Archives de catégorie : Phil de l’Araignée

La homosexualidad es realmente el mayor tabú de todos los tiempos (Amén : Francisco responde)

La homosexualidad es realmente el mayor tabú de todos los tiempos. Sin duda alguna.
 

Acabo de ver completo el documental « Amén: Francisco responde » estrenado esta semana en la plataforma Disney +, que es una charla « sin pelos en la lengua » entre el Papa Francisco y 10 jóvenes – españoles y latinoamericanos – sobre todos los temas « tabúes » que afectan a los jóvenes.
 

Se habla de todos los temas sin ningún filtro : dinero, escándalos en la Iglesia, racismo, inmigración, acoso escolar, depresión, bulimia/anorexia, suicidio, soledad, violación, feminicidios, transidentidad (no binariedad), aborto, pederastia, abusos sexuales y psicológicos en la Iglesia, celibato de los sacerdotes, ordenación de mujeres al sacerdocio e incluso al papado, aplicaciones de citas, poliamor, masturbación, pornografía, prostitución, drogas.
 

¿ TODOS los temas ? No. Sólo falta uno. Y eso que se nos muestra varias veces dos mujeres besándose, en la cama, cogidas de la mano, paseando juntas. Además, entre los diez testigos, incluso hay dos muchachas que cada una está en una relación lésbica. ¿ Creen que, sin embargo, los voceros de la franqueza, la sinceridad, la transparencia y la audacia (incluso entre los jóvenes entrevistados, entre los gays friendly o directamente afectados), se atrevieron a utilizar simplemente la palabra « homosexual/homosexualidad/gay/lesbiana » ? ¡ Qué va ! ¡ Para nada ! La homosexualidad es la gran ausente. No se debe hablar de ella. La homofobia, en el sentido estricto de la palabra (« miedo al mismo » y « miedo a la homosexualidad »), ocupa todo el espacio. Es increíble.
 

Y me repugna. Se nos ignora, se nos diluye en una diversidad de falsas marginalidades y falsos tabúes, se nos tiene miedo o vergüenza, se nos excluye, a nosotros personas homosexuales, hasta el punto de no atreverse siquiera a nombrarnos. Somos la vergüenza de las vergüenzas. El tabú de los tabúes. Aunque se nos vea explícitamente en la pantalla. Ni siquiera nos ofrecen un lugar aparte, o reducido y perdido en una hilera de « marginalidades/diferencias »: es que ni tenemos cabida. Si incluso los documentales que pretenden tratar la homosexualidad de frente guardan silencio al respecto, ¿ qué será de nosotros ?
 

No nos extrañemos si nosotros personas homosexuales nos sentimos especialmente solas, excluidas, invisibles, inexistentes.

L’homosexualité est vraiment le plus grand tabou de tous les temps (Amén : Francisco responde)

L’homosexualité est vraiment le plus grand tabou de tous les temps. Sans conteste.
 

Je viens de regarder en entier le documentaire « Amén : Francisco responde » (« Amen : François répond ») sorti cette semaine sur la plate-forme Disney +, et qui se veut une discussion à bâtons rompus et sans langue de bois entre le Pape François et 10 jeunes – Espagnols et Latino-américains – sur tous les sujets « tabous » concernant les jeunes.
 

Tous les sujets y passent, et sont abordés sans filtre : argent, scandales dans l’Église, racisme, immigration, harcèlement scolaire, dépression, boulimie/anorexie, suicide, solitude, viol, féminicide, transidentité (non-binarité), avortement, pédérastie/pédophilie, abus sexuels et psychologique dans l’Église, célibat des prêtres, ordination sacerdotale voire papale des femmes, applications de drague et de rencontres, polyamour, masturbation, pornographie, prostitution, drogues.
 

TOUS les sujets ? Non. Un seul manque. Alors que pourtant, on nous le montre plusieurs fois à l’image (deux femmes qui s’embrassent, qui sont au lit, qui se tiennent la main, qui se promènent ensemble). De surcroît, parmi les dix témoins, il y a même deux jeunes femmes chacune engagée dans une relation lesbienne. Croyez-vous que, pour autant, les chantres de la franchise, de la sincérité, de la transparence et de l’audace (y compris chez les jeunes interrogés, chez les gays friendly ou directement concernés), ont osé simplement sortir le mot « homosexuel/homosexualité/gay/lesbien » ?? Que dalle ! Rien. L’homosexualité, c’est la grande absente. Il ne faut pas en parler. L’homophobie, au sens propre du terme (« peur du même » et « peur de l’homosexualité »), occupe tout le tableau. C’est incroyable.
 

Et ça me révolte. On nous ignore, on nous noie dans une diversité de fausses marginalités et de faux tabous, on nous craint, on a honte de nous, on nous exclut, nous personnes homosexuelles, au point de même pas oser nous nommer. On est la honte des hontes. Le tabou des tabous. Alors même qu’on nous voit explicitement à l’écran. Ce n’est même pas une place à part, ou réduite et perdue dans une brochette de « marginalités/différences » : c’est pas de place DU TOUT. Si même les documentaires qui se targuent de traiter l’homosexualité de front la taisent, qu’est-ce qu’on va devenir ?
 

Qu’on ne s’étonne pas que nous, les personnes homosexuelles, nous sentions spécialement seules, exclues, invisibles, inexistantes.

Itinéraire précis de Jésus vers la Passion (les 20 principales étapes à Jérusalem)


 

Voici, à mon avis, et en suivant la Bible, les 20 principales étapes de l’itinéraire de Jésus vers la Passion (suivez sur la carte ci-dessus). Elles sont importantes car elles nous indiquent comment les Fins dernières ainsi que les conflits dans le Monde et dans l’Église vont se dérouler très prochainement :
 

1 – Miracle de Lazare (Jésus ressuscite son ami). C’est un peu le « miracle de trop ». Cet épisode précipite l’arrestation de Jésus et ouvre chronologiquement le cycle de la Passion.
 

2 – Dans saint Jean, Marie, sœur de Lazare, oint Jésus de l’onction de Béthanie (huile), 6 jours avant la Pâque.
 

3 – Montée de Jésus et ses disciples à Jérusalem. Jésus demande à ses disciples d’aller chercher une ânesse et son petit au village de Bethphagé, situé sur les pentes du Mont des oliviers.
 

4 – Entrée « triomphale » de Jésus à Jérusalem sur un âne. La foule l’accueille avec des rameaux, comme un prophète.
 

5 – Jésus chasse les marchands du Temple et guérit des malades.
 

6 – Le soir, Jésus quitte Jérusalem en direction de Béthanie (banlieue) et y passe la nuit.
 

7 – Le lendemain, Jésus entre dans le Temple à nouveau (initialement, le lieu abritant l’Arche d’Alliance, donc les tables des 10 Commandements). Il aborde justement le Décalogue, en particulier concernant l’adultère (mise à l’épreuve des Sadducéens) et il dit que le Commandement le plus important est celui de l’amour du prochain. Il fait preuve d’une grande sévérité envers les pharisiens.
 

8 – Jésus sort définitivement du Temple, et dit : « Voici que votre temple vous est laissé. Il est désert. Vous ne me verrez plus désormais jusqu’à ce que vous disiez : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ » (Mt 23, v. 37-39). Il ne reviendra plus jamais l’habiter, puisque désormais, à la fin des Temps, c’est lui l’arche d’Alliance et le Temple incarnés !
 

9 – Méditation sur les constructions du Temple de Jérusalem (Mt 24). Jésus dit à ses disciples qu’il n’en restera pas pierre sur pierre, et qu’il le rebâtira en 3 jours (car c’est Lui le vrai Temple !). Il décrit la fin du Monde et prévient contre l’Antéchrist qui se fera passer pour lui et dira « C’est moi le Christ » (dans le désert, dans le fond de la maison, etc.). Il raconte 3 récits eschatologiques : la parabole des 10 vierges + la parabole des talents + le Jugement Dernier.
 

10 – Jésus retourne à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux et, selon Matthieu, se fait oindre par l’onction de Béthanie (geste annonciateur de son ensevelissement) par une femme adultère, en corrigeant publiquement Judas qui pensait au gaspillage du parfum et aurait souhaité vendre ce dernier pour les pauvres (« Ce que cette femme a fait est très beau. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous. » Mt 26, 10).
 

11 – Cellule de crise. Les grands prêtres et les anciens du peuple se réunissent dans le palais du grand prêtre, qui s’appelait Caïphe. Ils organisent un conseil pour arrêter Jésus et le faire mourir. Judas se rend chez les prêtres pour obtenir une audience exclusive auprès d’eux pour que Jésus puisse se défendre, prouver qui il est, et échapper à un procès. Il accepte de l’argent pour indiquer où se trouve Jésus.
 

12 – Le premier jour de la fête des pains sans levain, ce sont les préparatifs de la Pâque. Et c’est le dernier repas de Jésus avec ses disciples au cénacle (sainte Cène). La trahison de Judas est dévoilée. Chez saint Jean est aussi racontée le lavement des pieds.
 

