leurs émissions inutiles, et à mettre leur égo de côté, s’ils ne veulent pas ressembler aux scribes et aux pharisiens tant décriés par Jésus lui-même. Il est temps de mettre notre purisme idolâtre de la Vérité en veilleuse pour rejoindre les gens dans leurs systèmes de croyances (aussi infondées soient-elles), leurs mots, leur affect, et là où ça a bugué dans le coeur et leur tête. Car c’est sur la bipolarité homo-hétérosexualité.

Walt Disney, franc-maçon ?


 

Wikipedia nous dit que l’appartenance de Walt Disney à la Franc-Maçonnerie est une rumeur insensée. La question n’est pas nouvelle. Mais elle est souvent mal traitée. À mon avis, il ne faut pas chercher la Franc-Maçonnerie chez Disney dans les détails trop matériels ou trop visuels (ex : le positionnement des doigts, les gants blancs de Mickey, les équerres et les compas, le pavé mosaïque, les méchants de Disney étiquetés diaboliques, etc.) mais davantage dans les idées, souvent hyper positives et bien intentionnées.
 

En effet, ce qui caractérise l’idéologie franc-maçonne (comme je l’explique dans mon livre Homo-Bobo-Apo), c’est, entre autres :
 

1) le lexique de la lumière (et également celui de la force, de l’électricité, de l’énergie, de l’astrologie).

2) le lexique de la construction et de l’architecture (notamment par le recours à l’alchimie, à l’hermétique et aux déplacements de conscience qui transformeraient le cœur humain en cube d’or). La Franc-Maçonnerie défend l’idée que l’Homme se construirait Lui-même par sa propre sincérité/franchise et se sauverait par ses propres actes de solidarité.

3) le lexique de l’humanisme intégral (les valeurs du Christ mais sans le Christ ; le processus de création, de changement et d’amélioration de l’Homme par Lui-même ; la défense de la paix, mais non celle du Christ ; l’optimisme et l’espoir, remplaçant l’Espérance et la Résurrection) et du spiritualisme intégral (comme si nous étions des anges + manichéisme basé sur le dithéisme, comme si le bien et le mal étaient deux forces antagonistes et complémentaires qui s’équilibreraient l’une l’autre).

4) le primat de la subjectivité personnelle (la franchise, la sincérité, les rêves, les projets, la volonté, les sentiments amoureux, l’impression, la conscience) et l’idéologie du non-renoncement (Pour être libre, il ne faudrait renoncer à rien, ni même au mal et surtout pas à soi-même.

5) l’anticatholicisme, le satanisme et le noachisme (le remplacement de l’Homme par la nature et les animaux ; le retour au temps de Noé).

6) la promotion de l’hétérosexualité (toutes les différences sauf la différence des sexes dans le mariage et sauf la différence Créateur-créatures à travers Jésus et l’Église Catholique) et de l’homosexualité. J’ai développé dans Homo-Bobo-Apo pourquoi l’hétérosexualité était le pilier de la Franc-Maçonnerie mondiale.
 

 

 

C’est exactement cette idéologie que l’on retrouve chez Walt Disney et dans ses films :
 

1) « Quand on prie la bonne étoile » de Jiminy Grillon est la chanson-phare de l’Empire Walt Disney. Et la Fée bleue qui est priée est la fée Électricité. À ce propos, beaucoup de chaînes d’Union (rituel maçonnique appelé aussi égrégore) sont visibles dans les grands classiques Disney.

2) La toute-puissance de la conscience est parfaitement bien représentée par la figure de Jiminy Grillon, le cricket de « Pinocchio ». D’ailleurs, à l’issue de ce film, comme par hasard, le petit insecte reçoit à la place du cœur une médaille plaquée or (« Magnifique ! De l’or contrôlé ! » s’écrie-t-il).

3) Ce sont les valeurs d’amour, de paix, de justice, de respect, de tolérance, de vie, qui sont défendues par Disney. Mais pas du tout la paix divisante et crucifiante de Jésus. Et bien sûr, Jésus n’est jamais nommé par Walt Disney. Il est juste suggéré : « L’esprit d’amour, l’enfant qui naît, sont des trésors qu’il faut garder. Que la paix soit éternelle. » (cf. « Belle Nuit » de « La Belle et le Clochard ») De même que la Franc-Maçonnerie vise l’amélioration, le changement et la création de l’Homme par Lui-même, Walt Disney est obnubilé par l’amélioration humaniste : « Quand je vais faire un tour, je pense toujours à quelque chose qui ne va pas et à comment cela peut être amélioré. »