13 – En fin de soirée, Jésus et les apôtres quittent la salle du repas. Ils sortent de Jérusalem, descendent dans la Vallée du Cédron et remontent sur les pentes du Mont des oliviers qui domine la ville. Là, ils s’installent dans le jardin appelé Gethsémani. Jésus va prier à l’écart en demandant aux apôtres de veiller. Ceux-ci s’endorment.
 

14 – Au milieu de la nuit, c’est dans ce jardin que surgit une foule armée conduite par Judas. Ce dernier désigne Jésus en lui donnant un baiser.
 

15 – Dans la nuit, Jésus est conduit chez Hanne, le beau-père de Caïphe, qui était le grand prêtre, chef du sanhédrin, l’assemblée gouvernante des juifs. Judas est refoulé à l’entrée, alors qu’il se pensait introduit comme médiateur de Jésus à une simple « réunion » durant laquelle son Maître allait pouvoir prouver qui il est et échapper à une condamnation à mort (Zerah, notable juif avec qui il avait négocié la transaction, lui annonce qu’il ne s’agit pas d’une réunion mais bien d’un « procès »… Il donne à Judas son argent et le jette comme un malpropre). Jésus subit un interrogatoire, puis un procès organisé avec de faux témoins conduit à la condamnation de Jésus. Parmi les prêtres respectés dans la Tradition juive, le vieux Nicodème défend Jésus comme le Messie ; Joseph d’Arimathie (qui offrira à Jésus un tombeau digne) également. Caïphe est tellement écartelé dans son choix cornélien de reconnaître Jésus comme son Dieu qui lui fait face ou de le renier comme un blasphémateur qu’il en déchire en deux son propre vêtement ! Durant cette nuit, Pierre, qui a peur, va déclarer qu’il ne connaît pas Jésus. Et comme Jésus le lui avait annoncé, un coq chante pour annoncer l’aurore qui se lève.
 

Judas catastrophé par la tournure incontrôlée de la situation : Jésus n’est pas un magicien, et ne se prouve pas (c.f. « Jésus » de Zeffirelli)

16 – Le matin, le sanhédrin ne pouvait pas mettre quelqu’un à mort (c’est interdit dans le Décalogue !). Cela relevait du pouvoir de l’empereur ou de son représentant. Jésus est donc conduit devant le gouverneur, Ponce Pilate. Celui-ci siège au prétoire, vraisemblablement situé dans le palais d’Hérode. Il est bien embêté par la situation, car d’une part Jésus ne dit quasiment rien, et d’autre part, pour lui, il s’agit d’une « querelle religieuse entre Juifs » où lui n’a rien à voir. Pilate, ne trouvant rien à reprocher à Jésus, s’en remet à l’avis de la foule en lui demandant de choisir qui devra être libéré entre Jésus et Barabbas, un bandit en prison (un zélote qui a tué des romains et défendu le peuple juif). La foule, manipulée par les prêtres et les anciens, accuse Jésus. Il est donc condamné à la crucifixion supplice pratiqué par les Romains pour des bandits condamné à mort.
 

17 – Dans la cour du palais d’Hérode, dans la matinée, Jésus est flagellé avec un fouet garni de billes de plomb, un supplice particulièrement douloureux qui causait des plaies très profondes. Les soldats vont aussi le déguiser en roi avec un manteau rouge et, pour se moquer de Lui, lui poser une couronne d’épines sur la tête.
 

18 – Dans les rues de Jérusalem, en fin de matinée, Jésus escorté par les soldats romains, porte la poutre horizontale de la Croix sur ses épaules et s’avance vers le Golgotha, un lieu hors des murs de Jérusalem. C’est là qu’étaient habituellement crucifiés les condamnés. Deux bandits sont déjà en croix.
 

19 – Au Golgotha, début d’après-midi, Jésus est cloué sur la Croix, un clou dans chaque poignet et un clou pour les deux pieds croisés. Cela entraîne une mort longue et douloureuse, par étouffement.
 

20 – Mort et mise au tombeau de Jésus en milieu d’après-midi. L’obscurité se fait sur toute la Terre de 18h à 21h, avec des tremblements de terre. Le rideau du Temple de Jérusalem se déchire en deux. Comme le sabbat commence le soir même, on dépose Son corps dans un tombeau creusé dans la roche.

Correctif à mon enthousiasme premier face à la conférence de Jean-Dominique Michel hier soir au Luxembourg, et décryptage (Attention à la pente maçonnique !)


 

 

Je réécoute la conférence d’hier soir (24 mars 2023) de Jean-Dominique Michel au Luxembourg, étant donné que je l’avais prise en cours de route sur Facebook et avais loupé le début. Et j’y vois des éléments de franchise – et donc de Franc-Maçonnerie – qui m’avaient échappé, et qui me font revoir mon enthousiasme et mon admiration pour l’anthropologue légèrement à la baisse. Ça n’enlève rien aux 95 % de juste de ce qu’il dit. Et finalement, c’est un mal pour un bien. Car même un conférencier brillant garde sa part d’Humanité, ses limites. Jean-Dominique Michel n’est pas Dieu ; et il ne faut idolâtrer personne, pas même Dieu en personne – à savoir Jésus – ni même sa mère parfaite, Marie. De plus, la tentation de se transformer en justicier vengeur après avoir été traîné dans la boue et avoir vu son intelligence et son expertise visionnaire injustement piétinées est largement compréhensible.
 

Pour autant, il ne faut pas être dupe. Malgré la pertinence du discours, malgré l’apparente bonhommie et le détachement affichés par l’humilié, malgré le bain chaud de flatteries et d’apparents émerveillements d’avoir connu « tant de rares frères de combat extraordinaires et engagés » dans l’adversité, il y a certains détails dans le discours de Jean-Dominique Michel qui me chiffonnent et qui montrent que son positionnement n’est pas encore ajusté et qu’il demeure fragile. J’ai identifié 7 éléments de Franc-Maçonnerie inconsciente (je vous passe l’entrée scénarisée en mode élancée et faussement improvisée de l’orateur… car là encore, c’est de la mise en scène maçonnique à la Patrick Roy ou Philippe Risoli, ou de télévangéliste) :
 

1 – l’extériorisation ou l’altérisation du mal : À entendre Jean-Dominique Michel, ce sont les autres les psychopathes ou les aveugles ; nous (lui, son cercle d’amis chercheurs, et ses auditeurs), on est des voyants « normalement névrosés ». Mouais… Et si les vrais psychopathes ou les vrais carriéristes, ce n’était pas nous, finalement ?
 

2 – le remplacement de la Vérité par la franchise/sincérité, donc par l’intention. Dès l’introduction de la conférence, il est énormément question de « sincérité », d’« honnêteté », de « franchise », de « lucidité », de « lumière »… donc ça sent le roussi.
 

3 – le remplacement de l’Amour par l’intelligence ou la « justice ». Apparaît soudain le prince noir de tout combat, le personnage du justicier qui va, dans un temps humain et par le moyen humain de la loi et de la « jurisprudence », réclamer justice TOTALE, au lieu de l’attendre des anges et de Dieu à la Fin des Temps. À la vingtième minute, j’ai entendu une phrase qui contraste complètement avec la douceur réputée de Jean-Dominique Michel, et qui sent la franchise justicière maçonnique : « Ils [les fautifs] doivent payer intégralement. ». Wow… Qu’est-ce que c’est que ce justicialisme là ??
 

4 – le remplacement de Jésus par des concepts qui lui sont associés (« l’Espérance » notamment, mais aussi « la communion humaine » ou « la (re)Naissance », « l’humanisation »). Mais l’horizon résurrectionnel est gommé. D’où une forme de fatalisme cynique chez Jean-Dominique Michel (« On suit un processus dont personne ne sortira vivant » conclut-il à la fin de sa conférence en rigolant) et de déni des prophéties apocalyptiques (« C’est tout l’intérêt du match que nous sommes en train de vivre. On n’en connaît pas la fin. » : Ah bon ? Vraiment ? Et le livre de l’Apocalypse, c’est quoi ?). Même si ce fatalisme s’habille du positivisme ordo ab chaos du « renouveau » (À ce propos, le titre de la conférence dévoile bien la pensée maçonnique du « cycle de vie et de renouveau » que constituerait le chaos observé et vécu actuellement et mondialement : « L’effondrement en cours de l’Occident augure-t-il d’un possible renouveau ? »). Top franc-maçon !
 

5 – les références maçonniques : par exemple, la définition de l’œuvre de Mozart comme « le meilleur que l’Humanité ait produit ». Il faut savoir (sans l’absolutiser) que les francs-maçons vénèrent littéralement Mozart (La Flute enchantée est un standard crypto-maçon bien connu des initiés). Jean-Dominique Michel déclare que l’humain est capable du pire comme du meilleur, et qu’il oscille entre « Auschwitz et Mozart ».
 

6 – l’invocation de l’humanisme intégral comme objectif existentiel collectif, et la prétention millénariste de création d’Humanité et de ville/société/civilisation dans un temps humain et terrestre… ce qui est une illusion maçonnique, certes pleine d’optimisme et rassurante, mais qui n’est pas ce que la Bible et Jésus prévoient. Jean-Dominique Michel emploie la métaphore nataliste (empruntée à certains New-Ageux positivistes – au sens de « scientistes » – dont même l’adorable Louis Fouché fait partie) comme quoi nous sommes en chemin d’humanisation mais que nous ne sommes pas encore nés (« On est des pré-humains, en quelque sorte. »). Soit. Très jolie inversion. Et ensuite, il verse dans le millénarisme civilisationniste (et sucré) qui est un mirage utopiste du point de vue théologique et eschatologique : « Nous serons vraiment humanisés le jour où nous serons capables de créer une société digne de ce nom, où chacun sera respecté et aura sa place. » Dans le discours de Jean-Dominique Michel, le Salut est encore trop attendu de soi ou de certains Hommes (ceux étiquetés du camp du « bien »). Il propose d’ailleurs son concept (intéressant) de « salutogénèse » – à la base inventé par Antonovsky – comme une voie de pacification, de « liberté intérieure » et de bien-être personnel et social, reposant sur 3 piliers : a) l’intelligibilité (la capacité à comprendre ce qui nous arrive) ; b) le ferme attachement à nos valeurs fondamentales ; c) notre capacité d’agir comme nous pouvons, ici et maintenant. Mais tout ça reste encore trop anthropocentré.
 

7 – l’affichage de l’émotion (pourtant contenue, donc en apparence pudique) : Jean-Dominique Michel se montrant affecté par les exemples de victimes qu’il donne (la mention des restaurateurs qui ont dû mettre la clé sous la porte à cause du confinement ; les médecins compétents dont l’expertise a été bafouée en temps de panique ; les déportés dans les camps de concentration qui ont su garder une part d’humanité au milieu de l’horreur). En gros, l’effet narcissique – mais tellement sincère – du « Je m’émeus moi-même en m’émouvant sur les autres ». Jésus n’a jamais fait ça. Même au nom de la dénonciation de la psychopathie de certains de nos dirigeants (psychopathie étant définie par l’anthropologue comme une incapacité à se laisser émouvoir par les souffrances qu’on inflige à autrui).
 

Donc voilà. Même si Raoult ou Michel ou Fouché ont le mérite de sortir du lot et d’avoir eu le courage de supporter l’humiliation et une apparente rétrogradation des honneurs mondains qui leur sont dus, il y a encore du boulot côté humilité. Bien qu’étant de belles personnes, je dis : Attention ! Jusqu’à notre mort, même des héros ou les élus peuvent devenir – à cause de leur libre arbitre et aussi de leur sincérité/franchise – des gros connards ou des monstres d’orgueil. Personne n’est, jusqu’au dernier moment, confirmé en grâce. A fortiori celui qui se croit à l’abri ou sauvé. Demandons toujours à Jésus et à Marie la persévérance finale.
 

J’avais déjà identifié, il n’y a pas si longtemps (le 10 décembre 2022), la pente savonneuse de la franchise, le glissement progressif vers la Franc-Maçonnerie (anti-Franc-Maçonnerie !), que le média belge Kaïros – pourtant méritant et admirable à bien des égards – commençait à prendre, quand je voyais ce dernier applaudir l’intellectuel Slobodan Despot (nom de famille ô combien signifiant…), fondateur de l’Antipresse, et saluer son anticonformisme affiché, ainsi que sa « sincérité », le tout avec des métaphores maçonniques (tissu, pierre, gnose, lumière, invocation du « réel » et de la « lucidité »…) crevant les yeux : « Slobodan Despot, traducteur, cofondateur des éditions Xénia, photographe, romancier, fondateur de l’Antipresse, ‘magazine hebdomadaire destiné à nous faire réfléchir’, dont paraîtra dimanche 11 décembre la 367ème édition, pense le monde loin des chemins balisés où ne s’expriment plus que conformisme et obéissance. Interview autour de sujets ‘d’actualité’ (Ukraine, Covid, ‘crise climatique’, …), qui dessinent des lignes de fond toujours plus profondes puisque mettant en jeu notre rapport à la vérité et au réel, la façon dont se forment nos connaissances sur ce monde, donc aussi les questions de liberté et de démocratie. Slobodan Despot est un phare dans l’obscurité moderne, lucide, qui partage avec nous ce trait essentiel : la sincérité. » Quand j’ai lu ça, je me suis dit que même une antenne journalistique (de « réinformation ») persécutée et clairvoyante comme Kaïros commençait, par orgueil et souci de rétablir la justice et la Vérité par soi-même, à filer un mauvais coton. Pour ne pas tomber dans les pièges de l’orgueil blessé, il est important et capital – et je le dis aussi pour Jean-Dominique Michel – d’une part de toujours s’impliquer en premier dans ce que l’on dénonce, et d’autre part de se former urgemment sur la Franc-Maçonnerie et ses ressorts, pour ne pas confondre la franchise avec la Vérité-Amour qu’est Jésus et son Église Catholique. Sinon, on va droit au mur sans même s’en rendre compte, et en étant persuadé qu’on s’envole comme des anges.
 

Je vais poursuivre la rédaction de mon livre sur l’infiltration de la Franc-Maçonnerie dans l’Église Catholique…

Ce que j’ai appris de la gémellité

Vous savez peut-être que j’ai un frère jumeau. Jean. Et un « vrai », en plus (donc monozygote) !. C’est-à-dire que j’ai existé, grandi et suis arrivé au Monde « en double », avec un être qui est issu du même œuf (ovule) qui s’est coupé en deux, qui me « ressemble comme deux gouttes d’eau », et avec qui je suis né à 5 minutes d’intervalle. Et cette gémellité qui m’a été imposée comme condition existentielle en plus de ma propre vie, me révèle énormément de choses sur l’Humain et sur le Divin. Des « constats », des convictions ainsi que des interrogations, que j’ai envie de vous partager ici, et dans lesquels les jumeaux qui me liront se reconnaîtront sans doute.
 

La première vérité que la gémellité m’a apprise, c’est que nous sommes tous – jumeaux ou pas – mystérieusement et irréductiblement uniques et irremplaçables. Même quand la génétique, le corporel, la ressemblance, la temporalité, la gémellité, nous poussent à croire le contraire ! Et je le vois dans plein d’aspects : entre frères jumeaux, on a beau avoir le même sexe, exactement le même âge, le même patrimoine génétique, ou des symétries (L’un droitier, l’autre gaucher ; l’un qui voit mieux d’un œil, l’autre de l’autre ; Mon frère et moi avons marché le même jour !), voire des maladies qui surgissent à peu près en même temps (les ganglions à 3 ans par exemple, ou la varicelle simultanément), eh bien nos empreintes digitales sont différentes, notre regard est différent, nos voix sont différentes, nos grains de beauté sont différents, nos cicatrices sont différentes, nos caractères sont différents, nos orientations sexuelles et nos goûts sont différents (Moi je suis homo, pas Jean ; L’un finit par avoir une pilosité plus prononcée que l’autre), nos talents sont différents (L’un sait danser, l’autre pas ; l’un sait shooter dans un ballon, l’autre pas). Et paradoxalement, plus nous vivons des événements qui nous éloignent et nous différencient (rencontres, expériences), plus – inconsciemment – nos propos et nos caractères convergent et se ressemblent/renforcent sans même que nous le cultivions (Je pense par exemple aux talents d’écriture de Jean, qui avant m’étaient plus réservés ; ou bien à ma supériorité intellectuelle, qui avec le temps tend à s’estomper). C’est drôle. Plus nous nous dissocions, plus nous nous ressemblons. La gémellité, c’est finalement comme l’Amour vrai : ne faire qu’Un tout en restant deux.
 

Deuxième constat que je fais sur la gémellité : c’est le caractère incassable de celle-ci. Indéfectible. Il n’y aura jamais de rupture relationnelle irréversible, de désaccord fondamental entre mon frère et moi. Même quand on feint de s’engueuler ou de se séparer ou de ne pas s’entendre (parfois pendant des années), même quand une tierce personne (une épouse, une sœur ou un frère, un ami commun…) tente de nous dresser l’un contre l’autre, l’entente et l’accord resteront parfaits. La confiance mutuelle : intacte. C’est physique. C’est ontologique. C’est consubstantiel à notre personne et à notre relation. On peut toujours se renier soi-même mais jamais se fuir soi-même. Et notre frère jumeau nous connaît quasiment mieux que nous-même. On pourra débarquer à toute heure chez lui (ou lui, chez nous), crier à l’aide, passer des heures en la compagnie l’un de l’autre : on ne sera jamais une gêne ni un poids. Tout simplement parce que, sans être l’autre, nous sommes la plus importante part de lui.
 