4) Il est difficile d’ignorer dans la cosmovision de Walt Disney la prévalence de l’onirisme, du rêve, de la volonté personnelle, de l’esprit d’enfance, sur la réalité. « Si vous pouvez le rêver, vous pouvez le faire. » « Tous nos rêves peuvent devenir réalité, si nous avons le courage de les poursuivre. »

5) Toute l’œuvre de Disney transpire l’ésotérisme, le noachisme et le satanisme. Quand on proposa à Walt de réaliser des films sur la religion, il refusa. Bien que baptisé chrétien (chez les protestants), il ne mettait pas les pieds dans les églises et ne pratiquait pas. En revanche, dans ses Silly Symphonies, il se réfère à la Bible, mais seulement pour s’intéresser à Satan, Hadès, ou bien l’Arche de Noé. Question Franc-Maçonnerie, Walt Disney faisait partie d’une loge franc-maçonne connue : Demolay. Il développa une véritable fascination pour la figure d’Abraham Lincoln, le maître des Droits de l’Homme et des Lumières aux États-Unis : quand son studio créa le premier personnage humain totalement fonctionnel d’audio-animatronic pour la foire internationale de New York (1964-1965), Walt Disney lui donna les traits d’Abraham Lincoln ! Et quand on regarde la Walt Disney Company, tout son fonctionnement et ses codes obéissent au fonctionnement et aux codes d’une obédience franc-maçonne : son noyau d’animateurs (que Disney a lui-même baptisé Les Neuf Sages) avec ses tables de la loi (les 12 principes de l’animation), les imagineers (planificateurs et ingénieurs de Disney), la prépondérance de la magie (blanche, rouge et souvent noire), la place des héros et des légendes, le lexique de la quête, l’invocation d’esprits (parfois des défunts, des marabouts, des génies, des feux follets, des demi-dieux), etc.

6) De plus en plus chez Disney, l’amour n’est plus relié à la différence des sexes, et encore moins au mariage, mais juste au culte de la diversité, des « libertés » (« Libérée, délivrée !!! ») et des différences en elles-mêmes. L’anticonformisme et le désir d’autonomie du héros le poussent à croire en l’auto-suffisance et en sa divinité individuelle qui se diluera dans un grand tout énergétique. Quant à l’homosexualité et à la transidentité, elles sont chaque fois plus visibles chez les personnages secondaires des films Disney.
 

« Le Crime de l’Orient-Express » de Branagh : film à la plus grande gloire de l’Antéchrist, et annonciateur de la Fin des Temps

Poirot, le Justicier à la cape noire, et derrière, sa Bête


 

Je reviens d’aller voir « Le Crime de l’Orient-Express » (2017) de Kenneth Branagh. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est un parfait indicateur de l’imminence de la Fin des Temps, mais également un excellent portrait-robot de l’Antéchrist à travers la figure du détective Hercule Poirot, le justicier gnostique et omniscient :
 

– Comme par hasard, le film démarre à Jérusalem, au Mur des Lamentations (lieu de l’Armageddon final), où se trouvent mis sur le banc des accusés d’un vol de relique (porteuse d’un rubis, placée au Saint Sépulcre) les représentants des trois religions monothéistes du Livre : un rabbin (pour le judaïsme), un prêtre en soutane (pour le catholicisme) et un imam (pour l’Islam). Hercule Poirot, maintes fois appelé accidentellement « Achille » par les personnages du film (comme s’il était un demi-dieu grec), a la tâche de démasquer le coupable de ce vol. Et il désignera finalement le sergent qui lui a confié l’enquête. La caractéristique de l’Antéchrist, c’est qu’il se placera en grand justicier qui épargnera en apparence la forme cultuelle, institutionnelle et rituelle des trois grandes religions mondiales, pour d’une part se désigner un ennemi caricaturalement diabolique (ici, le sergent ; puis Edward Ratchett, l’homme au visage mutilé ; puis enfin l’Humanité pécheresse) qu’il vaincra aux yeux de tous et qui le fera passer pour Dieu, et pour d’autre part écrabouiller secrètement Jésus et l’Église Catholique. Poirot est vraiment présenté comme Jésus lui-même : « Monsieur Poirot, je dois calmer une dispute entre trois religieux. Si vous voulez accomplir un miracle, c’est maintenant. » (Pierre Michel à Poirot). Le début de cette adaptation du « Crime de l’Orient-Express » est une préfiguration de ce qui se passera à la Fin des Temps, à la bataille d’Armageddon qui se déroulera près de Jérusalem, la ville sainte. Jérusalem est l’objet de toutes les convoitises, puisqu’il s’y trouve d’une part le Mur des Lamentations (juifs), l’Esplanade des Mosquées (musulmans) et le Saint Sépulcre (tombeau du Christ pour les catholiques), bref, le Temple de Jérusalem (pour les trois religions). Et l’Antéchrist va arriver en grand ordonnateur pour opérer un soi-disant miracle : celui d’incarner Dieu à la place de Dieu, en séduisant les cultes traditionnels, et en présentant Jésus comme le diable qu’il terrassera en apparences.
 

– Dans le film, il est fréquemment fait référence à l’eschatologie, c’est-à-dire au Jugement Dernier et à la Fin des Temps (sauf que ce jugement est laissé au détective et non à Jésus). « Le monde se dirige vers sa destruction. » (Poirot). Par exemple, M. Bouc annonce à Poirot qu’il va « voir des gens jusqu’à la Fin des Temps ».
 

Ratchett (Johnny Depp)


 

– Hercule Poirot ne se prend pas pour de la merde et n’est pas pris pour de la merde. « Je m’appelle Hercule Poirot. Et je suis sans doute le plus grand détective du monde. » Il se considère comme Dieu. Il voit le monde à l’image de sa propre volonté et de sa connaissance : « J’ai cet avantage de voir le monde tel qu’il devrait être. » Il est même dit que Poirot « voit dans les âmes », est un « détective de génie » (Marie) : « Ça sert à rien de mentir, mon amour. Il peut voir à travers nous. » (Lucy à Serguei en parlant de Poirot) Il se prend pour un grand visionnaire, à l’exactitude mathématique : « J’avais raison dans mes prédictions. » C’est un homme autosuffisant : « Je ne suis jamais mieux que seul. » Il se place en séparateur implacable et méthodique du bien et du mal, sans pardon possible, sans purgatoire : « Il y a un bien, il y a un mal, il n’y a pas de juste milieu. » (Poirot) Il est considéré par le méchant officiel de l’histoire – Ratchett le balafré – comme son Archange : « Je voudrais vous engager pour veiller sur moi. » Non seulement Poirot ne l’aidera pas, mais il laissera faire le meurtre de cet homme par personnes interposées. Ratchett incarne la caricature du mal, avec ses « péchés mignons », et qui sera punie. Mais le véritable Antéchrist, c’est le mal déguisé en vérité, à savoir l’Hercule Poirot de ce film, qui se sert de sa lutte contre un diable fantasmé, pour finalement devenir secrètement ce diable au-dessus de tout soupçon : « On dit des mensonges. Deux personnes s’en rendront compte : votre dieu et Hercule Poirot. » (Poirot) Il est Lucifer, un ange de lumière qui brille par son intelligence et sa connaissance (gnose), à défaut de briller par l’amour de Jésus : « Vous êtes un homme terriblement brillant. » (Caroline Hubbard à Poirot) C’est l’apôtre de l’espoir (« Avec l’espoir au cœur » dit-il), du rationalisme (« J’ai placé un fol espoir sur l’ordre, la méthode et les petites cellules grises » rajoute-t-il), de l’équilibre (« Il me faut apprendre avec le déséquilibre… » concluera-t-il, la mort dans l’âme), de la connaissance absolue et arithmétique (« J’ai toujours été sûr. Trop sûr. Et maintenant, j’ai honte, tel un petit enfant : je ne sais pas. »), de la conscience (« Où est la conscience, alors ? »), de la vérité vraie (« Bouc peut mentir. Moi, je ne peux pas. »), de la paix (à défaut de la paix de Jésus : « Puissions-nous trouver la paix. »).
 

– L’Antéchrist est cet homme qui s’absout et se culpabilise lui-même, en se rendant détenteur de ses péchés au lieu de les laisser à Jésus. À ce titre, le docteur Arbuthnot imite Poirot : « Mes péchés sont les miens. Et je les paierai seul. »
 

– Bouc est l’assistant de Poirot. Un nom pareil, ça ne s’improvise pas ! Le bouc est l’animal traditionnel du diable.
 

– La Bête de l’Apocalypse est parfois visible dans le film : c’est le dragon du kimono rouge, ou bien encore le train. D’ailleurs, Hercule Poirot incarne cet esprit maléfique habitant le robot d’acier : « Je sens quelque chose de malfaisant dans ce train. » (Poirot)
 

– On retrouve dans ce film le jargon classique de la Franc-Maçonnerie : lexique de la lumière et de l’alchimie (« Vous règlerez la flamme maintenant. » dit Poirot à Bouc ; « On cherche la vérité de l’intérieur et non de l’extérieur. », Poirot), lexique de l’architecture (« Pour bien sonder la nature humaine, il faut les bons outils. » déclare Poirot), lexique de l’humanisme intégral (progressiste et mélioratif : « Nous devons être meilleurs que les bêtes. », Poirot), lexique du superprimitivisme (ex : Ratchett est antiquaire ; et tout le film est placé sous le sceau de l’archéologie).
 