Quand l’un de nous deux mourra, ce n’est pas « un autre » qui partira, mais une part de soi. On pourrait presque dire « une moitié de soi-même ». Je crois aux télépathies (transmissions de pensées) entre jumeaux. Par exemple, les synchronicités de goûts (Un jour, à plusieurs centaines de kilomètres de distance, on a eu mon frère et moi la même chanson de Joe Dassin en tête – « L’équipe à Jojo »), le langage commun (cryptophasie) ressemblant à un argot extraterrestre (« endelesplènwèndeïlle », « endelacanana », « hérétété »…), des compréhensions ou des associations de pensées directes (C’est pour ça que, lors des jeux de devinettes/divination, personne ne veut être en compétition avec notre duo). Je crois même que, dans l’hypothèse où mon frère et moi ne mourrons pas en même temps, nous serons mystérieusement avertis. La gémellité, ça fonctionne mieux qu’un talkie-walkie.
 

Et j’en viens au troisième et dernier constat sur la gémellité. Selon moi, il y a de la médiumnité, du Divin, du Créateur (c.f. les mythes fondateurs de grandes civilisations : Romulus et Rémus, par exemple, pour la Rome Antique), de l’irrationnel voire du surnaturel dans les jumeaux, qui peut faire peur parce qu’il dépasse l’Humain (Dans certaines tribus d’Afrique, les jumeaux semblaient tellement rivaliser avec Dieu, et déjouer le plan de singularité et d’unicité de ce dernier pour l’Humanité, que l’un des deux jumeaux était tué à la naissance). Notre existence relève de l’accidentel (Pourquoi l’ovule s’est-il scindé en deux ? C.f. la thèse familiale ironique du tape-cul auquel ma maman aurait joué au lac de Ribou pendant son ovulation), de la robotique (on peut penser aux gestes et attitudes mécaniques des duos de nageuses de natation synchronisée), parfois de la manipulation scientifique/génétique d’apprentis sorciers (c.f. clonage ou tri d’embryons lors des fécondations in vitro gémellaires), du curieux (On arrive au Monde en double, comme d’apparentes photocopies humaines !), de l’incestuel/du malsain (c.f. la gémellité comme terreau indéniable d’homosexualité, de pathologies diverses comme les troubles du langage ou de la sociabilité, comme le narcissisme, comme terrain de jalousies terribles aussi), du facétieux/trompeur/diabolique (Notre ressemblance peut jouer des tours, favorise l’illusion, la confusion et la contrefaçon : Tweedle Dee et Tweedle Done dans « Alice au pays des merveilles »), du monstrueux (c.f. les jumelles cauchemardesques de « Shining », les frères siamois, les jumeaux qui donnent l’impression à l’alcoolique qu’il voit double, les frères complotistes…), et beaucoup plus positivement, du merveilleux (Un être humain semble être capable de se répliquer, de se façonner en double, comme Eve sorti d’Adam, ou comme Dieu magicien), du créateur (Nous, jumeaux, avons des talents, des qualités et une inventivité hors du commun, qui parfois relèvent du génie : nous développons par exemple un talent pour l’écriture, le conte et la mise en scène, sommes dotés de l’art du mimétisme, de la dissimulation et du détail, avons une exceptionnalité et une créativité d’autodidactes), de prévalent (Même dans le cas des grossesses multiples – triplés, quadruplés, quintuplés et plus -, celles-ci fonctionnent par paires, et sont donc gémellaires, au final !), de providentiel (Par exemple, mon frère et moi n’aurions pas dû, selon la logique humaine et les circonstances, voir le jour : ma maman était psychologiquement malade, n’avait plus qu’un seul ovaire, portait un stérilet, voulait s’arrêter à 3 enfants… mais quand la Vie veut vaincre la mort et la dépression, elle déboule et met les bouchées doubles !), de magique (si si ! Je pense à la chaîne d’Union digitale maçonnico-électrique des Jumeaux du bout du Monde qui vient à bout de tous les dangers). Peut-être que la gémellité fait des jumeaux des êtres humains exceptionnels et divins.
 
 
 

P.S. : Pour les jumeaux qui me lisez, ça vous dit qu’on se retrouve le 15 août à Pleucadeuc pour le Rassemblement annuel des jumeaux de France (et d’ailleurs) ?

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Après m’avoir ignoré, boudé ou traité de « maladroit » – ou pire, de « pitoyable » –, certains catholiques, face à la situation nationale, mondiale et ecclésiale actuelle où l’homosexualité bisexualisante et asexualisante devient omniprésente et arrive à son climax, viennent troubler mon repos et mon isolement de pauvre type (je suis devenu inaudible ; ça fait belle lurette qu’on ne m’invite plus nulle part ; mes livres respirent la poussière ou sont absents des librairies chrétiennes ; mon prochain livre Couples homosexuels : c’est quoi le problème ? peine à sortir, alors qu’il met justement pile le doigt sur la question du péché ; mes publications sur les réseaux ne sont pas partagées et encore moins « likées » ; n’importe quel banal profil Twitter a largement plus d’abonnés que moi…) pour m’appeler à l’aide ou pour me partager leur indignation face aux entrées d’eau arc-en-ciel qui pénètre la barque de saint Pierre (l’Église) et menace de la couler.
 

Et moi, je n’ai plus la force ni l’envie d’accepter les nouvelles sollicitations d’amitié Facebook de cathos qui viennent à moi par curiosité plus que par soutien, de témoigner publiquement ni en visio. Je n’ai que l’énergie d’éditer de temps en temps un article pour mon blog, d’écrire un nouveau livre pour approfondir des sujets qui me tiennent à cœur et très importants (mais dont l’importance est ignorée) tels que l’homosexualité, la Franc-Maçonnerie et l’Apocalypse, de publier – très lentement – la suite de mon documentaire « Les Folles de Dieu » (si bien nommées !) en stand-by.
 

Et aux rares supporters, qui viennent me soumettre leur sempiternelle question « Que penses-tu de ça ? et de ça ? et de ça ? » ou leur indignation « Tu as vu ça ?! et ça ?! et aussi ça ?! », et me rapporter les événements ou paroles malheureuses signant la défaite (ecclésiale) de la Vérité concernant l’homosexualité, je relève péniblement la tête, leur écris laconiquement deux-trois mots d’accusé de réception, et j’ai presque envie de leur sortir « Allez vous faire foutre connards », ou « Foutez-moi la paix » ou « Vous ne m’avez pas soutenu. Maintenant, ne venez ni pleurer ni me sonner. Débrouillez-vous sans moi. Restez dans votre merde ! ». Mais comme je suis un incorrigible gentil et poli, j’en reste à un innocent et interrogatif « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? » ou « Je sais bien. On est foutus ».
 

Alors concernant le cortège de mauvaises nouvelles qui pourrait se conclure par ces affirmations du faux détachement et de l’agonie, j’en ai relevées quelques-unes qui, je suis sûr, vous donneront du baume au cœur autant qu’elles vous consterneront :
 

– Une amie d’Orléans m’apprend qu’un prêtre, dont la double vie homosexuelle a été découverte, quitte le sacerdoce et a écrit à ses paroissiens pour leur faire ses adieux. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
 

– Un blogueur et ami espagnol me fait regarder la troisième partie du jeu vidéo The Last of Us, qui fait un carton en ce moment sur Prime Video, et qui dépeint de manière hyper réaliste et émouvante l’histoire d’un vieux couple gay, marié à la vie à la mort, et que tous les internautes applaudissent. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
 

– À l’occasion du Synode sur la Synodalité organisé par le Vatican, où la question de l’accueil des personnes homosexuelles dans l’Église occupe le haut du pavé, l’émission Le Jour du Seigneur (le 29 janvier 2023 sur France 2) a déroulé dernièrement le tapis rouge à l’association homo chrétienne DUEC (Devenir Un En Christ, présidée par Timothée de Montgolfier) ainsi qu’à l’association Reconnaissance (créée par Nathalie de Villiencourt, à destination des familles touchées par l’homosexualité). Sans surprise, les discours sont toujours centrés sur l’accueil, l’acceptation et la reconnaissance (donc le regard extérieur) de l’homosexualité (jamais sur l’homosexualité et la réalité de couple en elles-mêmes ; les passages de la Bible condamnant la pratique homo sont relativisés par leur soi-disant « contexte ») ; centrés sur l’hétérosexualité (confondue avec la différence des sexes) ; centrés sur « l’Amour du Christ » (tel qu’il est compris, c’est-à-dire soi-disant « inconditionnel ») ; centrés sur la condamnation du Catéchisme de l’Église Catholique et du Magistère (les intervenants et journalistes revendiquent un changement des mots du Catéchisme dits « intolérables, blessants et injustes » ; centrés sur la victimisation et l’appui de la thèse du livre Sodoma de Frédéric Martel soutenant que l’homophobie du clergé reposerait sur une homosexualité refoulée et largement ressentie/pratiquée parmi les chefs de l’Église) ; centrés sur le Pape et sa soi-disant « ouverture » par rapport à l’homosexualité (Ses paroles confuses – car même si d’un côté elles dissocient « homosexualité » et « crime » en décriminalisant par là même la première, de l’autre côté elles associent l’homosexualité au péché sans expliquer non plus pourquoi – participent d’un énorme quiproquo qui donne à croire aux cathos gays friendlys progressistes que le souverain pontife serait d’accord avec eux et qu’il validerait leur pratique – ce qui n’est pas du tout le cas –, et qui donne à croire aux cathos conservateurs que le Pape serait gay friendly, progressiste et donc leur ennemi – ce qui n’est pas le cas non plus). Donc en gros, c’est la merde totale ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
 

– Ces blaireaux de France Catholique font comme tous les mauvais médias catholiques conservateurs actuels : au lieu d’aimer ou d’analyser, ils accusent tout le monde (y compris leur propre Église et le Pape) et sombrent dans la panique homophobe : c.f. le dernier article d’Aymeric Pourbaix qui se désole de la montée en puissance de l’idéologie « transhumaniste » du Gender et du « lobby gay et trans » qui menace la jeunesse et l’Église. Les mêmes qui nous ont rejetées, nous personnes homos catholiques continentes, sont les premiers désormais à écrire des articles alarmistes les posant eux-mêmes en victimes, le tout sans aucune miséricorde ni amour des personnes homos et trans. Ils déplorent les conséquences dont ils nourrissent les causes. Ils n’ont ainsi aucune chance de toucher le cœur de qui que ce soit. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
 

– En ce moment, je constate une véritable crise de la sexualité (différence des sexes) et des relations femme/homme dans l’Église Catholique : des couples qui pètent, des célibataires (majoritairement féminines) et des hommes en minorité ou qui désertent l’Église et ne supportent plus d’être les cibles isolées de ces hordes de jeunes femmes pieuses esseulées et désespérées qui leur sautent dessus. Cette crise de la différence des sexes arrive à un tel point critique que beaucoup de personnes non-homos en viennent à penser que les homos se débrouillent mieux dans la formation des couples, ou qu’il vaut mieux être homo aujourd’hui pour trouver l’Amour ! Je constate pour ma part que l’homosexualité, contrairement à la relation d’amour femme-homme, est facilitée et encouragée socialement comme jamais. J’ai essayé d’organiser dernièrement un dîner de célibataires pour mes amis non-homos : je ne connais pas un seul site de rencontres « hétéros » totalement gratuit, donc où il soit possible de ne pas payer d’abonnement, où ce ne soit pas la croix et la bannière pour simplement parler à quelqu’un, et où il soit possible d’organiser des dîners de célibataires pour mes amis non-homos, comme je le ferais côté homo avec beaucoup plus de facilité. J’ai l’impression que les sites hétéros sont complètement verrouillés, voire misandres (anti-hommes)… et que ça paralyse les rencontres entre hommes et femmes. C’est beaucoup plus simple entre homos. Sans parler de la bisexualité galopante chez les jeunes (et les moins jeunes, avec tous ces « hétéros » déprimés et nostalgiques qui s’essaient au « polyamour » faute de croire en l’amour unique et éternel). Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
 

– Pour terminer, j’observe d’une part que la cassure (c.f. les titres fêlés des affiches de séries ou de films actuels tels que YOU, Knock at the Cabin, Vortex…) devient une mode ; et d’autre part que la chaîne TF1, pourtant longtemps indétrônable, est sur le déclin, tant au niveau des mauvaises audiences que des séries en sursis. C’est toujours intéressant de regarder comment des Empires humains et lucifériens se divisent et s’écroulent d’eux-mêmes. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
 

« Knock at the Cabin » de Night Shyamalan : le film homophobe de l’année (mais que tout le monde verra comme gay friendly et qui passera crème)

Je vais vous parler d’un film qui, sous l’excuse du film de genre (le thriller d’épouvante), rend les couples homos responsables de tous les cataclysmes de l’Humanité.
 

Ça fait un moment que j’observe l’homosexualité en tant que « Signe (social) des Temps » et qu’annonce indirecte du Retour glorieux imminent de Jésus (donc en tant que Bonne Nouvelle, et non mauvaise nouvelle), ainsi que la correspondance – de plus en plus opérée et répétée – entre homosexualité et catastrophes voire Fin du Monde (c.f. le code « Passion pour les catastrophes » dans mon Dictionnaire des Codes homosexuels). Et je n’avais jamais vu, avant le film dont je vais vous parler tout de suite, et depuis la pandémie du Sida (années 1980) et de la « variole du singe » (aujourd’hui), d’œuvre fictionnelle grand public qui instaure aussi ouvertement une causalité. Je suis choqué.
 

En effet, beaucoup plus gravement (car quand le lien entre homosexualité actée et catastrophe est causalisé, il devient de l’homophobie : de fait, l’homosexualité actée ne provoque pas la Fin des Temps, même si elle en est l’un de signe ou voyant social), il arrive que ce soit le couple homosexuel – en famille « homoparentale » – qui soit désigné comme déclencheur des cataclysmes mondiaux, voire rendu responsable de la Fin du Monde si jamais il ne sacrifie pas l’un de ses membres. C’est le cas dans le film homophobe (en même temps que gay friendly… ce qui va ensemble) « Knock at the Cabin » (2023) de M. Night Shyamalan, qui met en scène un couple homo – Eric et Andrew – ayant obtenu par GPA (Gestation Pour Autrui) une petite fille asiatique, Wen, et qui est accusé/prévenu par 4 individus faisant irruption dans sa maison de vacances – présentés nommément comme « les 4 Cavaliers de l’Apocalypse » mais qui ne sont ni homophobes (ils passent leur temps à les disculper, à tenir le discours gay friendly de soutien ou de blanchissement du couple homo, et ils s’interdisent de sacrifier eux-mêmes la famille gay : ils préfèrent se suicider les uns après les autres et s’entretuer plutôt que de toucher à la famille homoparentale) – que s’il ne sacrifie pas un de ses trois membres, il provoquera des cataclysmes mondiaux et la Fin du Monde.
 

Et le plus fou dans ce scénario – preuve que désormais la vague d’homophobie déferle actuellement sur nos écrans et dans notre Monde sans même que personne ne l’identifie, ne s’en offusque ni ne la dénonce, puisque c’est excusé par le surnaturel, la bonne intention et le ressort fictionnel/esthétique –, c’est que l’avertissement des 4 prophètes de malheur gays friendly qui se sacrifient se révèle vrai : c’est bien le refus de la famille homoparentale de supprimer un de ses membres qui engendre et alimente l’enchaînement des fléaux à échelle planétaire (tsunamis, pandémie virale, crashs aériens, méga incendies), en plus du massacre méticuleux et successif des martyrs-avertisseurs ; et c’est bien le sacrifice final d’Eric (qui en arrive à gober la prophétie sacrificielle des 4 cavaliers de l’Apocalypse pesant sur son couple, et reposant sur la croyance au lien de causalité entre homosexualité actée et catastrophe) qui met un cran d’arrêt aux fléaux et qui permet à l’Humanité le retour à l’équilibre et à la normale. Il n’y a ni méchants ni gentils : tous les personnages sont les jouets et les artisans d’un destin incompréhensible, inéluctable et pourtant présenté comme juste : tout comme eux. De surcroît, lors du dénouement, le spectateur découvre que les 4 « illuminés » ne l’étaient pas tant que ça vu qu’ils ont dit vrai sur leur propre vie dès le départ, et ont annoncé des événements terrifiants qui ont bien eu lieu.
 

Donc finalement, le film cache ses intentions homophobes, en se drapant dans l’argument de l’irrationnel ou du genre « horreur » ou du film-catastrophe barré, ou dans le discours de l’innocence visionnaire mâtiné de zèle prophétique irrépressible et gay friendly qui ne se comprend pas lui-même (Par exemple, à aucun moment les voyants ne demandent au couple gay de se séparer, de se convertir, de rendre la petite Wen à sa mère, de nier leur homosexualité ou de reconnaître que leur situation est mauvaise et peccamineuse, ou de se convertir/repentir pour adhérer à une secte ou une Église évangélique). Mais au bout du compte, c’est bien le couple gay qui est à la fois présenté comme le sauveur de l’Humanité (pris séparément, en tant qu’individualités, et tant que l’homosexualité n’est pas pratiquée) mais aussi comme le fossoyeur de l’Humanité (dès qu’il forme couple et « famille »). Si ce n’est pas un message – et une conception du couple homo-acte ou de la famille homoparentale – homophobe, qu’est-ce que c’est ? Franchement choquant. Même si personne ne le verra.
 

Enfin, pour parachever ma démonstration et faire un clin d’œil au nom que j’ai donné inconsciemment à ce code (« Passion pour les catastrophes », j’ai expliqué à moultes occasions que la Marque de la Bête de l’Apocalypse serait actualisée par 4 choses principalement : 1) l’hétérosexualité (l’absolutisation des différences au détriment de la différence des sexes et de la différence Créateur/créatures ; promotion d’une bisexualité asexualisante) ; 2) la puce électronique RFID subcutanée, autrement dit le 666 sur la main ou sur le front ; 3) l’humanisme intégral (les valeurs du Christ, sans le Christ) ; la référence au mot « passion » (pas la Passion du Christ, évidemment, mais les goûts et la volonté personnels). Eh bien je ne me suis pas trompé. Car dans le film « Knock at the Cabin », c’est au moment où l’armoire à glace Leonard rencontre dans la forêt la petite Wen (8 ans) qui parle aux sauterelles qu’elle a enfermées dans un bocal, et qu’il lui serre la main pour sceller leur pacte apocalyptique (dans le sens mondain du terme, à savoir luciférien et catastrophiste : d’ailleurs, Lucifer est très présent tout au long du film, et Eric le reconnaît puisqu’il dit voir plusieurs fois « une silhouette dans la lumière »), qu’on voit furtivement mais distinctement tatoué sur la main droite de Leonard le mot « PASSION ». Et ça, je suis sûr et certain que c’est une coïncidence eschatologique qui a échappé au réalisateur M. Night Shyamalan. La passion est bel et bien une des principales Marques de la Bête. Je le vois trop souvent.
 