– Le personnage qui a tout manigancé pour tuer Ratchett, c’est la Veuve (Michelle Pfeiffer). Et comme par hasard, le Fils de la Veuve est le mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie, comme l’explique parfaitement Jean-Claude Lozac’hmeur. « C’est elle, Lucifer, et nous devons tomber. » (Pilar).
 

– Hercule Poirot est fasciné par la division… tout comme le Diviseur. « J’ai touché du doigt la fracture de l’âme humaine. » Il s’attache à prouver l’ambiguïté paradoxale du mal, sa fêlure, sans pour autant la guérir. Il est irrésistiblement aspiré par le génie des grands criminels, au point de compatir/louvoyer avec lui.
 

Les 12 disciples… mais pas du Christ


 

– À l’issue du film, Poirot est le diable conviant à sa table ses 12 disciples (comme une Sainte Cène inversée), qui sont tous des assassins qu’il finit par absoudre de leur crime collectif. « Il y avait le bien. Il y avait le mal. Maintenant, il y a vous. » (Poirot à toute sa petite cour de criminels archétypaux sans identité et sans psychologie, cour qui échappera à sa justice divine) ; « Il n’y a pas d’assassins ici. » (idem).
 

– Poirot représente véritablement l’Antéchrist dans la mesure où il est cet Ambassadeur de la justice sans amour. D’ailleurs, à la fin, il quitte l’Orient-Express sans avoir rendu service à la Vérité et sans avoir fait appliquer la justice. Les criminels se séparent de leur gourou flegmatique et muet à propos du meurtre réel qui a été commis : « Vous êtes le seul à pouvoir apporter la justice. » (Bouc à Poirot)
 
 

« Le Crime de l’Orient-Express », même si c’est un mauvais film, est très instructif. Je ne suis pas sûr que beaucoup de spectateurs allant le voir identifieront le sous-texte antéchristique, franc-maçonnique et eschatologique. Beaucoup n’y verront qu’une énième adaptation « class » de l’œuvre d’Agatha Christie. Mais je m’adresse aux autres – aux non-snobs – et aux croyants en Jésus. Car Jésus n’a jamais été aussi proche, et autant annoncé par les œuvres cinématographiques les plus anodines qui soient.
 

Mi corto libro LA HOMOSEXUALIDAD EN PERÚ

Grafismo : Rael-Miguel


 

¡ Ya está ! He terminado de escribir el corto libro que describe mi viaje a Perú (1 al 11 de octubre de 2017). Es mi primer libro que sale únicamente en idioma español. ¡ Así que disfrutarlo ! PARA LEER EL LIBRO EN FORMATO, pinchar AQUÍ : LA HOMOSEXUALIDAD EN PERÚ.
 

 

RESUMEN : La homosexualidad no existe en Perú. Apenas constituye un tema para debatir. Es una realidad occidental que no tiene nada que ver con la cultura y la tradición de los peruanos, que han sabido guardar su independiencia, sus raíces, su identidad y su fe. Nunca se contagiarán con las leyes pro-gays actuales como el matrimonio gay. La Familia, la Vida y la oración son más fuertes que las ideologías antinaturales e inconsistentes del liberalismo capitalista que adoctrinan a nuestros hijos. Y en el asunto, prevalecen los derechos de los niños, la familia heterosexual y cristiana, la dignidad humana y la libertad de expresión, de educación, de conciencia y de religión.
 

Si ustedes piensan así, es que no conocen a Perú y defienden sin saberlo la Unión Civil, que es el « matrimonio gay » disfrazado. Encima, si desprecian la palabra « homofobia » y si no hablan de homosexualidad, o mejor dicho, si no dejan a las personas homosexuales continentes hablar de éstas, se les impondrá el conjunto de leyes a favor de la homosexualidad sin debate posible, y por mucho que manifiesten en masa.
 
 
 
 
 

Anexo 1 : SEXUALIDAD
 

 

Anexo 2 : HOMOSEXUALIDAD
 

 

Anexo 3 : HETEROSEXUALIDAD
 

 

Anexo 4 : HOMOFOBIA
 

 

Anexo 5 : TRANSIDENTIDAD
 

 

Anexo 6 : JERGA RIDÍCULA DE LOS PRO-VIDA
 


 
 

Foto en Cuzco sacada por Jhon Vladimir Soria