Nuit des Témoins 2023 : le martyre aux loges (maçonniques)… pardon, le martyrologe


 

Le vendredi 27 janvier 2023 dernier, j’ai assisté en direct à l’église Saint Sulpice (Paris) à la Nuit desTémoins (la 14 édition). C’est tellement un scandale, cette soirée, que j’ai décidé d’écrire cet article pour dénoncer l’endormissement et la collaboration de la plupart des catholiques à cette mascarade en apparence louable et irréprochable – mais en réalité luciférienne et maçonnique.
 

Attention : À qui sera décernée la Palme d’or (du martyre) cette année ? Suspens…

Le concept de la Nuit des Témoins est simple : il s’agit d’une veillée de prière pour les chrétiens persécutés ou assassinés dans le Monde, supposément « à cause de leur Foi et de leur annonce de l’Évangile », organisée par une association caritative catholique appelée l’AED (Aide à l’Église en Détresse). Cette veillée annuelle est présidée en général par un évêque (cette année, le Jacques Pradel épiscopal était l’évêque de Saint Denis, Mgr Delannoy). Et elle consiste en une litanie : on nous dresse la liste des martyrs de l’année. Si vous préférez, ce sont un peu Les Oscars mais version éloge funèbre catholique. Sur un air de piano sentimental de l’Emmanuel. En gros, c’est la rubrique nécrologique ecclésiastique (meurtres, enlèvements, emprisonnements, tortures, déplacements de population, incendies d’églises, attentats, intimidations, pillages, etc.) de l’année écoulée. Tout comme le fait l’association S.O.S. Homophobie dans le cas homosexuel, avec des « Rapports annuels édités… sauf qu’avec les Nuits des Témoins, c’est pour les victimes de l’anticléricalisme, et non de l’homophobie. C’est ce qu’on appelle un « martyrologe », rituel originellement juif puis protestant, mais dans lequel les catholiques francs-maçonnisés sont récemment tombés eux aussi. En effet, comme l’Église Catholique actuelle se maçonnise et se protestantise à grands pas aujourd’hui, Elle reprend à son compte cette tradition du martyrologe comme si c’était un bien. Ensuite, une fois le listing des morts de l’année passé en revue, on écoute trois témoignages de « religieux du bout du Monde » de 15 minutes chacun, entrecoupés de chants méditatifs. Et à la fin, c’est l’adoration eucharistique (le Saint Sacrement est exposé) et la collecte des dons pour l’AED.
 

« Alors, me dira-t-on, pourquoi tirer sur une belle œuvre [l’AED et sa Nuit des Témoins], utile, et qui donne le micro aux ‘sans-voix’ au moins une fois dans l’année ? Nulle association n’est parfaite et ne vit d’amour et d’eau fraîche, n’échappe aux ambiguïtés et aux intérêts du ‘charity business’. Mais, comme avec les organismes ‘pro-Vie’, l’AED, malgré ses défauts, sauvent des vies, aident des gens, doit être encouragée plutôt que torpillée. » Mais, je vous le demande, au lieu de rester sur le terrain des bonnes intentions et des maigres résultats, pourquoi ne pas émettre l’hypothèse que ces mouvements, à force de compromissions, non seulement collaborent avec leur(s) ennemi(s) voire créent ce qu’ils pleurent/dénoncent (parce que ce n’est pas ce qu’ils dénoncent le problème mais COMMENT ils le dénoncent), et font partie des ennemis ? Je trouve que la réflexion mérite d’être posée.
 

Le problème majeur, à mon sens, de La Nuit des Témoins, c’est qu’on ne nous explique jamais pourquoi les prêtres sont persécutés. Le mal n’est pas nommé. C’est juste un étalage des conséquences factuelles de causes que l’on tait, ce qui fait basculer ce genre d’événements commémoratifs dans le fatalisme (d’impuissance) et la victimisation constative en même temps qu’émotionnelle et sensationnaliste. Tout ça sur la base du réel et de souffrances réelles. Mais il n’y a aucune analyse (ni politique ni surnaturelle) d’opérée. Le but n’est finalement pas d’enrayer le phénomène de persécutions tant regretté (puisqu’on n’explique pas les mécanismes, les ressorts, les forces profondes à l’œuvre ; ou parce que les persécuteurs ce seraient, nous dit-on, forcément « LES AUTRES », ces « autres » noyés en général dans un collectivisme institutionnel flou qui les transforme en légions nombreuses et anonymes d’une même constellation diabolique inhumaine et dépersonnalisée : « les djihadistes », « les assaillants », « le Gouvernement d’Untel », « la junte militaire », « une mauvaise gouvernance », « la violation des droits humains », « la situation d’injustice sociale », « les autorités », « un groupe armé islamiste », « le régime totalitaire », « le socialisme », « des lois injustes », « la violence », « l’armée », « la police », « des gangs armés », « une série d’événements obscurs », « des bandits », « des manifestants anti-gouvernementaux », « des rebelles », « des insurgés », « des adultes irresponsables et corrompus », etc.) mais de l’encourager par le misérabilisme de pleureuses appelé pompeusement « prière », « Espérance », « persévérance », « martyre », « Paix », « Solidarité, puis « don » (financier).
 

Les raisons profondes de ces conséquences dramatiques sont spectaculairement simplifiées par un christocentrisme et une victimisation/dramatisation exacerbés, un procès d’intentions censurant et infantilisant : « Ces témoins ont été persécutés. Et cela, tout simplement parce qu’ils ont voulu témoigner de l’Amour du Christ. » a dit textuellement Mgr Delannoy au micro. Ah bon ? Vous êtes sûr qu’il n’y a pas d’autres raisons que « Jésus », « l’Amour » et « la foi » ? qu’il n’y a pas d’autres acteurs responsables de ce qui se passe que « les autres » ? Qui parle de Satan? De la Franc-Maçonnerie ? Du Gouvernement de l’Antéchrist ? De la crise sanitaire mondiale (« Tout a changé en l’espace de deux ans. » a pourtant fait remarquer la religieuse haïtienne sœur Marjorie Boursiquot : personne ne fait le lien ?) ? Qui parle des Occidentaux responsables des crimes sacerdotaux de l’étranger qu’ils pleurent? Du mal fait par les cathos aux autres cathos? (Dans ses extases prophétiques, Maria Valtorta a vu des religieux – prêtres, nonnes – gifler, cracher et frapper Jésus lors de sa Passion : ce ne sont pas « les autres » !!). Qui parle de soi, de son propre cœur, de l’Église ? À entendre les participants ou concepteurs ou public des Nuits des Témoins, l’Église n’aurait absolument rien à se reprocher. Elle est automatiquement disculpée. Blanchie ! Les trois témoins de la soirée nous ont servi exactement le même discours stéréotypé : 1) D’abord ils font un constat géopolitique désastreux et accablant de leur situation nationale ; 2) Ensuite, ils parlent de l’Église sur place qu’ils présentent à la fois comme une blanche colombe innocente irréprochable, « proche des pauvres », tel « un Jean-Baptiste face à Hérode » (alors qu’on sait très bien que, par exemple, dans les pays d’Afrique, d’Amérique Latine, d’Europe, les Conférences épiscopales sont parfois corrompues et de mèche avec le pouvoir), et comme une victime impuissante et salie ; 3) Ils remercient l’AED qu’ils encensent comme leur unique bienfaitrice (plus encore que Jésus, et l’Esprit Saint), et appellent aux dons à celle-ci (remerciement-sponsoring, comme dans les spots publicitaires) ; 4) Ils récitent soit un Notre Père soit un Je vous salue Marie dans leur langue maternelle ou locale (et tout le monde s’émeut de l’exotisme de la beauté mondialiste d’entendre une prière qu’il comprend sans comprendre) ; 5) Ils déposent une bougie devant les portraits des religieux-martyrs de leur pays ; 6) Rideau.
 

On nous parle de « martyre », mais en réalité, ce dernier est étouffé. Car le sens plénier et universel de ces morts (à part le fait qu’ils aient été tués et qu’ils étaient catholiques – religieux ou laïcs) est complètement passé sous silence ! On se drape dans l’indignation ou l’offuscation muette et la « prière » ou dans la factualité des conséquences (dont on tait/chérit les causes), pour finir sur une touche forcée de « résurrection » et casser l’ambiance d’enterrement par un chant de louange dynamique sur la « confiance » et la « vie ». Mais la trame de fond reste le dolorisme, la martyrolâtrie (l’éclairage rouge-sang des voûtes de Saint Sulpice en témoignent !), la victimisation auto-disculpante.
 

Et pour que cette victimisation ne passe pas pour orgueilleuse et égocentrique, Mgr Delannoy l’a habillée in extremis de prière, de fausse humilité, de pardon magnanime, de Bible et de Jésus : « Il nous faut prier pour ceux qui persécutent les chrétiens, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière. ». Son discours franc et sirupeux m’a choqué. Il a même comparé les persécuteurs des chrétiens à des saint Paul qui peuvent connaître leur chemin de Damas. Il nous a invité à « prier pour leur conversion », en citant Jésus : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. » (Mt 5, 44). J’ai trouvé ça détestable. Qui vous dit que ce n’est pas vous les persécuteurs ? J’ai toujours eu en moi l’intime conviction que la prière de conversion ne devait JAMAIS avoir les autres pour objets : sinon, ça signifie que c’est de l’orgueil déguisé et que c’est nous qui en réalité refusons de nous convertir. Car avant de demander que les autres changent, c’est à nous de changer ! Moi, quand j’entends un croyant catholique – ou que je m’entends moi-même – formuler ce genre de pseudo prière ou supplique « Seigneur, change le cœur d’untel [qui est très pécheur, très mauvais, et beaucoup plus mauvais et blessé que moi]. » (et non, « Seigneur, prie pour le plus grand des pécheurs que je suis ! et prends pitié de moi ! »), je tique tout de suite : « Oula… Ça ne va pas du tout. Là, c’est le Toto qui inspire ! ». Il faut toujours s’impliquer le premier dans ce que l’on dénonce, et s’identifier au plus grand pécheur. Au moins par solidarité d’Amour avec tous les pécheurs. Comme Jésus l’a fait sur la Croix, en « s’identifiant au péché » (2 Cor 5, 21). Sinon, ça pue du cul.
 

Et le pompon, c’est qu’après ce déni de responsabilité partagée avec les agresseurs (même pas nommés) des chrétiens persécutés, les organisateurs de la soirée, en citant saint Maximilien Kolbe, ont osé nous dire que « le poison le plus mortel était l’indifférence » et qu’heureusement que La Nuit des Témoins existait pour donner voix aux « sans-voix » et dévoiler la cruelle vérité (Dans son mot d’au revoir, Benoît de Blanpré, le directeur de l’AED, a lancé : « Merci d’être venus pour briser ce mur de l’indifférence, du silence. »). Et votre indifférence aux bourreaux, on en reparle (La seule qui ne leur a pas été indifférente, c’est la sœur haïtienne Marjorie Boursiquot, puisqu’elle a parlé des jeunes des quartiers pauvres qui intégraient les milices et les gangs armés devenant persécuteurs) ? Votre indifférence aux racines du mal et à vous-mêmes, on en reparle ? Et votre discours franc-maçon – fondé sur l’humanisme intégral – et luciférien hallucinant (puisqu’à la place du porteur de lumière, vous nous enjoignez à devenir des « porteurs d’Espérance »… mais au final ça revient au même ! C’est VOUS qui soi-disant apportez ! Mgr Delannoy – De la noix ? – a appelé de ses vœux que « le Monde devienne un peu plus lumineux, un peu plus humain », que nous soyons tous « éclairés par la lumière d’une Espérance », et s’est félicité de l’immense chaîne d’Union de « l’Espérance que les témoins de la soirée nous ont transmise » ; et le directeur de l’AED a aussi filé la métaphore lumineuse – « Merci à nos partenaires qui nous ont aidé à faire rayonner la Nuit des Témoins. » – et nous a encouragé à défendre l’un des deux socles – avec l’Unité – de la Gouvernance Mondiale antéchristique, à savoir « la Paix »… alors que le pacifisme devrait être idéalement notre principal ennemi), on en reparle, également ?
 

À part la récolte de fonds, quel est le but de ces soirées caritatives (même si une teinte forcée de joie appelée « Espérance » les parachève) ? Se faire peur, pleurer, s’émouvoir, avoir honte (… pour les autres), se sentir impuissant, créer des émotions fortes comme l’indignation, le désarroi, la consternation, l’empathie, l’effroi. Zéro remise en question personnelle ! Zéro action personnelle ! Démobilisation totale. La seule « action » proposée est en premier lieu « la prière », et en second lieu, le don d’argent (donc, grosso modo, l’action matérialiste par procuration) à l’AED. Pas d’action personnelle, de don entier de sa personne, de martyre. Pas de conversion personnelle du cœur. Le vrai martyre, ça ne concernerait finalement que les autres, et en particulier les lointains et les pauvres… ou bien ce n’est bon que pour se faire du fric sur le dos des vrais martyrs.
 

« Il est de notre devoir de dire la vérité. » a déclaré Monsieur le Directeur Benoît de Blanpré. Vous ne dites pas la Vérité. Vous la déformez pour en tirer profit ; ou bien vous n’en dévoilez qu’une seule facette (la plus sensationnaliste et la plus extérieure à vous-mêmes) pour en cacher une autre (celle qui vous éclabousserait davantage car elle concerne votre carriérisme franc-maçon). Et oui : l’AED, qu’on le veuille ou non, est un business avant d’être une noble cause : en fait, l’ONG compte une vingtaine de salariés. Y’a du fric à se faire sur le dos des martyrs ! La Nuits des Témoins, c’est l’événement émotionnel et lucratif de l’année. Comme le Téléthon, mais pour les cathos. Le gros des collectes se fait à ce moment-là. Les membres de l’AED Team (les « bénévoles » en rouge) passent dans les rangs pour distribuer des bougies et des prospectus, histoire de nous pousser aux dons et de faire vivre leur boutique. Ils nous attendent aussi à la sortie ! Et je ne parle même pas des médias « catholiques » que les chrétiens persécutés font tacitement vivre (les partenaires des Nuits des Témoins cachent une forêt de journalistes « chrétiens » vivant sur le dos de l’Église, de ses scandales et de ses réels martyrs !).
 

À cette Nuit des Témoins, je voyais les techniciens de KTO TV circuler dans les allées de l’église avec une mine défaite, une gravité de circonstance, comme les croque-morts des enterrements de personnes qu’ils ne connaissent pas, et qui du coup jouent super mal « les endeuillés » (parce qu’au fond, ils sont payés pour ça !). Ils ne regardent jamais personne dans les yeux. On se serait cru en pleine messe de Vendredi Saint (avec des chants comme « Mon Seigneur et mon Dieu », qui mettent en scène la lamentation : genre « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », avec la contrition collective scénarisée). Dans l’assemblée, il y avait des bandes de prêtres ou bien des communautés religieuses qui étaient venus en délégation pour savoir à quelle sauce ils vont peut-être être bientôt mangés. Qu’est-ce qui les guide – à part une fraternité lointaine ou révolue avec des communautés du même ordre mais disséminées dans le Monde entier, et surtout un instinct morbide ? Franchement, je ne sais pas. Les attitudes du jeune prêtre assis à mes côtés étaient exactement à l’image de l’ambivalence de l’assistance : à la fois « à fond dedans », parce que par principe « il faut soutenir et être solidaires » (je pense que l’immense majorité des gens présents étaient comme envoûtés : ils chantaient les chants avec un faux entrain et une ferveur mécanique ; ils mordaient à l’hameçon de la nuit d’hommage et aux témoignages émotionnels – et il est vrai que par exemple lorsqu’on entend le témoignage de la sœur haïtienne, notre cœur humain ne peut pas rester insensible – sans réfléchir) et à la fois complètement à côté de leurs pompes (le jeune prêtre avait des moments d’absence, baillait, a même piqué du nez pendant quelques secondes… et on comprend pourquoi : c’est d’un chiant, ces soirées ! Le script est écrit d’avance. On sait déjà ce qu’on va y entendre. Sans compter que les curés actuels sont surmenés et n’ont plus la force de réfléchir, de dénoncer, d’exercer leur esprit critique. Il est plus confortable pour eux de trouver ce genre d’événements « indispensablement chiants » et de fermer leur cerveau et leur gueule, plutôt que d’avoir à remettre quoi que ce soit en cause…).
 

Face à une telle mascarade, que je n’ai pas trouvé du tout émouvante (Au contraire, elle m’a paru hypocrite, intéressée, révoltante et insultante pour la mémoire des victimes applaudies), je n’ai même pas le courage de chanter, de réciter les prières communes ni de me lever quand tout le monde le fait. J’étais juste affligé par l’aveuglement général, par la démission intellectuelle collective. Je me suis dit : « La plupart des catholiques sont devenus bêtes et ne savent plus réfléchir. On les chope à l’émotion et à la compassion et à la bonne intention rapidement christisée et martyrisée. Et ils perdent tout jugement critique. Qu’est-ce que l’Église terrestre va devenir dans les dix prochaines années qu’il lui reste à vivre ? ».
 
 
 

N.B. : Pour ceux qui veulent voir l’implantation de la Franc-Maçonnerie à Saint Sulpice, voir aussi cet article.

Critique personnelle de Candide (1759) de Voltaire

Donnant actuellement des cours particuliers de français à des collégiens et lycéens, je me retrouve à faire des fiches d’analyse et de synthèse sur des grands classiques de la littérature française, dont tout le monde pourrait profiter, et dont voici un exemple avec Candide de Voltaire. Je trouve que ma lecture va un petit peu plus loin que les ouvrages scolaires vu que je rajoute le prisme de l’homosexualité, de la Franc-Maçonnerie et de l’eschatologie.
 
 

 

Résumé de l’œuvre
 

Candide ou l’optimisme, écrit par Voltaire (1694-1778) en 1759, est un conte philosophique décrivant les péripéties d’un noble, philosophe en herbe, utopiste et idéaliste, du nom de Candide, qui parcourt le Monde (Angleterre, Pérou, Paraguay, Italie, Turquie, Surinam…) à la recherche du succès, de l’amour, de la connaissance et de la richesse, et qui finalement, après bien des déconvenues, se voit obligé de revenir vivre modestement dans sa terre natale – la Westphalie (actuelle Allemagne) – et donner du sens à son existence par le travail (dans sa métairie) et la « raison ».
 

Dans la plus grande tradition des récits épiques qui retracent un voyage aventuresque ou un tour du Monde pour dresser un portrait critique et satirique d’une époque ou d’une société (nous pouvons penser par exemple à la dernière œuvre du dramaturge espagnol Miguel de Cervantes, Persille et Sigismonde, en 1617, qui fonctionne exactement sur le même registre), Voltaire entend, par l’ironie pragmatique, refroidir l’emballement et l’orgueil humains nés de la découverte du « Nouveau Monde » et de l’essor des sciences humaines. Il critique ces « philosophes » utopistes, éloignés des réalités (dures !) de ce Monde, la tête bourrée de belles théories et de grandes idées (il est dit dans le dernier chapitre, le 30e, qu’ils se plaisent à débattre et à faire de longues « dissertations » !), qui vont aller de déception en déception, de mésaventure en mésaventure, et qui devront au final se contenter de ce qu’ils ont et se retrousser les manches pour se mettre rationnellement au travail (Dernière phrase du livre : « Il faut cultiver notre jardin ! » dit le Candide adamique).
 
 

 

Critique interprétative
 

À travers ce conte philosophique cynique, Voltaire étrille le concept – « naïf » selon lui – de « Monde harmonieux et équilibré » (défendu par le philosophe Leibniz), ou tout simplement de « Monde juste et beau parce que créé et ordonné par Dieu » (défendu par les religions).
 

Il dresse un portrait plein d’ironie qui, personnellement, m’a fait rire car il repose sur l’humour noir : les personnages de Candide – en particulier Pangloss et son disciple Candide – enchaînent les galères et voient atrocité sur atrocité (guerres, tremblements de terre, colonialisme, exécutions – les autodafés qui sont des bûchers publics –, maladies, viols, vols, et même dilapidation des richesses…) tout en se persuadant que « tout va pour le mieux dans le meilleur des Mondes » ! L’existence humaine n’est que violence et déception… mais TOUT VA TRÈS BIEN, Madame la Marquise, TOUT VA TRÈS BIEN, TOUT VA TRÈS BIEN (c.f. chanson de Ray Ventura) !
 

Au fond, Voltaire critique deux extrêmes d’une même passivité : le fatalisme déterministe, optimiste et relativiste d’un côté (en gros, celui qui dit, comme Candide, que « tout se vaut, tout est bien, tout est normal, tout est utile, c’est le progrès, notre connaissance mondiale s’accroît et nous guide vers le meilleur », ou celui qui dit, comme le pessimiste Martin, que « tout va mal mais que c’est ainsi, c’est la vie, il faut l’accepter, rien n’est à rejeter ni à dénoncer, c’est le Destin, donc rien ne sert de se battre et d’agir ») et l’illuminisme religieux et superstitieux d’un autre côté (celui qui dit que « tout doit être accepté car c’est la volonté de Dieu, c’est la Croix du Christ » : Voltaire s’attaque notamment au protestantisme – à travers les figures de Jacques l’anabaptiste et de Martin –, aux croyances indigènes, au catholicisme – à travers un féroce portrait de l’Inquisition ou de la piété populaire incarnée par le personnage janséniste de la vieille ou encore des missions jésuites en Amérique Latine –, mais aussi à travers une dénonciation du romantisme chevaleresque – incarné par la princesse Cunégonde qui finit par devenir hideuse et insupportable, et que Candide est obligé d’épouser sans amour).
 

Néanmoins, dans son opposition à l’utopisme optimiste et au créationnisme religieux qui magnifient le Monde, Voltaire l’humaniste, en choisissant la troisième voie du réalisme/pragmatisme rationaliste, semble tomber dans l’écueil de ce qui va être, un siècle plus tard, le positivisme (doctrine fondée au XIXe siècle par Auguste Comte, issue des Lumières, et qui entend soumettre toute théorie et croyance à l’épreuve des faits et de l’expérience scientifique). Ce positivisme qui pourrait se résumer ainsi : « Cesse de rêver ou de te bercer d’illusions et de croyances religieuses : sois lucide, retrousse tes manches, bosse, confronte-toi à la vie par le travail, la science et la raison. La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie. Tant qu’il y a de la vie, y’a de l’espoir ! ».
 

Personnellement, c’est pourtant la quatrième voie de l’Espérance (mot que moque Voltaire dans sa Lettre à Madame du Deffand, écrite en 1754, puisqu’il le juge sans doute trop connoté « chrétien », et qu’il décrit littéralement « l’espérance » comme « le fond de la boîte de Pandore »… c.f. p. 137) que je souhaiterais privilégier par rapport au « réalisme » positiviste voltairien. Comme l’explique très justement le théologien catholique contemporain Xavier Lacroix, qui distingue subtilement l’espoir de l’Espérance, « l’optimisme, c’est voir le Monde avec des lunettes roses », alors que « l’Espérance, c’est la Foi en la victoire de Jésus sur la mort », une Foi qui n’est pas désincarnée comme l’idéalisme optimiste ou même le scientisme des Lumières.

Pour rencontrer l’Amour vrai : sortir de la logique délétère du « Rencard » et rajouter du collectif et de l’amitié dans le processus de formation des couples

« Salut… On n’a rien à se dire… On se note? (puis on s’accuse?) »


 

Depuis quelques jours, grâce à mes amis célibataires (homos ou pas, peu importe), je suis en train de réaliser certaines choses importantes sur la formation des couples d’aujourd’hui, sur l’organisation contemporaine des rencontres amoureuses, qui dépassent largement le procès facile pour « incompétence à s’engager ou à aimer » que l’homme et la femme sont tentés de se faire l’un à l’autre, ou que même le fidèle catholique pourrait attenter à son Église.
 

C’est le concept même du RENCARD, fomenté et facilité par les nouvelles technologies, les réseaux, les sites de rencontres, et même les sites pornos, que je remets en cause, et qui à mon avis fausse tout. Pourquoi ? Parce qu’il cristallise la rencontre amoureuse sur un enjeu sentimental ou sexuel immédiat, impérieux, surévalué, et sur le face-à-face solitaire entre deux personnes isolées qui doivent nécessairement se plaire tout de suite, « matcher », « être compatibles », se mettre en couple, voire coucher ensemble, « sinon ça ne va pas, et au revoir ! ». Plus de place au temps, au jeu, à l’entourage, au dialogue ou à la rencontre humaine désintéressée, à un enjeu plus léger, à un cadre plus collectif, ludique, sociabilisant et informel (groupe d’amis, bals ou fêtes du village, associations, rallyes, groupes de prière, et même les speed-datings, la Saint Valentin et les jeux de télé-réalité…), qui décentrerait le couple de lui-même et lui permettrait de se détendre. Plus de participation/intervention/ingérence de la collectivité, de la famille ou des amis, pourtant précieuse, fondamentale et rassurante dans certains cas, dans la constitution des unions amoureuses.
 

Par la progressive imposition tacite d’un seul modèle de formation des couples – « le rencard » (ou « le chat » ou « le date » ou « le verre » ou « le plan ») –, Internet et le téléphone portable ont non seulement désincarné/déshumanisé la rencontre humaine informelle à visée amoureuse, mais ont généré une angoisse, un tribunal et une atomisation du couple (un « individualiste à deux »), terrifiants. Tellement terrifiants qu’ils poussent certains au pire au suicide, au mieux à un célibat malheureux et stressant. Alors qu’il suffirait d’avoir le plaisir d’organiser des dîners ou des week-ends « de célibataires » ensemble, de sortir les gens des applis, des téléphones, et j’ose même dire des assemblées chrétiennes désormais surféminisées et désertées par les hommes, pour sortir de ce cauchemar et régler la profonde crise actuelle de la différence des sexes, de l’Église et de l’engagement. Rajouter du collectif et de l’amitié au couple ! Comme par le passé.